Ligne de Saint-Girons à Castillon et à Sentein

Ligne, fermée, de chemin de fer secondaire d'intérêt local, à voie métrique de type tramway électrique

Ligne de
Saint-Girons à Castillon et à Sentein
Image illustrative de l’article Ligne de Saint-Girons à Castillon et à Sentein
Départ du tram n°1 à St Girons.
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Saint-Girons, Castillon-en-Couserans, Sentein
Historique
Mise en service 1911 – 1913
Fermeture 1937
Concessionnaires Société anonyme du gaz et de l'électricité de Saint-Girons
Compagnie des tramways électriques de l'Ariège
Déclassée (à partir de 1938)
Caractéristiques techniques
Longueur 23,75 km
Écartement Voie métrique (1,000 m)
Électrification V  - Hz
Nombre de voies 0
(Anciennement à voie unique)

La ligne de Saint-Girons à Castillon et à Sentein est une ligne de chemin de fer secondaire d'intérêt local, à voie métrique, qui connectait la vallée pyrénéenne du Lez au réseau ferré national à Saint-Girons de 1911 à 1937.

HistoriqueModifier

ChronologieModifier

HistoireModifier

En 1866, Saint-Girons est connecté au réseau ferré national avec la mise en service de la ligne de Boussens à Saint-Girons. Dès lors se pose la question du désenclavement des vallées couserannaises où le développement industriel et minier rend obsolètes les chemins existants[3]. Une étude sur la réalisation d'un réseau de tramways d'intérêt locaux, réalisé au début des années 1890, recommande cependant d'attendre l'achèvement des lignes d'intérêt général de Saint-Girons à Oust et de Saint-Girons à Foix avant d'entreprendre la réalisation d'un tramway entre Saint-Girons et Castillon[4].

Le , la ligne de Saint-Girons à Castillon, prolongée à Sentein est déclarée d'utilité publique, rendue particulièrement nécessaire pour transporter les minerais de plomb et de zinc des mines de Sentein et du port d'Orle. Elle a également été appréciée pour desservir en saison la petite station thermale de Sentein. La construction et l'exploitation de cette ligne sont concédées à la société anonyme du gaz et de l'électricité de Saint-Girons[5]. L'exploitation de la section de Saint-Girons à Castillon débute le [6]. Deux ans plus tard, le , l'intégralité de la ligne est ouverte au trafic voyageurs[7].

Pour compléter le réseau de tramways autour de Saint-Girons, un embranchement desservant la vallée de la Bellongue fut envisagé pour relier Saint-Lary à Castillon[8]. Avec l'essor du transport routier après la première guerre mondiale, celui-ci ne sera pas réalisé. Puis en la ligne est abandonnée au profit de la route. Elle est finalement déclassée le [9].

CaractéristiquesModifier

L'alimentation électrique de la ligne est permise par la construction d'une centrale hydroélectrique à Arrout où une dérivation du Lez permet d'entraîner des turbines par une chute d'eau de 18,25 m[6]. Un dépot-atelier était situé sur cette commune (voir photog. ci-dessus).

Patrimoine ferroviaireModifier

Construit selon le même plan, le bâtiment de certaines gares de cette ligne subsiste notamment à Castillon-en Couserans (transformée en syndicat d'initiative), à Bonac-Irazein... ainsi que le bâtiment plus imposant du dépôt d'Arrout utilisé comme entrepôt.

Transfert routierModifier

Depuis l'arrêt du service ferroviaire, cette liaison, ainsi que l'embranchement de Saint-Lary, est exploité par le service des bus départementaux d'Ariège, partie intégrante du réseau liO depuis dont il constitue la ligne 455.

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d « Liste des chemins de fer secondaires : Ariège (09) : Société anonyme du gaz et de l'électricité de St Girons », sur FACS (consulté le 12 mars 2020).
  2. « Saint-Girons - La commission du Tramway », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne)
  3. Joseph Fra, « Le Tramway de Saint-Girons à Castillon (suite) », L'Ariège pittoresque,‎ , p. 5-6 (lire en ligne)
  4. « Tramways à vapeur du département de l'Ariège. », Rapports et délibérations / Ariège, Conseil général,‎ , p. 69-109 (lire en ligne)
  5. « Déclaration d'utilité publique », Journal officiel de la République française. Lois et décrets,‎ , p. 6029 (lire en ligne)
  6. a et b Joseph Fra, « Le Tramway de Saint-Girons à Castillon (suite) », L'Ariège pittoresque,‎ , p. 6-7 (lire en ligne)
  7. « Tramway électrique de Saint-Girons à Sentein », L'Ariège pittoresque,‎ , p. 8 (lire en ligne)
  8. « Ligne de Castillon à St. Lary. », Rapports et délibérations / Ariège, Conseil général,‎ , p. 23-25;88-106 (lire en ligne)
  9. « Tramways de Saint-Girons à Castillon et à Sentein », Journal officiel de la République française. Lois et décrets,‎ , p. 4103 (lire en ligne)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Collectif, Trains et tramways en Couserans, Saint-Girons, Les Cartophiles Ariègeois, coll. « Mémoire d'Ariège », , 82 p..

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier