Ouvrir le menu principal
Mammagamma

Instrumental de The Alan Parsons Project
extrait de l'album Eye in the Sky
Sortie 1982
Enregistré Studios Abbey Road, Londres
Durée 3:34
Genre Instrumental, électronique
Compositeur Alan Parsons, Eric Woolfson
Producteur Alan Parsons
Label Arista

Mammagamma est une composition musicale instrumentale du groupe britannique The Alan Parsons Project. Il apparaît sur leur album Eye in the Sky, sorti en 1982.

EnregistrementModifier

Mammagamma est enregistré et mixé aux studios Abbey Road de Londres[1]. Au moment de son enregistrement, il est l'un des premiers titres à utiliser un Fairlight et une boîte à rythmes LinnDrum, deux technologies nouvelles pour l'époque[2]. La partie orchestrale arrangée par Andrew Powell est enregistrée en overdub[3]. Alan Parsons remarque en 1982 : « Ce qui est intéressant à propos de ce titre, c'est qu'il est presque entièrement interprété par un ordinateur. Cela ne veut pas dire pour autant que le talent du compositeur est éclipsé, parce que cela a demandé beaucoup d'efforts pour programmer l'ordinateur afin qu'il puisse le jouer. Mais à peu près toutes les notes que vous entendez sont entièrement interprétées par une machine et non par un musicien[4]. »

CompositionModifier

Mammagamma est une composition musicale instrumentale d'une durée de trois minutes et trente-quatre secondes[5]. La composition atteint un tempo de 104 bpm et sa signature rythmique est en 4/4[6]. Mammagamma a la particularité d'être « joué par un ordinateur », en l'occurrence le Fairlight CMI[7]. Le motif de batterie est quant à lui programmé sur une LinnDrum[7]. Les boucles électroniques du titre s'enchaînent sur fond de grosse caisse[8] et se répètent même dans les changements de timbre[9].

Cette composition électronique se caractérise par un certain côté dansant[9]. Les différentes lignes de basse du titre, interprétées par David Paton, donnent en effet un côté presque disco à Mammagamma, qui contraste avec son atmosphère légèrement sombre[7]. Mammagamma est par ailleurs souvent comparé à Another Brick in the Wall Part 2 de Pink Floyd, en raison notamment de leur tempo et de leur tonalité similaires[10],[11]. Michele Camillò du site musical italien OndaRock trouve même que Mammagamma ressemble à une version instrumentale d'Another Brick in the Wall[9].

Autres versionsModifier

Une nouvelle version de Mammagamma apparaît sur A Valid Path, sort en 2004[9]. Rebaptisée Mammagamma 04, elle est enregistrée en collaboration avec le programmeur Jeremy Parsons, le fils d'Alan Parsons[9],[12]. En comparaison avec la version originale, celle-ci est dominée par des échantillons et des sons de claviers électroniques[13]. En concert, Mammagamma est interprété dans un pot-pourri avec Lucifer, un instrumental tiré de l'album Eve, intitulé Luciferama[14],[15].

RéceptionModifier

Patrick Goldstein, critique musical pour le Los Angeles Times, voit Mammagamma comme une « sorte d'instrumental hypnotique qui vous donne envie d'aller prendre un bain dans le jacuzzi du voisin[16]. » Pour Susan Molloy du Sydney Morning Herald, il s'agit d'un « titre instrumental exceptionnel »[17]. Dans la version allemande du magazine Classic Rock, Michael Köhler trouve que Mammagamma et Psychobabble se démarquent tous les deux des autres pistes de l'album[18]. Un autre critique musical le considère comme la meilleure piste d'Eye in the Sky en raison de son côté « audacieux »[16].

Sur le site musical AllMusic, Stephen Thomas Erlewine décrit Mammagamma comme un instrumental « tout en texture », avec une « ambiance planante mais chaleureuse »[19]. Abaddon du site Music Waves pense qu'il s'agit d'un « excellent instrumental » et le compare au titre Hyper-Gamma-Spaces de l'album Pyramid[20]. Il remarque que « le ton est certes moins atmosphérique, mais ce retour vers un album emblématique du groupe est très réussi[20]. » L'auteur argentin Ricardo Zotelo considère Mammagamma comme le second instrumental le plus connu de l'Alan Parsons Project derrière Sirius, également présent sur Eye in the Sky[21]. Pour le DJ et producteur allemand Timo Maas, Mammagamma est « essentiellement de la trance du début des années 1980 »[22]. Il affirme que lorsqu'il s'occupait encore des éclairages en soirée, le titre lui donnait « très souvent l'occasion de déconner avec les lasers »[22].

Joe Cavalli du site italien Debaser estime que Mammagamma 04 est « horrible », ainsi qu'une « perte de temps »[12]. Pour Defnael de Music Waves, cette version est « insupportablement techno »[23]. BNJ du site Forces Parallèles trouve cette version remixée bien jouée et bien produite, mais ne la trouve pas intéressante pour autant[24].

Reprises et réutilisationsModifier

« Je serais curieux de savoir qui a du succès avec Mammagamma ! L'imitation est une très bonne forme de flatterie. »

— Alan Parsons[25]

Le groupe italien Pink Project a utilisé des éléments de Mammagamma et Sirius de l'Alan Parsons Project avec Another Brick in the Wall Part 2 de Pink Floyd pour leur titre Disco Project[26]. En 2002, la disc jockey italienne Giusy Consoli reprend le titre dans un style house[27],[28].

Tout comme Sirius, Mammagamma a été utilisé comme fond sonore dans de nombreux documentaires, notamment spatiaux[8]. La composition a aussi été utilisée dans l'émission de télévision soviétique Club des voyageurs (en russe Клуб путешественников)[29].

Fiche techniqueModifier

La fiche technique suivante est adaptée du livret du box set pour le 35e anniversaire d'Eye in the Sky[1].

MusiciensModifier

Équipe techniqueModifier

RéférencesModifier

  1. a et b Livret 2017, p. 52.
  2. Livret 2017, p. 14.
  3. Livret 2017, p. 53.
  4. Livret 2017, p. 24.
  5. Livret 2017, p. 10, 52.
  6. (en) « Alan Parsons Project – Eye in the Sky – Album », sur KUPDF.
  7. a b et c Livret 2017, p. 10.
  8. a et b Alberola 2014, 260. "Sirius"/"Eye in the Sky".
  9. a b c d et e (it) Michele Camillò, « Alan Parsons Project: L'orchestra dietro la consolle », sur OndaRock (consulté le 28 février 2018).
  10. (it) Gabriele Antonucci, « Roger Waters – Emilio Isgrò: perché è plagio l'artwork dell'album », Panorama,‎ (lire en ligne).
  11. Cyril 2Real, « Boy George Michael Jackson and His Computer Band on the Run DMC Solaar – Le Meilleur et le Pire des Mash up Bands », sur Brain Magazine, (consulté le 2 mars 2018).
  12. a et b (en) Joe Cavalli, « Alan Parsons – A Valid Path », sur DeBaser, (consulté le 2 mars 2018).
  13. (en) Ken Richardson, « Tracking Surround », Sound & Vision,‎ (lire en ligne).
  14. (en) Ed Sander, « The Alan Parsons Project – Eye In The Sky », sur DPRP.net, (consulté le 2 mars 2018).
  15. (it) « I suoni perfetti di Alan Parsons », Corriere del Veneto,‎ (lire en ligne).
  16. a et b Livret 2017, p. 18.
  17. (en) Susan Molloy, « Disciples of the void », The Sydney Morning Herald,‎ , p. 28 (lire en ligne).
  18. (de) Michael Köhler, « The Alan Parsons Project – The Complete Albums Collection », Classic Rock,‎ (lire en ligne).
  19. (en) Stephen Thomas Erlewine, « The Alan Parsons Project / Alan Parsons – Eye in the Sky », sur AllMusic (consulté le 2 mars 2018).
  20. a et b Abaddon, « ALAN PARSONS: Eye in the Sky (1982) », sur Music Waves, (consulté le 2 mars 2018).
  21. Zotelo 2016, p. 28.
  22. a et b (en) « Do Us a Tape... Timo Maas », Muzik,‎ , p. 37 (lire en ligne).
  23. Defnael, « ALAN PARSONS: A Valid Path (2004) », sur Music Waves, (consulté le 2 mars 2018).
  24. BNJ, « Alan PARSONS – A Valid Path (2004) », sur Forces Parallèles, (consulté le 2 mars 2018).
  25. (en) Alan Parsons. Interview par Ben Murphy. Interview: Alan Parsons. Red Bull Music Academy Daily. 17 novembre 2015. (consulté le 2 mars 2018)..
  26. (en) Nate Patrin, « Gotcha Covered: "Do It Again" », sur Stereogum, (consulté le 2 mars 2018).
  27. (it) « Giusy Consoli », sur Saranno Lesoni (consulté le 2 mars 2018).
  28. (it) « Giusy Consoli Al Marabu' », sur 2night, (consulté le 2 mars 2018).
  29. (ru) Григорий Князев, « Алан Парсонс в фактах и цитатах », sur Роккульт,‎ (consulté le 2 mars 2018).

SourcesModifier