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Mathias Doué

ancien chef d'état-major des Fanci
Mathias Doué
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Fonction
Ministre
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (73 ans)
Nationalité
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Homme politique, militaireVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction

Mathias Doué (né le et mort le ) est un militaire ivoirien, ancien chef d'état major de l'armée ivoirienne (Fanci)

Sommaire

FormationModifier

1966-1968 : DUEL Histoire et Géographie

1968-1970 : Classes Préparatoires aux Grandes Écoles Militaire Françaises

1968-1969 : 1re année lycée Poincaré à Nancy, Rattachement à la 61e Compagnie Divisionnaire de Nancy

1969-1970 : 2e année: Il prépare ensuite le concours de Saint-Cyr à la corniche Bournazel du lycée Dumont-d'Urville de Toulon et intègre en 1970 l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. Pendant cette période l'école est dirigée par le général de brigade Jean Richard. Il est alors rattaché au 4e Régiment d’infanterie de Marine de Toulon Admission au concours d’entrée à Saint-Cyr Coetquidam (France) avec équivalence du DUEL 2 en Lettres Modernes.

De 1970 à 1972, il est élève-officier appartenant à la promotion "N°157 Général de Gaulle"[1] tout comme les anciens CEMA sénégalais et congolais le Général Babacar Gaye et le Général congolais Jean-Marie Mokoko, le défunt général Ilunga Shamanga chef d'état-major particulier du maréchal Mobutu et les officiers français suivants : le Général Bernard Périco, ancien commandant la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris[2], le Général de corps d'armée Jean-Loup MOREAU actuel inspecteur de l'armée de terre[3] et le Général Elrick Irastorza actuel chef d'état-major de l'armée de terre[4].

Il est aussi de la même promotion que les militaires sénégalais suivants : colonel Mbaye Faye (ancien sous-CEM), le colonel de gendarmerie Alioune Badara Niang (ancien DG du Port autonome de Dakar en remplacement de Pathé Ndiaye[5]), Général Abdoulaye Dieng (ambassadeur du Sénégal en Guinée-Bissau[6]) et l'intendant colonel Oumar Niang (attaché militaire au Maroc).

Sorti Lieutenant, il suit le Cours de perfectionnement des officiers subalternes à l'École d'application de l'arme blindée cavalerie de Saumur.

1977-1981 : Maîtrise en droit privé Option carriers Judiciaires

Il est breveté de l’Enseignement militaire supérieur Führungs Akademie de la Bundeswehr (République fédérale d’Allemagne) .

Il est auditeur à l'Institut des hautes études de défense nationale (France), à l'Institut international du droit des conflits armés de San Remo (Italie), à l'Académie internationale de la paix de Vienne (Autriche) et au Centre Pearson pour le maintien de la paix (Canada).

CarrièreModifier

1973-1975 : instructeur à l’École des forces armées de Bouaké. Le CEMA de l'époque est le général Ibrahima Coulibaly.

1976-1978 : juge d’instruction près le Tribunal militaire.

1978-1981 : 1er substitut du Commissaire du gouvernement au Parquet militaire d’Abidjan. Le CEMA de l'époque est le général Bertin Zézé Barouan.

1982-1986 : directeur des Affaires administratives et législatives militaires.

1988-1990 : commandant du 1er bataillon blindé d’Akouédo sous le commandement du CEMA Félix Ory.

1990-1991 : commandant du 1er bataillon d’infanterie du 1er bataillon blindé et des camps militaires d’Akouédo.

1992-1995 : il est nommé attaché de défense près l’ambassade de Côte d’Ivoire au Japon, avec compétence sur la Corée du Sud, par le président Félix Houphouët-Boigny et le CEMA général Robert Guéï qui l'écarte du pays.

1995-1996 : attaché de défense près l’ambassade de Côte d’Ivoire en République populaire de Chine, avec compétence sur la Thaïlande.

1997-1998 : le vice-amiral Lassana Timite le fait revenir et le président Henri Konan Bédié le nomment directeur de l’Administration et de la législation militaires.

1997-1999 : directeur de l’Administration et de la législation militaires ; chef de cabinet militaire du ministre.

Il faisait partie en décembre 1999 du groupe de militaires qui avaient renversé le président Henri Konan Bédié par un coup d'État. Puis il s’était rangé aux côtés du chef des putschistes, le général Robert Guéï, quand ce dernier s’est présenté aux élections présidentielles d’.

1999-2000 : membre du CNSP (Comité national de salut public).

  • Ministre, puis ministre d’État chargé de la Jeunesse et des Sports.
  • Ministre d’État chargé des Transports.

En 2000, élevé au grade de général, il est nommé chef d'état-major des armées (CEMA) des Forces de défense et de sécurité par le président Robert Guéï. Il est le huitième CEMA de l'histoire du pays. Il succède au général Soumaïla Diabagate.

Il a ensuite soutenu Laurent Gbagbo, qui l’a destitué le 13 novembre du poste de chef d’état-major des forces loyalistes. À la suite de cet événement, il déclara à la radio RFI qu’il entendait obtenir le départ du président Gbagbo par tous les moyens si la communauté internationale ne prenait pas les devants et se déclara comme un nouvel allié de Guillaume Soro, alors leader des Forces nouvelles de Côte d'Ivoire. Précisons que sa destitution vient du fait qu’il aurait été surpris avec le porte-parole des FANCI, le colonel Jules Yao Yao, sortant nuitamment de la résidence de l'ambassadeur de France de l’époque : cette visite n'aurait pas été signalée à la hiérarchie comme le règlement militaire et diplomatique le prévoit ; ils ont été accusés d'intelligence avec une puissance étrangère en temps de guerre.[réf. nécessaire]

Il a été désigné candidat du Congrès pour la renaissance ivoirienne (CRI) à l'élection présidentielle dont le premier tour est fixé au 30 novembre.

Il décède des suites d'une longue maladie au Maroc le 23 mars 2017[7],[8].

DécorationsModifier

Le général Doué est titulaire de plusieurs décorations nationales et étrangères :

  • Grand officier de l’ordre national (Cote d'Ivoire)
  • Commandeur de l'ordre du Mérite sportif
  • Officier de l’ordre du Mono (Togo)
  • Chevalier de l'ordre national du Mérite (France)
  • Médaille du 1er aout de l’Armée populaire de libération de la République populaire de Chine
  • Officier du Mérite sportif du CISM
  • Médaille de la MICECI

FamilleModifier

Originaire de l’extrême ouest du pays de l'ethnie Wobé, il est marié à Chantal Doué et père de 6 enfants

Notes et référencesModifier

  1. Site Internet de l'association promotion N°157 Général de Gaulle, "Liste des 197 Officiers de la Promotion GDG 70-72" [1]
  2. JORF n°175 du 31 juillet 2003 page 13097 texte n° 67 , "Décret du 21 juillet 2003 Nomination commandant de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris" [2]
  3. JORF n°0149 du 27 juin 2008, Décret du 26 juin 2008 portant affectation d'officiers généraux [3]
  4. Site Internet du Ministère de la Défense, Mesures d'ordre individuel du mercredi 2 juillet 2008 [4]
  5. Communiqué du Conseil des Ministres du 18-05-2000, "Nomination Directeur Général du Port Autonome de Dakar" [5]
  6. J.O. n° 6040 du samedi 6 avril 2002, "Décret n° 2002-14 du 15 janvier 2002 portant nomination du général de brigade Abdoulaye Dieng en qualité d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal en Guinée Bissau" « http://www1.adie.sn/jo/article.php3?id_article=314&var_recherche=G%E9n%E9ral+Abdoulaye+Dieng »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  7. « Côte-d’Ivoire: « Le Général Doué Mathias est mort » au Maroc », sur www.connectionivoirienne.net (consulté le 23 mars 2017)
  8. « Côte d'Ivoire: Décès de l'ex chef d'Etat-major Mathias Doué à Abidjan », sur KOACI (consulté le 23 mars 2017)