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Marianne Winder

Bibliothécaire, écrivain
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Marianne Winder
Marianne Winder.png
Marianne Winder devant un thangka tibétain à l'exposition Body and mind in Tibetan Medicine au Wellcome Institute for the History of Medicine (en) à Londres en 1986.
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Marianne Winder, née à Tepliz le et morte à Londres le , est une spécialiste britannique du moyen haut allemand, bibliothécaire à l'institut des études germaniques de l'université de Londres. Elle est la fille de Ludwig Winder.

Associée pendant plus de trente ans à la bibliothèque de l'institut Wellcome d'histoire de la médecine, elle y fut successivement bibliothécaire adjointe (1963-1970), conservatrice des manuscrits et livres imprimés orientaux (1970-1978) et enfin, après avoir pris sa retraite, conseillère en médecine tibétaine (1978-2001)[1],[2] dont elle est considérée comme une spécialiste de l'histoire.

Sommaire

BiographieModifier

Marianne Winder est née le , à Tepliz, au nord-ouest de Prague, dans ce qui était alors l'Empire austro-hongrois. Elle est l'aînée des deux filles de Ludwig Winder, un écrivain et critique littéraire, et de Hedwig Winder. Son milieu social est celui de l'intelligentsia juive de l'Europe centrale, avant sa destruction durant la Seconde Guerre mondiale. Franz Kafka fait partie du cercle littéraire de son père, le Cercle de Prague (de). Lorsque la situation politique se détériore dans les années 1930, la famille Winder est amenée à quitter Prague pour se réfugier en Angleterre[1]. Après l'occupation allemande de la Tchécoslovaquie, Winder s'enfuit le 29 juin 1939, date à laquelle il franchit illégalement la frontière polonaise avec sa famille. Son voyage le conduit à travers la Pologne et la Scandinavie en Angleterre à Londres où il arrive avec sa femme et sa fille Marianne le 13 juillet 1939[3]. Sa plus jeune fille, et sœur cadette de Marianne, Eva, née en 1920 est restée à Prague. Elle est morte en 1945 dans le camp de concentration de Bergen-Belsen[4]. Six semaines après leur arrivée, les Winder sont évacués à Reigate, où ils vivent dans une auberge de réfugiés. Lorsque l'auberge est fermée en 1941, la famille déménage à Baldock, un petit village dans le comté de Hertfordshire, à 65 km de Londres. L'été de cette année, Winder est diagnostiqué d'une thrombose coronaire. Ludwig Winder succombe à sa maladie cardiaque le 16 juin 1946[5],[6].

ÉtudesModifier

Après la guerre, Marianne Winder entame des études d'allemand à l'université de Londres. Sa licence en poche (mention bien), elle obtient un poste de chargée de travaux dirigés à la section d'allemand de l'université de Nottingham. Elle y fait une thèse de maîtrise sur l'étymologie des mots du moyen haut allemand, thèse dont un extrait sera publié en 1952 comme supplément au dictionnaire de Maurice Walshe, A concise German etymological dictionary[1].

CarrièreModifier

BibliothécaireModifier

En 1953, Marianne Winder est nommée bibliothécaire adjointe à l'institut des études germaniques de l'université de Londres, où elle poursuit ses recherches sur la langue et la littérature allemandes. Elle s'intéresse dès lors aux écrits du Moyen Âge et de la Renaissance sur l'astrologie. Elle soutient une thèse sur les ouvrages d'astrologie allemands de 1452 à 1600 et obtient, en 1963, le diplôme de bibliothécaire à l'University College de Londres. Sa thèse est publiée en 1966 dans The Annals of Science. Elle accepte le poste de bibliothécaire adjointe à l'institut Wellcome pour l'histoire de la médecine[1].

ConservatriceModifier

 
Rechung Rinpoché en premier plan, Chögyam Trungpa et Akong Rinpoché en arrière plan en 1963, à l'école d'été de la Société bouddhiste[7].

À l'institut Wellcome, ses connaissances linguistiques s'avèrent fort utiles pour le catalogage du fonds. Elle engage une collaboration avec le docteur Walter Pagel, un médecin pathologiste et historien de la médecine, et signe avec lui plusieurs articles (« Gnostiches bei Paracelsus und Konrad von Megenberg », in Fachliteratur des Mittlelalters, 1968 ; « Hervey and the modern concept of disease », in The Bulletin of the History of medicine, 1968 ; « The eightness of Adam and relared "gnostic" ideas in the Paracelsian corpus », in Ambix, 1969). En 1972, elle établit la bibliographie des écrits du docteur Pagel dans Science, medicine and society in the Renaissance, volume d'hommage en l'honneur de ce dernier. À la mort de ce dernier, elle se charge de la publication de son œuvre complète en deux volumes, parus en 1985 et 1986[1].

Ayant embrassé la foi bouddhiste dans les années 1960, elle est archiviste de la Société bouddhiste[8]. En 1966, elle reçoit des enseignements relatifs à la pratique de tara blanche de Trijang Rinpoché en visite en Angleterre[9].

En 1957, Marianne Winder publie la traduction en allemand de Buddhist Texts Through the Ages d'Edward Conze[10] et souligne qu'elle ne s'associe pas à tous les points de vue exprimés dans cette autobiographie, et encore moins aux passages sur le président de la Société bouddhiste Christmas Humphreys (en) qui, selon elle, a eu l'influence la plus bénéfique sur sa vie[11].

En 1958, Marianne Winder est rédactrice en chef adjointe[12] de la revue de la Société bouddhiste, The Middle Way et succède à Carlo Robins en 1961. Elle parle alors plusieurs langues, et connaît le sanskrit et le pâli bouddhique[13]. Elle est rédactrice en chef jusqu'en 1965. Muriel Daw lui succède[14],[15]. Elle se prend d'intérêt également pour le Tibet, sa langue et sa culture[1] et suit des cours de tibétain à l'École des études orientales et africaines[16],[17]. Lorsque le poste de conservateur des manuscrits et imprimés orientaux est créé à l'institut Wellcome en 1970, c'est à elle que l'on pense pour l'occuper. C'est pour Marianne Winder le début d'une seconde carrière[1].

Seconde carrièreModifier

Marianne Winder entreprend de cataloguer et de classer les collections dont elle a la charge et de les mettre à la portée des spécialistes de l'Orient, vaste tâche qui permet de faire de celles-ci une source de premier plan pour l'étude de la médecine dans les cultures d'Asie[1].

Parallèlement, elle entame avec Rechung Rinpoché Jampal Kunzang une collaboration qui débouche sur la publication, en 1973, de Tibetan medicine: illustrated in original texts, ouvrage qui, à travers ses éditions étrangères (en chinois, en français) et ses révisions, devient un classique sur[1] la médecine tibétaine, et le premier ouvrage en anglais sur le sujet[18].

La nouvelle conservatrice assiste à tous les cours du tibétologue anglais David Snellgrove[19]. Outre le tibétain, elle a appris plusieurs langues dont le sanskrit et le pali[20].

RetraiteModifier

À son départ à la retraite en 1978, Marianne Winder est nommée conseillère en médecine tibétaine par l'institut afin qu'elle puisse achever le grand œuvre de sa seconde carrière, le Catalogue of Tibetan manuscripts and xylographs, and the catalogue of thankas, banners and other paintings and drawings in the Library of the Wellcome Institute for the History of Medicine, lequel sera publié en 1989[1]. Son successeur au poste de conservateur est Nigel Allan[21].

En septembre 1985, elle fait une communication ayant pour titre le mot sanskrit Vaidurya lors d'une conférence internationale sur la médecine indienne[1] au Wellcome Institute for the History of Medicine (en), publiée dans les actes du colloque[22].

En 1986, elle organise une conférence sur les aspects de la médecine tibétaine classique en Asie centrale conjointement à une exposition de premier plan, Body and mind in Tibetan Medicine (Corps et esprit en médecine tibétaine), à l'institut Wellcome à Londres, conférence dont elle produit le catalogue. Les actes de la conférence sont sous sa direction et publiés en 1993 sous le titre Aspects of Classical Tibetan Medicine[23].

Elle meurt à Londres, le , à la suite d'une courte maladie.

Accueil critiqueModifier

Dans son compte rendu de Tibetan Medicine illustrated in original texts de Rechung Rinpoché et dont Marianne Winder composa l'introduction, Pierre Julien souligne le grand intérêt de l'ouvrage[24].

Dans son compte rendu de Catalogue of Tibetan manuscripts and xylographs, and catalogue of thankas, banners and other paintings and drawings in the Library of the Wellcome Institute for the History of Medicine, Elisabeth Finckh qualifie Winder de spécialiste de l’histoire de la médecine tibétaines, ajoutant qu'elle a apporté par cette publication une contribution importante à la préservation de la culture tibétaine[25].

PublicationsModifier

LivresModifier

  • (de) Im Zeichen Buddhas, Fischer Bücherei, Frankfurt am Main u. a. 1957 (Fischer-Bücherei 144), traduction en allemand de Buddhist texts through the ages d'Edward Conze
  • (en) avec Rechung Rinpoché Jampal Kunzang, Tibetan medicine: illustrated in original texts, 1973
  • (en) avec Walter Pagel (en), Religion and neoplatonism in Renaissance medicine, Variorum Reprints, 1985, 346 p.
  • avec Rechung Rinpoché, Histoire de la médecine tibétaine. Vie de gYu-thog-pa l'Ancien, traduit de l'anglais par Jean-Paul R. Claudon, Sylvaine Jean et Martine Pageon-Tarin, Édition Le Chardon, Saint-Dié (Vosges), 1989, 279 p., (ISBN 2-906849-06-5)
  • (en) Catalogue of Tibetan manuscripts and xylographs, and catalogue of thankas, banners and other paintings and drawings in the Library of the Wellcome Institute for the History of Medicine, London, Wellcome Institute for the History of Medicine, 1989, 4e, pp. XIII, 112S, illus.

Ouvrages collectifsModifier

ChapitresModifier

  • (en) Bibliographie des écrits du docteur Pagel, in Science, medicine and society in the Renaissance, volume d'hommage en l'honneur de Walter Pagel, 1972

DirectionModifier

  • (en) Marianne Winder (dir), Aspects of Classical Tibetan Medicine, Buddhist Studies Review, vol 19, Institut de recherche bouddhique Linh-Son, Pali Buddhist Union, UK Association for Buddhist Studies, 2002

ArticlesModifier

  • avec Walter Pagel, Gnostiches bei Paracelsus und Konrad von Megenberg, in Fachliteratur des Mittlelalters, 1968
  • The eightness of Adam and relared "gnostic" ideas in the Paracelsian corpus », in Ambix, 1969
  • (en) Modern and traditional medicine: rivals or friends? Some solutions attempted by India, China, Japan and Tibetans in exile. Bulletin of the British Association of Orientalists, 1979-1980, 11, p. 35-39.
  • (en) Tibetan Medicine Compared with Ancient and Medieval Western Medicine, Bulletin of Tibetology, 1981, Vol. 17, N. 1, p. 5-22.
  • (en) The Buddhist antecedents of Tibetan medicine, Tibet News Review, 2(1/2) (1981), p. 29-34.
  • (en) Buddhism and Tibetology, Bulletin of Tibetology, 1984, Vol. 20, N. 1, p. 10-13.
  • (en) Tibetan Buddhist medicine and psychiatry. The diamond healing, Med Hist. 1985 ; 29(2) : p. 224.
  • (en) Malli Ka, Bulletin of Tibetology, 1988, Vol. 24, N. 3, p. 5-11.
  • (en) Tibetan medicine, Bulletin of Tibetology, 1989, Vol. 25, N. 2, p. 5-16.
  • (en) Vaidurya, Bulletin of Tibetology, 1990, Vol. 26, N. 1-3, p. 31-37.
  • (en) Aspects of the history of the prayer wheel, Bulletin of Tibetology, 1992, Vol. 28, N. 1, p. 25-33.
  • (en) Tibetan Medicine, its Humours and Elements, Bulletin of Tibetology, 1994, Vol. 30, N. 1, p. 11-25.
  • (de) Der Buddhismus und die tibetische Medizin, Tibet Forum, no. 2, (1985), p. 7-10.

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h i j et k Nigel Allan, « Marianne Winder », Medical History, vol. 45, no 4,‎ , p. 533–535 (ISSN 0025-7273, PMID 16562323, PMCID PMCPMC1044426, lire en ligne, consulté le 30 avril 2019)
  2. (en) Obituaries, Buddhist Studies Review (en), Volume 19, 2002, pp. 56-57.
  3. (de) Kurt Krolop (de), Ludwig Winder: sein Leben und sein erzählerisches Frühwerk: ein Beitrag zur Geschichte der Prager deutschen Literatur. Kapitola Prag (1914–1939), s. 74.
  4. (de) Ernest Wichner, Herbert Wiesner, Prager deutsche Literatur: vom Expressionismus bis zu Exil und Verfolgung : Ausstellungsbuch, Literaturhaus Berlin, 1995, p. 187 : « Die achtzehnjährige Tochter Eva blieb in Prag und kam l945 in Bergen-Belsen ums Leben. »
  5. Jürgen Serke, Böhmische Dörfer: putování opuštěnou literární krajinou.Kapitola Ludwig Winder, s. 163–165.
  6. Arno A. Gassmann, Lieber Vater, lieber Gott? Der Vater-Sohn-Konflikt bei den Autoren des engeren Prager Kreises (Max Brod - Franz Kafka - Oskar Baum - Ludwig Winder), s. 210–211.
  7. Chogyam Trungpa, The Collected Works of Chogyam Trungpa, p. 24
  8. (en) Christmas Humphreys, A Popular Dictionary of Buddhism, Routledge, 2005, 224 p., p. 8.
  9. Trijang Rinpoché, The Magical Play of Illusion: The Autobiography of Trijang Rinpoche, p. 296
  10. The Middle Way - Volumes 30 à 32, 1955, p. 310 : « CONGRATULATIONS TO MISS MARIANNE WINDER Buddhist Texts Through the Ages, edited by Dr. Edward Conze, in collaboration with Miss I. B. Horner, Dr. D. Snellgrove and Dr. A. Waley, was translated into German by Miss Marianne Winder, and published in January 1957, as Im Zeichen Buddas by the Fischer Biicherei, S. Fischer, Frankfurt am Main. »
  11. Edward Conze, The Memoirs of a Modern Gnostic: Politics, people, and places, Vol. 2, Samizdat Publishing Company, 1979, p. vi : « Marianne Winder, a librarian, who twenty years ago translated 'Buddhist Texts' into German. She emphasizes that she does not associate herself with all the views expressed in this autobiography, least of all with the passages about Christmas Humphreys who, she declares, has been the most beneficent influence in her life. »
  12. The Middle Way, Vol. 33,N. 2, p. 82 : « Editor: Mrs. M. H. ROBINS Assistant Editor : MARIANNE WINDER »
  13. World Buddhism - Volumes 10 à 11, 1961 : « "The Middle Way" has a new editor. Miss Marianne Winder, who has acted for some time as Assistant Editor, has been appointed Editor of The Middle Way, "the oldest and still the most influential Buddhist periodical published in the West." The Middle Way is published by the Buddhist Society of London, whose president is Mr. Christmas Humphreys. It was founded in 1924. The previous Editor, Mrs. Carlo Robins, has borne the responsibility of editing the magazine for ten years, and she wanted, at least for a while, to be relieved of the task. Miss Winder, who recently acquired her Librarian's Diploma at the London University, speaks several languages and is a scholar of both Sanskrit and Pali Buddhism. »
  14. (en) Alan Watts et Anne Watts, The Collected Letters of Alan Watts, New World Library, 2017, 616 pages, p. 460 : « SAUSALITO, CALIFORNIA / SEPTEMBER 28, 1964 - Miss Marianne Winder / Editor, The Middle Way / London, England. »
  15. Travers Christmas Humphreys, Sixty Years of Buddhism in England (1907-1967): A History and a Survey, 1968 p. 66 : « Miss Daw became Editor of The Middle Way after a few issues in 1965-6, when I acted as temporary Editor on the resignation of Miss Marianne Winder... »
  16. Nigel Allan, op. cit. : « Having become proficient in Tibetan from attendance at language courses at the School of Oriental and African Studies »
  17. (en) « Tibetan Studies Alumni at SOAS, University of London », sur www.soas.ac.uk (consulté le 18 juin 2018)
  18. (en) Dr. Terry Clifford, in Aspects of Classical Tibetan Medicine, Bulletin of Tibetology, Special volume, Sikkim Research Inst. of Tibetology, 1993,[1].
  19. (en) Cathy Cantwell, David Snellgrove: personal recollections of an inspiring teacher : « It is surely a comment on David Snellgrove’s extraordinary stature in Tibetan Studies that the classes drew not only University students in a strict sense, but scholars beyond SOAS, some of whom were well-established authorities in their own areas of expertise. For example, Marianne Winder of the Wellcome Institute attended all his classes. She was by then Curator of Oriental manuscripts and printed books at the Wellcome Institute ».
  20. (en) Rechung Rinpoché, Tibetan Medicine: Illustrated in Original Texts, p. viii : « My greatest thanks go to Miss Marianne Winder, Keeper of Oriental Manuscripts in the Wellcome Institute, for her unfailing assistance and help throughout my work of translation. Miss Winder, a scholar, has knowledge of several languages including Sanscrit, Pali and Tibetan. »
  21. (en) Dominik Wujastyk and Nikolaj Serikoff, Nigel Allen. An appreciation, Medical History, 2005, July 1, 49(3), pp. 369-371 : « He never allowed the memory of his predecessor and friend, the late Marianne Winder, to pass out of the mind of the Wellcome Library. »
  22. Gerrit Jan Meulenbeld, I. Julia Leslie, Medical Literature from India, Sri Lanka, and Tibet, p. 64
  23. (en) Aspects of Classical Tibetan Medicine, Buddhist Studies Review, vol 19, Institut de recherche bouddhique Linh-Son, Pali Buddhist Union, UK Association for Buddhist Studies, 2002, p. 57 : « The following year, she organised a conference on 'Aspects of Classical Tibetan Medicine as reflected in Central Asia' and with it staged a major exhibition ('Body and Mind in Tibetan Medicine') for which she produced the catalogue. The conference proceedings were edited by Winder and appeared in 1993 under the title Aspects of Classical Tibetan Medicine. »
  24. Pierre Julien, « La médecine tibétaine vue de l'intérieur » : Ven. Rechung Ripoche Jampal Kunzang, Tibetan Medicine illustrated in original texts, Revue d'histoire de la pharmacie, 1974, 62 (222) pp. 212-213
  25. (en) Elisabeth Finckh, Catalogue of Tibetan manuscripts and xylographs, and catalogue of thankas, banners and other paintings and drawings in the Library of the Wellcome Institute for the History of Medicine, Medical History, 1991, 35(2), p. 261. PMCID: PMC1036343 : « The publication of this catalogue by Marianne Winder, who is an expert on the history of Tibetan medicine, will be well received by Tibetologists and students of Tibetan medicine in particular. […] With this work Marianne Winder has made an important contribution towards the preservation of Tibetan culture. »

Liens externesModifier