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Louis Blanc (métro de Paris)

station du métro de Paris
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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Louis Blanc (homonymie).

Louis Blanc
Une rame MF 88 de la ligne 7 bis à côté d'une rame MF 77 de la ligne 7.
Une rame MF 88 de la ligne 7 bis à côté d'une rame MF 77 de la ligne 7.
Localisation
Pays France
Ville Paris
Arrondissement 10e
Coordonnées
géographiques
48° 52′ 52″ nord, 2° 21′ 53″ est

Géolocalisation sur la carte : 10e arrondissement de Paris

(Voir situation sur carte : 10e arrondissement de Paris)
Louis Blanc

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Louis Blanc
Caractéristiques
Voies 4
Quais 4
Zone 1
Transit annuel 2 489 483 (2013)
Historique
Mise en service
Gestion et exploitation
Propriétaire RATP
Exploitant RATP
Code de la station 22-10
Ligne(s) (7)(7bis)
Correspondances
Bus RATP (BUS) RATP 26 46 54
Noctilien (N) N13 NOCTILIEN.png N41 NOCTILIEN.png N42 NOCTILIEN.png N45 NOCTILIEN.png
(7)
(7bis)

Louis Blanc est une station des lignes 7 et 7 bis du métro de Paris, située dans le 10e arrondissement de Paris. Elle a la particularité d'être constituée de deux stations à quai central dont l'une est située nettement plus profondément dans le sol que l'autre.

HistoireModifier

La station est ouverte le pour le parcours entre Opéra et Porte de la Villette mais le service vers Pré-Saint-Gervais ne commence que le en raison de difficultés de construction de la ligne vers ce terminus.

Le , l'antenne vers ou depuis Pré-Saint-Gervais de la ligne 7 est débranchée du reste de la ligne et exploitée comme ligne indépendante sous le numéro « 7 bis »[1]. La station Louis Blanc devient alors le terminus occidental de cette nouvelle ligne. Les rames en provenance du Pré-Saint-Gervais arrivent dans la station supérieure, comme lorsque l'antenne n'était pas débranchée, et se repositionnent dans la station inférieure par une manœuvre comprenant trois rebroussements successifs pour ensuite repartir en direction du Pré-Saint-Gervais[2], cette manœuvre faisant intervenir deux conducteurs (un conducteur dans chaque loge de conduite permettant de changer de sens de circulation en quelques secondes)[3]. Dans le courant des années 2000, en raison de l'indisponibilité des rames MF 88 de la ligne 7 bis, la manœuvre est supprimée ; la station inférieure n'est plus desservie par les rames de cette ligne, qui arrivent et repartent directement de la station supérieure.

Le nom de la station rend hommage à l’homme politique Louis Blanc (1811-1882), qui publia des ouvrages politiques comme l’Organisation du travail, et historiques avec l’Histoire de dix ans et sa monumentale Histoire de la Révolution française (15 volumes). Membre du gouvernement provisoire de 1848, Louis Blanc s’exila à Londres pendant le Second Empire de 1848 à 1870. Élu à l’Assemblée nationale en 1870, il condamna le Manifeste de la Commune.

En 2011, 2 523 039 voyageurs sont entrés à cette station[4]. Elle a vu entrer 2 489 483 voyageurs en 2013, ce qui la place à la 221e position des stations de métro pour sa fréquentation sur 302[5],[6].

Services aux voyageursModifier

AccèsModifier

L'unique accès de la station se trouve à l'intersection de la rue La Fayette et de la rue du Faubourg-Saint-Martin. Il est surmonté d'un édicule Guimard inscrit au titre des monuments historiques depuis le [7].

QuaisModifier

Louis Blanc est constituée de deux stations souterraines construites à des niveaux différents : celle la moins en profondeur est surnommée la station supérieure, l'autre la station inférieure. Elles possèdent toutes les deux un quai latéral, dit « mort » du fait de sa non-utilisation, et un quai central, encadré par deux voies. L'une des deux voies se trouve donc encadrée par les deux quais, alors que l'autre longe le pied-droit. La station supérieure est desservie, depuis la voie centrale, par les rames de la ligne 7 circulant en provenance de La Courneuve et par les rames de la ligne 7 bis en provenance ou à destination de Pré-Saint-Gervais. La station inférieure est desservie, depuis la voie latérale, par les rames de la ligne 7 à destination de La Courneuve. La voie centrale de cette station n'est pas utilisée en service normal.

Les deux stations sont décorées dans le style « Ouï-dire », de couleur jaune pour la station supérieure et de couleur verte pour la station inférieure. Ainsi, le bandeau d'éclairage est de couleur respectivement jaune et vert, et est supporté par des consoles courbes en forme de faux. L'éclairage direct est blanc tandis que l'éclairage indirect, projeté sur la voûte, est multicolore. Les carreaux en céramique blancs sont plats et recouvrent les pieds-droits, la voûte et le tympan. Les cadres publicitaires sont de couleur jaune ou vert (assortis aux bandeaux d'éclairage) et cylindriques. Le nom de la station est écrit sur plaque émaillée avec la police de caractères Parisine pour la station supérieure, en lettres capitales ou en police Parisine pour la station inférieure. Les quais sont équipés de sièges du style « Motte ».

IntermodalitéModifier

La station est desservie par les lignes 26, 46 et 54 du réseau de bus RATP, et, la nuit, par les lignes N13, N41, N42 et N45 du réseau Noctilien.

ProjetsModifier

La station pourrait être concernée par un hypothétique prolongement de la ligne 7 bis à Château-Landon, en accompagnement de sa fusion avec la ligne 3bis. Un profond remaniement des installations serait nécessaire car sa disposition en fourche ne permet pas d'extension de la ligne 7 bis au-delà. Ce projet est inscrit dans le schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF) adopté par le conseil régional d'Île-de-France le 18 octobre 2013 et approuvé par décret après avis du Conseil d'État le 27 décembre 2013. En 2013, sa mise en service était envisagée après 2030[8]. En 2017, la FNAUT Île-de-France fait une proposition alternative qui permettrait de relier la station à la gare de Magenta afin d'assurer la correspondance avec le RER E et la gare du Nord[9].

Notes et référencesModifier

  1. Jean Tricoire, Un siècle de métro en 14 lignes. De Bienvenüe à Météor [détail de l’édition], p. 236.
  2. Configuration des voies de la station Louis Blanc, sur le site carto.metro.free.fr (consulté le ).
  3. Clive Lamming, Métro insolite, Parigramme, 2001, p. 102-103 (ISBN 2-84096-190-3).
  4. Entrants annuels provenant de l'extérieur de la station (voie publique, correspondances bus, réseau SNCF, etc.), sur le site data.ratp.fr (consulté le 5 novembre 2012).
  5. Trafic annuel entrant par station (2013), sur le site data.ratp.fr (consulté le 31 août 2014).
  6. Le nombre de 302 stations n'inclut pas la station fictive Funiculaire de Montmartre. Cette dernière est en effet considérée comme une station de métro (et deux points d'arrêts) par la RATP et rattachée statistiquement à la ligne 2, ce qui explique pourquoi la RATP annonce 303 stations et non 302 en 2013.
  7. « Métropolitain, station Louis-Blanc », notice no PA00086511, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. [PDF] Schéma directeur de la région Île-de-France, approuvé par le décret no 2013-1241 du , Propositions pour la mise en œuvre / Annexe, voir notamment page 22.
  9. « Liaison gare du Nord-gare de l'Est. Bilan de la concertation », sur www.nouvelle-liaison-gare-nord-est.fr, (consulté le 4 mai 2018), p. 63, § 3.7.3.

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier