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Mardochée Valabrègue

militaire français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Valabrègue.

Officier général francais 3 etoiles.svg Mardochée Valabrègue
Mardochée Valabrègue
Mardochée Georges Valabrègue

Naissance
Carpentras
Décès (à 81 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Général de division
Conflits Première Guerre mondiale
Distinctions Legion Honneur GO ribbon.svg
Grand officier de la Légion d'honneur
Autres fonctions Chef du cabinet du ministre de la Guerre

Mardochée Valabrègue est un militaire français, successeur du général Alexandre Percin au poste de chef du cabinet du ministre de la Guerre Louis André.

BiographieModifier

Mardochée Valabrègue est né le à Carpentras, Fils d'Isaac et de son épouse Debora Elodie Mendez . Il passe par l’École polytechnique en 1871 puis à l'école d'application de l'artillerie . En 1878 il sert au 23e régiment d'artillerie et devient adjoint à la manufacture d'armes de Tulle .

Il devient capitaine en 1878 et officier d'ordonnance du ministre de la Guerre Georges Boulanger en 1886. Comme on reprocha au général André d'avoir été officier de la Garde impériale (ce qui supposait une franche adhésion au régime de Napoléon III), les nationalistes utilisèrent cette fonction dans le cabinet du général Boulanger pour critiquer ce républicain.

Brillant officier d’état-major, sorti deuxième de l’École de guerre en 1878, il est ainsi noté en 1895 par le général de France : « Intelligence exceptionnelle, manière de servir parfaite, connaissances militaires et générales très étendues, autant d’aptitudes pour le service d’état-major que pour celui de la troupe, telles sont en résumé les qualités du commandant Valabrègue. ». Cependant, comme il est de confession juive, pour Pierre Rocolle « ce n’est pas faire preuve d’antisémitisme que d’affirmer la corrélation entre l’affaire Dreyfus et les promotions flatteuses dont […] V… [avait] bénéficié. » Ce point est absolument discutable et limite. Mardochée Valabrègue avait été freiné dans sa promotion car il était le beau-frère du capitaine Alfred Dreyfus.

Chef d’escadron en 1889, il devient colonel en 1902. Il est, en 1902, commandant de l'École d'application de l'artillerie et du génie, en 1903, chef de corps du 11e régiment d'artillerie où il est apprécié, quand il est appelé en mai 1904 pour occuper le poste de chef de cabinet du général André, puis de Maurice Berteaux en 1905[1]. Nommé général de brigade en 1905. Il est commandant de l'École de guerre en 1907, général de division en 1908, commandant de la 12e division d'infanterie et commandant de la place de Reims du 17 octobre 1908 au 14 mars 1911, commandant du 3e corps d'armée en 1911 et membre du Conseil supérieur de la guerre en 1914, Joffre étant chef d'état-major général.

Au début la Grande Guerre, il commande un groupe de divisions de réserve au sein de la 5e armée, du général Lanrezac. Le groupe de divisions de Valabrègue sera dissous le 30 septembre 1914, lorsque Lanrezac sera limogé par Joffre. Il sera ensuite inspecteur de camps et dépôts d'infanterie de réserve jusqu'en avril 1917 où il passera en réserve.

Il est décédé le 26 mars 1934 à Paris.

DistinctionsModifier

SourcesModifier

  • Bruno Besnier, L'affaire des fiches : un système d'État (1900-1914), La Roche-sur-Yon : Master I d'histoire, 2005.
  • Serge Doessant, Le général André : de l'affaire Dreyfus à l'affaire des fiches, Paris, Glyphe, , 392 p. (ISBN 978-2-358-15013-2, OCLC 436342548).

RéférencesModifier

  1. Annuaire de l'Armée française pour l'année 1905 disponible sur Gallica
  2. « Cote LH/2658/54 », base Léonore, ministère français de la Culture

Liens externesModifier