Madame Bovary (film, 1933)

film français de 1934
Madame Bovary
Réalisation Jean Renoir
Scénario Jean Renoir d'après Gustave Flaubert
Acteurs principaux
Sociétés de production Nouvelle Société de Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 120 min
Sortie 1933


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Madame Bovary est un film français réalisé par Jean Renoir, sorti en 1933, adapté du roman éponyme de Gustave Flaubert.

SynopsisModifier

Les amours adultères de la belle Emma Bovary, fatiguée de son terne mariage, se terminent dans la ruine et la mort.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Autour du filmModifier

Le réalisateur brésilien Glauber Rocha rencontra Jean Renoir à Montréal en 1967. Tous deux étaient alors membres du jury du Festival du film canadien. Un courant de sympathie s'instaura d'emblée entre l'aîné (Renoir) et son jeune admirateur (Rocha), l'épouse du cinéaste français, Dido Freire, étant de surcroît brésilienne, native de Belém du Para. Au sujet de Flaubert, Renoir confia ceci à son jeune ami :

« Lorsque j'ai filmé Madame Bovary, tout le monde venait me demander quelle était ma vision dramatique d'Emma. Certains critiques ont raconté que je m'étais intéressé au paysage provincial pour avoir l'occasion de reproduire au cinéma des tableaux de mon père. Ils se trompaient tous. Vous savez pourquoi j'ai accepté de faire le film : parce que dans une des scènes, un médecin, interprété par mon frère, amputait une jambe avec les méthodes rustiques du passé[1]. »

Glauber Rocha considéra, bien évidemment, ces propos comme une des multiples blagues que Renoir aimait faire.

Lors d'une interview le 12 août 1962, Jean Renoir mentionne qu'à l'origine sa durée était de trois heures, le film comprenait des scènes dont il était fier. Le long métrage a été malheureusement coupé et ramené à 2 heures. Jean Renoir est visible à LaCinetek des réalisateurs dans le bonus réalisé par Jean-Marie Codelfy. Il est possible qu'un jour en retrouvant les chutes, le film soit remonté tel que l'a voulu Jean Renoir.

Lors de sa sortie, le film fut coté par l'église catholique : par discipline chrétienne s'abstenir.

Notes et référencesModifier

  1. Sylvie Pierre, Glauber Rocha, Cahiers du cinéma, Coll. Auteurs, Paris, 1987, p. 157, traduit du portugais à partir d'un texte publié dans le recueil O século do cinema, Alhambra/Embrafilme, Rio de Janeiro, 1983.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Autres adaptations cinématographiques :

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