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Marie Ekeland

femme d'affaires française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ekeland.
Marie Ekeland
Marie Ekeland 1.jpg
Marie Ekeland en 2012.
Fonction
Présidente
Conseil national du numérique
11 -
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (44 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Mère
Catherine Ekeland, née Duclos-Grenet

Marie Ekeland, née le 13 août 1975 à Paris[1], est une entrepreneuse française spécialisée dans le financement de start-up, co-fondatrice du fonds d'investissement Daphni.

Fin 2017, elle devient la première femme présidente du Conseil national du numérique (CNNum)[2]. Peu de temps après, le 19 décembre, elle annonce sa démission dans un post publié sur le site du CNNum[3]. Elle est suivie dans sa décision par 28 des 29 autres membres nommés au CNNum[4].

BiographieModifier

Fille du mathématicien Ivar Ekeland, Marie Ekeland effectue d'abord des études de mathématiques et informatique à l'université Paris-Dauphine. Après avoir achevé ses études à 22 ans, elle entre comme informaticienne à la banque d'affaires JPMorgan Chase à New York[5].

De retour à Paris en 1998, elle décide de prendre une année sabbatique pour compléter ses études en effectuant un master « Analyse et politique économique » à l'École des hautes études en sciences sociales[6],[7].

À partir de 2000, elle travaille dans le secteur du capital risque pour le compte de Crédit Agricole Private Equity. Elle y rencontre Xavier Lazarus, qui en 2005 lui propose de s'associer à Elaia[8], son fonds de capital risque spécialisé dans l'économie numérique fondé trois ans plus tôt. Au sein de cette société, elle participe notamment en 2006 à investir dans Criteo, une start-up française de reciblage publicitaire qui permet à Elaia de récupérer 60 fois sa mise initiale, lorsque Criteo est introduit en bourse au NASDAQ en 2013. Cette opération était peu prévisible, la dernière introduction au NASDAQ d'une entreprise française remontant aux années 1990[9],[10]. Elle a aussi été administratrice indépendante de Showroomprive.com[11] et de Parrot[12].

En 2012, elle co-fonde le lobby France digitale[13], qui vise à promouvoir l'économie numérique auprès des pouvoirs publics. Elle est vice-présidente de l'association, l'autre vice-président étant Olivier Mathiot de PriceMinister.

En 2015, elle co-fonde Daphni, un fonds de placement spécialisé dans l'économie numérique[14]. Elle décrit ce fonds d'investissement comme un nouveau genre de société de capital risque, basé sur l'économie de plateforme[14]. Après quelques mois, le fonds d'investissement a récolté 150 millions d'euros auprès d'investisseurs tels que Fnac Darty, Nokia et Société générale[15]. Le premier investissement connu de Daphni est sa participation à hauteur de 4 millions d'euros à Agricool, une start-up française qui projette l'aménagement de containers permettant de cultiver des fruits et légumes en ville[16].

Conseil national du numériqueModifier

Après le départ de Mounir Mahjoubi au gouvernement du président Macron, l'instance consultative connaît huit mois de vacance du pouvoir. Il[Qui ?] choisit Marie Ekeland en tant que successeur, celle-ci étant membre au Conseil national au numérique depuis 2013[17].

Quelques jours après sa nomination, sa démission intervient le 19 décembre 2017[18], après l'annonce de la composition du collège d'expert dont, en particulier, la militante Rokhaya Diallo et le rappeur et entrepreneur Axiom[19]. À ce propos, elle déclare :

« La nomination de certains membres, alors que la liste avait été préparée par mes soins dans le cadre de ce projet, a été interprétée à tort par certains comme une prise de position politique du gouvernement. […] Il s'est ensuivi un emballement médiatique et politique violent, révélateur des tensions françaises et de la difficulté à les traiter sereinement. Nous en avons été les témoins impuissants[20]. »

À la suite de l'échec de recomposer une nouvelle équipe, Marie Ekeland adresse sa démission en déclarant : « Nous avons beaucoup travaillé […] à trouver une solution qui permette d'en conserver son intégrité et son entièreté. Nous n'y sommes pas arrivés. J'ai donc présenté aujourd'hui ma démission à Mounir Mahjoubi afin de laisser la place à une autre vision au CNNum[21]. »

Notes et référencesModifier

  1. Journal officiel.
  2. Sandrine Cassini, « Le Conseil national du numérique reprend forme », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 11 décembre 2017).
  3. « Demain est un autre jour », sur Medium, .
  4. « Demain est un autre jour : message collectif | CNNum | Traducteur et éclaireur des transformations numériques », sur cnnumerique.fr (consulté le 21 décembre 2017)
  5. « Marie Ekeland, le risque maîtrisé » dans La Tribune, 30 novembre 2014.
  6. « Elle investit et joue collectif », dans l'Usine nouvelle du 4 octobre 2012.
  7. Biographie de Marie Ekeland sur le site du Conseil national du numérique.
  8. « Marie Ekeland - Conseil National du Numérique », Conseil national du numérique,‎ (lire en ligne, consulté le 24 septembre 2017).
  9. « Marie Ekeland sur ITespresso : “Nous avons récupéré 60 fois notre mise avec Criteo” ».
  10. « Marie Ekeland, la coureuse de fond », dans Décideurs Magazine, 5 septembre 2014.
  11. Voir sur zonebourse.com.
  12. Voir sur infodsi.com.
  13. « #Interview : Marie Ekeland : "Il est aujourd'hui impensable de parler d’économie sans parler de numérique" », sur maddyness.com (consulté le 24 septembre 2017).
  14. a et b « Startups : "Les fonds d'investissement doivent aussi faire leur révolution numérique » (Marie Ekeland) dans La Tribune du 17 novembre 2016.
  15. « Daphni, le fonds d'investissement qui se voit comme une communauté », dans Les Échos du 17 octobre 2016.
  16. « Agricool lève 4 millions d'euros pour cultiver des légumes et des fruits dans les villes », dans Le Figaro du 23 novembre 2016.
  17. « Mounir Mahjoubi, un « geek » toqué de politique », sur lemonde.fr, (consulté le 19 décembre 2017).
  18. « En désaccord avec le ministre Mahjoubi, la présidente et la majorité du Conseil du numérique claquent la porte », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne, consulté le 27 décembre 2017)
  19. « Marie Ekeland explique sa démission du Conseil national du numérique », sur lusinedigital.fr, .
  20. « Marie Ekeland explique sa démission du Conseil national du numérique », sur lusinedigitale, .
  21. « Crise au Conseil national du numérique : la présidente Marie Ekeland démissionne », sur latribune.fr, .