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Maison Losseau
Maison Losseau.JPG
Façade de la maison Losseau à Mons.
Présentation
Type
Maison de maître
Destination initiale
Maison unifamiliale
Destination actuelle
Centre d'interprétation
Style
Architecte
Propriétaire
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Commune
Coordonnées

La maison Losseau est un immeuble de style art nouveau situé à Mons en Belgique. Datant du XVIIIe siècle, elle est rénovée dans ce style au début des années 1900 à la demande de Léon Losseau par Paul Saintenoy. Elle est inscrite sur la liste du patrimoine immobilier exceptionnel de la Wallonie et abrite depuis 2015 un centre d'interprétation des collections de Léon Losseau et de littérature hainuyère.

Sommaire

SituationModifier

La maison se situe au numéro n° 37 de la rue de Nimy à Mons, à côté du palais de justice[1].

DescriptionModifier

 
Porte d'entrée de la maison Losseau.

La façade est de style néoclassique, recouverte d'un enduit blanc. La porte d'entrée s'en détache, composée de colonnettes de fonte noires décorée de feuilles dorée et de fleurs de fuchsia de la même couleur[2]. La maison dispose de détails très raffinés[3]. Chaque pièce a pour thème une fleur[2]. Le hall d'entrée a par exemple pour thème la rose et l'orchidée[3]. Une verrière aux poutres de bois surplombe le salon.

La façade, la toiture[4] et l'intérieur de la maison[5] sont classés comme monuments sur la liste du patrimoine immobilier exceptionnel de Wallonie.

HistoireModifier

Édification et transformationModifier

La maison originelle est construite au XVIIIe siècle[6]. Elle est acquise en 1873 par Charles Losseau, le père de Léon Losseau[2].

Elle est totalement rénovée par Paul Saintenoy, contacté en 1899[3],[6] par Léon Losseau, avocat, bibliophile, photographe et mécène[6],[1], et les finitions sont confiées aux architectes parisiens Henri Sauvage et Charles Sarazin[3] et poursuivies par le bruxellois Louis Sauvage[2]. Paul Saintenoy commence les travaux en 1900[7] et les achève en 1904, tandis que la majorité des décorations sont réalisées entre 1905 et 1912[3]. Tous les détails sont supervisés par Léon Losseau[8]. La rénovation s'achève en 1913[7], et comprend notamment l'ajout de l'électricité, du chauffage central, d'un ascenseur. Une fois la rénovation achevée, il s'agit de la première maison privée de Mons équipée de l'électricité et du chauffage central au charbon[1].

UsagesModifier

Durant sa vie, Léon Losseau accumule plus de 100 000 ouvrages dans sa bibliothèque, en majorité consacrés à la politique, mais aussi à la littérature et à la poésie[6]. Le nombre d'ouvrage en fait la première bibliothèque privée de Mons[8]. La maison Losseau accueille associations et sociétés savantes, des colloques[8]...

Pendant la Première Guerre mondiale, la maison Losseau est réquisitionnée par Rupprecht de Bavière, puis occupée par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale[8].

Une fondation est créée en 1952[6]. Depuis le 19 avril 1982, la façade et les toitures sont classées comme monuments[4] tandis que l'intérieur de la maison l'est également depuis le 21 novembre 1983[5]. En 2015, après un projet lancé au début des années 2010 en prévision de Mons 2015[6], une rénovation est entamée en 2011[9], la maison rouvre ses portes au public en 2015[6],[9]. Elle abrite un centre d'interprétation des collections de Léon Losseau et un centre de littérature hainuyère[10].

CollectionsModifier

La maison Losseau dispose d'exemplaires de l'édition originale d'Une saison en enfer d'Arthur Rimbaud, rachetés par Léon Losseau alors qu'on pensait qu'ils avaient été détruits. Une salle d'exposition lui est également consacrée[6].

Léon Losseau a rassemblé plus de 100 000 ouvrages dans sa bibliothèque[6], et collecté plus de onze mille objets d'art de son vivant, dont un grand nombre de médailles[11],[12].

RéférencesModifier

  1. a b et c « Mons : un projet culturel pour la maison Losseau », sur RTBF, .
  2. a b c et d Lamya Ben Djaffar et Isabelle De Smet, Mons & Cœur du Hainaut: Guide d'architecture moderne et contemporaine 1885-2015, Mardaga, 336 p. (ISBN 9782804702427), p. 130-131.
  3. a b c d et e Françoise Aubry, Jos Vandenbreeden et France Vanlaethem, Art nouveau, art déco & modernisme, Racine Lannoo, , 408 p., p. 196-200
  4. a et b « Biens classés et Zones de protection - Façades et toitures de la maison Losseau, Rue de Nimy, n° 37 », sur lampspw.wallonie.be.
  5. a et b « Biens classés et Zones de protection - Intérieur de la maison Losseau (rez-de-chaussée, montée d'escalier, palier du premier étage et salon s'y ouvrant), Rue de Nimy, n° 37 », sur lampspw.wallonie.be.
  6. a b c d e f g h et i Juliette Patriarche, « Le patrimoine, toute une histoire: La Maison Losseau, du joyau Art Nouveau à Rimbaud », sur Vivre ici, .
  7. a et b Maurice Culot, Charleroi, Mons, Valenciennes: villes de la frontière, Norma, , 381 p., p. 64
  8. a b c et d Christine Piérard, « Léon Losseau », dans Nouvelle biographie nationale, t. IV, Académie royale, , p. 261-263.
  9. a et b « Mons: La Maison Losseau, rénovée, est de nouveau accessible au public », sur sudinfo.be, .
  10. Belga, « Un centre d'interprétation de la littérature hainuyère pour la Maison Losseau en 2015 », .
  11. « Léon Losseau », sur fr.numista.com (consulté le 30 octobre 2018).
  12. Paul Delforge, « Léon Losseau », sur http://connaitrelawallonie.wallonie.be, (consulté le 30 octobre 2018).

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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