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Liste des puits de mine situés à Anzin

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Cet article liste les puits de mine situés à Anzin, une commune du Nord, dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, en France.

Sommaire

DescriptionModifier

Les premiers puits creusés à Anzin le sont en 1730 par la Société Desandrouin-Taffin, soit dix ans après la découverte de la houille à la fosse Jeanne Colard de Fresnes-sur-Escaut. Les avaleresses de la Croix sont abandonnées en 1732[I 1]. L'année suivante, un peu plus au sud est entreprise la fosse du Pavé qui permet la découverte de la houille à Anzin en 1734. Le puits du Pavé Sud est entrepris sur le carreau en 1735[A 1],[A 2]. Viennent ensuite, chaque année à partir de 1736, les fosses du Mitant, de la Patience, et des Gardins sont commencées, et deux ans plus tard, en 1740, la fosse de la Barrière l'est[I 1].

Aucune fosse nouvelle n'est entreprise sur le territoire pendant une douzaine d'années. La fosse de la Machine à feu d'en haut est commencée en 1752 contre les limites de Valenciennes afin d'assurer l'épuisement des eaux. Les premières années de cette décennie sont marquées par la venue d'Augustin-Marie Le Danois, marquis de Cernay, seigneur de Raismes, qui vient fonder la Société de Cernay et établir la fosse de Raismes[I 1] dans la concession accordée à Jean-Jacques Desandrouin pour la Société Desandrouin-Taffin. Tous les moyens possibles et imaginables, ainsi que les voies judiciaires, sont utilisés entre les rivaux pour se quereller. Finalement, ces conflits sont résolus le par la fondation de la Compagnie des mines d'Anzin, par la fusion de la Société de Cernay, la Société Desandrouin-Taffin et la Société Desandrouin-Cordier[A 3].

Les fosses du Chauffour, du Beaujardin et du Poirier sont respectivement commencées en 1762, 1763 et 1773, mais le hameau de l'Écorchoir sur lequel elles sont implantées, comme la fosse de la Riviérette (commencée en 1737), est cédé à Valenciennes en 1834, alors que tout ou majeure partie de leur exploitation a eu lieu lorsqu'elles étaient sur Anzin[I 1]. La fosse Saint-Jean est commencée en 1780, et trois ans plus tard, la fosse Bleuse Borne, dont le puits est resté ouvert durant 170 ans[I 1] (à comparer avec les 185 ans de la fosse Dutemple à Valenciennes, record du bassin minier[A 4]). La toute fin du XVIIIe siècle voit le début des travaux de la fosse du Verger en 1797 et ceux de la fosse du Moulin un an plus tard[I 1].

Seules deux fosses productives sont ouvertes sur le territoire d'Anzin au XIXe siècle : La Cave en 1817 (précédée un an plus tôt d'une avaleresse sur le même site), et Saint-Louis. Les installations sont alors suffisantes pour produire correctement, d'autant plus que la compagnie développe considérablement son exploitation dans d'autres communes, comme Denain. La découverte dans cette commune de la houille à la fosse Villars à la fin des années 1920 entraîne l'ouverture d'un assez grand nombre de fosses dans ce secteur[A 5]. L'avaleresse de l'Escaut est finalement entreprise en 1848 non loin du canal du même nom, mais elle est abandonnée la même année[I 1].

Les fosses du Verger et de la Cave sont définitivement fermées à la toute fin des années 1870, tandis que la fosse du Moulin voit ses puits serrementés et comblés en 1903 alors qu'ils était déjà affectés à l'aérage depuis longtemps[I 1].

À l'issue de la Première Guerre mondiale, seules existent encore deux fosses, la Bleuse Borne et Saint-Louis, quoique la dernière assure l'aérage de la première depuis la fin de 1899. Cette fosse très productive (8 830 000 tonnes) est définitivement arrêtée à l'extraction le [A 6],[A 7]. Elle est ensuite conservée pour l'aérage pour la fosse Thiers jusqu'en 1953, date à laquelle les puits des deux fosses restantes sont remblayés[B 1].

Liste des puitsModifier

Vingt-et-un puits ont été ouverts sur le territoire d'Anzin.

Liste des puits de mine creusés sur le territoire d'Anzin[I 1]
Nom de l'ouvrage Compagnie
propriétaire
Début de
fonçage
Fin d'exploitation
ou fermeture
Diamètre
(en mètres)
Profondeur
(en mètres)
Géolocalisation Illustration
Avaleresse de la Croix du Nord S Desandrouin-Taffin 1730 1732 3,0 61 environ 50° 22′ 17″ N, 3° 30′ 48″ E  
Avaleresse de la Croix du Sud S Desandrouin-Taffin 1730 1732 3,0 ? 50° 22′ 16″ N, 3° 30′ 48″ E  
Puits du Pavé Nord S Desandrouin-Taffin 1733 1750 2,4 73 50° 22′ 13″ N, 3° 30′ 47″ E  
Puits du Pavé Sud S Desandrouin-Taffin
Cie d'Anzin
1735 1760 2,5 182 50° 22′ 13″ N, 3° 30′ 46″ E  
Puits du Mitant S Desandrouin-Taffin
Cie d'Anzin
1736 1779 2,6 72 50° 22′ 19″ N, 3° 30′ 30″ E  
Puits de la Patience S Desandrouin-Taffin
Cie d'Anzin
1737 1793 2,5 150 50° 22′ 21″ N, 3° 31′ 20″ E  
Puits des Gardins S Desandrouin-Taffin
Cie d'Anzin
1738 1764 2,5 68 50° 22′ 09″ N, 3° 30′ 36″ E  
Puits de la Barrière S Desandrouin-Taffin
Cie d'Anzin
1740 1817 2,5 230 50° 22′ 00″ N, 3° 30′ 36″ E  
Puits de la Machine à feu d'en haut S Desandrouin-Taffin
Cie d'Anzin
1752 1779 4,0 180 ou 163 50° 21′ 51″ N, 3° 30′ 08″ E  
Puits du Comble S Desandrouin-Taffin
Cie d'Anzin
1755 1780 2,6 114 50° 21′ 53″ N, 3° 30′ 06″ E  
Puits de Raismes Extraction S de Cernay
Cie d'Anzin
1755 1808 2,5 155 50° 22′ 15″ N, 3° 29′ 41″ E  
Puits de Raismes Épuisement S de Cernay
Cie d'Anzin
1755 1808 2,5 155 50° 22′ 14″ N, 3° 29′ 42″ E  
Puits Saint-Jean Cie d'Anzin 1780 1822 2,5 285 50° 22′ 12″ N, 3° 30′ 28″ E  
Puits Bleuse Borne Cie d'Anzin 1783 1953 4,0 604 50° 22′ 48″ N, 3° 31′ 12″ E  
Puits du Verger Cie d'Anzin 1797 1878 2,5 552 50° 21′ 59″ N, 3° 30′ 12″ E  
Puits du Moulin no 1 (Nord) Cie d'Anzin 1798 1903 2,6 353 50° 22′ 42″ N, 3° 30′ 52″ E  
Puits du Moulin no 2 (Sud) Cie d'Anzin 1798 1903 2,6 400 50° 22′ 41″ N, 3° 30′ 53″ E  
Avaleresse de la Cave Cie d'Anzin 1816 1818 2,4 54 50° 22′ 37″ N, 3° 30′ 21″ E  
Puits de la Cave Cie d'Anzin 1817 1879 3,3 266 50° 22′ 37″ N, 3° 30′ 21″ E  
Puits Saint-Louis Cie d'Anzin 1821 1953 3,4 500 50° 22′ 32″ N, 3° 30′ 45″ E  
Avaleresse de l'Escaut Cie d'Anzin 1848 1848 2,5 20 50° 22′ 49″ N, 3° 31′ 33″ E  

Notes et référencesModifier

Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome I,
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome II,
Références aux études des aléas miniers du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais par Géodéris
  1. a b c d e f g h et i Géodéris, zone 3, annexe 5a

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : Des origines à 1939-45, t. I, , 176 p., p. 9-10, 15-18, 20.  
  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : De 1946 à 1992, t. II, .  
  • Hervé Boullée et Christian Marion, Étude des aléas miniers du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais : Zone 3, Metz, Géodéris, , 67 p. (lire en ligne), annexe 5a.