Lucius Caecilius Metellus (consul en -251)

consul romain

Lucius Caecilius Metellus (v. 290 av. J.-C., 221 av. J.-C.) est un homme politique de la République romaine de la puissante gens plébéienne des Caecilii Metelli. Il est deux fois consul durant la première guerre punique.

Lucius Caecilius Metellus
Fonctions
Sénateur romain
jusqu'en
Dictateur
Environ decemvir agris dandis assignandis (d)
environ
Pontifex maximus
- av J-C
Consul
Maître de cavalerie
Aulus Atilius Calatinus
Proconsul
Sicile (en)
Pontife (d)
- av J-C
Consul
Biographie
Naissance
Décès
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Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
L. Caecilius L.f.C.n. MetellusVoir et modifier les données sur Wikidata
Époque
République romaine moyenne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Famille
Père
Mère
InconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Quintus Caecilius Metellus
Marcus Caecilius Metellus (en)
Lucius Caecilius Metellus (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Gaius Caecilius (d) (grand-père paternel)Voir et modifier les données sur Wikidata
Gens
Autres informations
Arme
Conflit
Distinction
Triomphe romain ()Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

En 251 av. J.-C., il est consul avec Caius Furius Pacilus. Il défend victorieusement Palerme que les Romains viennent de conquérir contre une attaque carthaginoise (cf. Bataille de Panormus)[1].

En 247 av. J.-C., il est consul avec Numerius Fabius Buteo. Par une action coordonnée de la flotte et de l'armée à terre, ils établissent le siège de Lilybée, port stratégique de la côte ouest de Sicile tenu par les Carthaginois, mais la résistance de la garnison carthaginoise parvient à les tenir en échec. Ce siège durera plusieurs années, et dépasse donc la durée de leur consulat[2].

En 241 av. J.-C., Caecilius Metellus qui est pontife se précipite dans le temple de Vesta en flammes et sauve les objets sacrés dont le Palladion, y perdant la vue[3],[4],[5],[6],[7],[8]. Cicéron affirme que c'est la vue des objets sacrés qui le rend aveugle, et non l'incendie[9].

Pour Jean Haudry, cet exploit est caractéristique d'une « mutilation qualifiante », typique d'un Feu protecteur comme Caeculus, fils du dieu romain Vulcain, dont la gens Caecilia prétend descendre[10].

En 224 av. J.-C., il est dictateur et choisit comme maître de cavalerie Numerius Fabius Buteo[11], juste pour s'occuper de l'élection des nouveaux consuls, les consuls en activité ne pouvant se rendre aux élections, étant en guerre contre les Gaulois.

Notes et référencesModifier

  1. Polybe, I, 29
  2. Polybe, Histoires, I, 39, 41
  3. Denys d'Halicarnasse, Antiquités romaines [détail des éditions] [lire en ligne], II, 66
  4. Tite-Live, Periochae, XIX.
  5. Paul Orose, Histoires contre les païens, IV, 11, 9.
  6. Ovide, Fastes, VI, 437-454.
  7. Pline l'Ancien, Histoire naturelle [détail des éditions] [lire en ligne], VII, 141.
  8. Valère Maxime, Des faits et des paroles mémorables, I, 4, 5.
  9. Cicéron, Pro Scauro, 48.
  10. Jean Haudry, Les feux de Rome, Revue des études latines 90, 2013, p.57-82
  11. Fastes capitolins