Marie-Agnès de Gaulle

résistante française, sœur de Charles de Gaulle

Marie-Agnès de Gaulle, née le dans le 6e arrondissement de Paris et morte le à Boulogne-Billancourt, est une résistante française et la sœur aînée de Charles de Gaulle.

Marie-Agnès de Gaulle
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Père
Mère
Jeanne Maillot (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint
Alfred Cailliau (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Michel Cailliau
Charles Cailliau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Lieu de détention

BiographieModifier

 
Plaque commémorative de la visite de Charles de Gaulle à sa sœur à Charleroi, le 16 août 1914.

Le , Marie-Agnès Caroline Julie de Gaulle épouse à Paris Alfred Cailliau, un ingénieur belge né à Tournai le et mort en 1967. Lors de la Première Guerre mondiale, elle est responsable de l'évacuation de son frère, alors lieutenant de Gaulle, blessé à Dinant le , en montant à l'assaut des tranchées adverses.

Durant la Seconde Guerre mondiale, elle répond à l'appel du 18 juin 1940 lancé par son frère en s'engageant rapidement dans la Résistance française. Marie-Agnès de Gaulle fut arrêtée avec son époux en 1943 et emprisonnée quatorze mois à la prison de Fresnes, puis déportée à Bad Godesberg, une annexe du camp de concentration de Buchenwald où est déporté son mari. Quatre membres de la famille de Gaulle sont alors aux mains des Allemands[1] et Heinrich Himmler, voyant se profiler la défaite, proposera même un échange à de Gaulle, ignoré par ce dernier[2]. Vers la fin des hostilités, en avril 1945, Marie-Agnès de Gaulle sera transférée dans le Tyrol au château d'Itter aux conditions de détentions sans commune mesure avec celles des camps, et où sont détenues depuis 1943 plusieurs hautes personnalités françaises : Paul Reynaud, Édouard Daladier, les généraux Weygand et Gamelin, Jean Borotra ou le colonel de La Rocque[3]. Ils sont libérés par les troupes américaines le 5 mai 1945.

Marie-Agnès de Gaulle a perdu un de ses fils, Charles (1916-1940), tombé sur le front près de Charleroi le , deux autres, son ainé Henri (né en 1915) et Pierre s'engagent dans les Forces françaises libres et le quatrième, Michel Cailliau, qui a été prisonnier de guerre et évadé en 1942, créera un réseau de résistance. Elle écrit un livre de souvenirs personnels sur sa famille en 1970.

Elle est enterrée avec ses parents dans le cimetière de Sainte-Adresse (Seine-Maritime).

PublicationModifier

RéférencesModifier

  1. Frédérique Neau-Dufour, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : l'autre De Gaulle, 2004, p. 69.
  2. Geneviève de Gaulle-Anthonioz : l'autre De Gaulle, p. 106.
  3. « De Gaulle, mon frère », Le Figaro, 17 octobre 2006. « Copie archivée » (version du 29 juin 2011 sur l'Internet Archive)

Liens externesModifier