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Maurice Berteaux

homme politique français

Maurice Berteaux
Illustration.
Fonctions
ministre de la Guerre
Gouvernement Émile Combes
Maurice Rouvier (2)
Ernest Monis
Groupe politique Parti radical-socialiste
député de Seine-et-Oise
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Maur-des-Fossés
Date de décès (à 58 ans)
Lieu de décès Issy-les-Moulineaux
Parti politique Parti radical-socialiste

Henri Maurice Berteaux, né à Saint-Maur-des-Fossés (Seine actuellement Val-de-Marne) le et mort accidentellement à Issy-les-Moulineaux (Seine actuellement Hauts-de-Seine) le , est un homme politique français. Député maire radical de Chatou en banlieue ouest parisienne, il fut plusieurs fois ministre de la Guerre et un des artisans de la rénovation de l'armée française avant la Première Guerre mondiale.

Sommaire

BiographieModifier

Issu d'une famille bourgeoise fortunée, il fait de brillantes études au lycée Charlemagne (Paris 4e).

En 1879, à 27 ans, il succède à son beau-père dans la charge d'agent de change.

Franc-maçon actif au Grand Orient de France, Maurice Berteaux fréquente assidûment la loge de Saint-Germain-en-Laye. Par la suite une loge maçonnique, la loge Maurice-Berteaux, portera son nom[1].

Maire de Chatou depuis 1891, député de Seine-et-Oise en 1893, président du Conseil général de Seine-et-Oise en 1908, Maurice Berteaux, à 56 ans, est devenu une personnalité marquante et influente de la banlieue ouest-parisienne de la Belle Époque. Il était notamment intervenu activement en 1904 pour empêcher la démolition du château de Maisons-Laffitte.

Spécialiste des questions militaires et financières, ardent républicain et laïque convaincu, il contribue, après l'affaire Dreyfus, à défendre et à consolider une Troisième République encore fragile.

Ministre de la Guerre puis président de la Commission de l'Armée, il participe à l'œuvre de rénovation de l'institution militaire entreprise par la Troisième République en prévision de « la revanche » sur l'Empire allemand qui a annexé le Nord de la Lorraine et l'Alsace en 1871. Son action pour assurer l'égalité de tous devant le service militaire et pour développer le rôle social de l'Armée aura permis, peu de temps avant la Grande Guerre, la mise en place d'une armée qui s'identifie à la Nation.

Il milite et participe activement à l'éducation populaire au sein de la Ligue de l'enseignement fondée par Jean Macé. Avec Jean Jaurès, il fait adopter une loi sur la prise en charge des accidents du travail favorable aux ouvriers et employés des chemins de fer. Il était également partisan de l'impôt sur le revenu progressif, de la séparation des Églises et de l'État (votée en 1905) et de la réduction du temps du service militaire.

 
Funérailles de Maurice Berteaux sur l'avenue des Champs-Élysées.

Il décède accidentellement le , à l'âge de 58 ans, sur le terrain d'aviation d'Issy-les-Moulineaux, lors de la course d'aviation Paris-Madrid, alors que l'aviateur Louis Émile Train, sur un monoplan de sa conception, tente un atterrissage d'urgence qui finit de manière catastrophique sur le groupe des personnalités qui avait envahi la piste[2].

Il repose dans l'ancien cimetière de Chatou (cimetière des Landes)[3].

Dans de nombreuses communes d'Île-de-France des voies portent son nom, comme à Paris avec la rue Maurice-Berteaux. Jusqu'à l'indépendance du pays en 1962, la commune algérienne d'Ouled Hamla se nommait Berteaux.

Principaux mandats et fonctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. François Boulet, Leçon d'histoire de France, p.355
  2. « Paris-Madrid aéroplanes : les premiers départs pour Angoulême furent assombris par un deuil cruel », Le Petit Parisien, no 12623,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  3. Cimetières de France et d'ailleurs.

Liens externesModifier