Michael Mayr

personnalité politique autrichienne

Michael Mayr
Illustration.
Fonctions
Chancelier fédéral d'Autriche

(11 mois et 14 jours)
Président fédéral Karl Seitz (intérim)
Michael Hainisch
Coalition CS - SDAPÖ
Prédécesseur Karl Renner
Successeur Johann Schober
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Adlwang (Autriche)
Date de décès (à 58 ans)
Lieu de décès Waldneukirchen (Autriche)
Nationalité autrichienne
Parti politique Parti chrétien-social (CS)
Diplômé de Université de Vienne
Université d'Innsbruck
Profession Historien

Michael Mayr
Chanceliers
fédéraux de la République d'Autriche

Michael Mayr, né le à Adlwang en Haute-Autriche et mort le à Waldneukirchen, est un homme d'État autrichien. Un historien par profession, et membre du Parti chrétien-social, il était le deuxième chancelier fédéral de la Première République, du jusqu'à .

BiographieModifier

Mayr est né à Adlwang en Haute-Autriche. Il a étudié l'histoire et la géographie à l'université de Vienne et a obtenu un doctorat en 1890. De 1897 à 1920, il fut le directeur des archives fédérales du Tyrol (Tiroler Landesarchiv). En 1900, il devient professeur d'histoire contemporaine à l'université d'Innsbruck.

La carrière politique de Mayr débute sous la période austro-hongroise. Durant la législature 1907-1911, il est membre du Conseil d'Empire (Reichsrat), et de 1908 à 1914 du Landtag du Tyrol. Pendant la Première Guerre mondiale, il a plaidé en faveur de la germanisation de la région du Trentin.

Avec l'éclatement de la monarchie danubienne à la fin de la guerre, Mayr a d'abord soutenu les revendications d'indépendance du Tyrol. En 1919 et 1920, il a été délégué du Parti chrétien-social à l'Assemblée nationale pour la rédaction de la nouvelle Constitution. Le chancelier d'État (Staatskanzler) Karl Renner l'a nommé secrétaire d'Etat, avec effet du .

En 1920, Mayr succède à Karl Renner comme chancelier, dans le cadre d'une grande coalition entre le Parti chrétien-social et le Parti travailliste social-démocrate (SDAPÖ). Avec l'entrée en vigueur de la Constitution autrichienne le , il devient chancelier fédéral (Bundeskanzler) et ministre des Affaires étrangères du pays, à la tête d'un gouvernement minoritaire du Parti chrétien-social. Il démissionne le , en réponse à un référendum organisé en Styrie proposant de rattacher l'État à l'Allemagne.

Il mourut un an plus tard à Waldneukirchen.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • W. Lazius als Geschichtsschreiber Österreichs, 1894 (« Wolfgang Lazius as Austrian Historian »).
  • « Der Generallandtag der österreichischen Erbländer in Augsburg 1525/26 », in : Zeitschrift des Ferdinandeums 3(38), 1894 (« The General State Parliament of the Austrian Hereditary Lands in Augsburg, 1525-26 »).
  • Erinnerungen an A. Hofer, 1899 (« Memories of A. Hofer »).
  • Die Beziehungen Deutschlands zu Italien, 1901 (« The Relations of Germany with Italy »).
  • Der italienische Irredentismus: Sein Entstehen und seine Entwicklung vornehmlich in Tirol, 1917 (« Italian Irredentism: Its Origins and Development Primarily in Tyrol »).