Ouvrir le menu principal

Louis Joseph César Ducornet

peintre français
Louis Joseph César Ducornet
Louis-César-Joseph Ducornet, an artist born without arms. Li Wellcome V0007069.jpg
H. Robillard, Louis Joseph César Ducornet, lithographie.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 50 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Lieu de travail

Louis Joseph César Ducornet né le à Lille et mort le à Paris est un peintre français.

Sommaire

BiographieModifier

Atteint de phocomélie, né sans bras ni fémurs, Louis Joseph César Ducornet n'avait que quatre orteils au pied, dont il se servait pour peindre. Sa condition le rendant impropre à la marche, il se déplaçait en étant accroché au dos de son père. Il reçut les leçons de François Watteau et de Guillaume Guillon Lethière, attira l'attention par son talent en même temps qu'il excitait l'intérêt par son infirmité, fut pensionné par Louis XVIII et reçut de nombreuses commandes.

Bien que son handicap l'eut empêché de passer la deuxième étape du prix de Rome, il eut plusieurs médailles aux Salons. La critique a souvent été clémente avec lui, la blague étant facile : « ce que Ducornet fait avec ses pieds, d'autres ne peuvent le faire avec leurs mains »[réf. nécessaire].

Il vécut et travailla de 1845 à 1856 au 14, rue Visconti à Paris[1].

Œuvres dans les collections publiquesModifier


Réception critiqueModifier

  • « Au milieu de la foule circulait péniblement un homme d'un certain âge, portant sur son dos un avorton bien chétif qui n'avait pas de bras, et dont les pieds très petits étaient plutôt gantés que chaussés. Lorsqu'on abordait cet embryon, il tendait le pied droit qu'on lui serrait ; c'était sa façon de donner une poignée de main. Cet être incomplet était un peintre, "Ducornet né sans bras", dont les tableaux peints avec les pieds n'étaient guère plus mauvais que bien des tableaux peints avec la main. »Maxime Du Camp, Souvenirs littéraires (1881-1882)[2]
  • « Ouvrage inachevé de la création, Monsieur Ducornet, qui n'a que la moitié d'un corps d'homme a suppléé par l'énergie de sa volonté à l'absence de ses bras. À force d'étude, de patience et d'art, il est devenu un peintre, dont les ouvrages à plus d'un titre, doivent inspirer de l'intérêt. » — Anonyme, Lettres sur le Salon de 1834, p. 159-160[3].

ÉlèvesModifier

Notes et référencesModifier

  1. * ruevisconti.com.
  2. CAMP Maxime Du,, Souvenirs littéraires, t.I, Paris, Hachette, (lire en ligne), p.253.
  3. Lettres sur le Salon de 1834, books.google.fr.

AnnexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.

Liens externesModifier