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Le Pont Mirabeau

poème de Guillaume Apollinaire
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pont Mirabeau.
Le Pont Mirabeau
Plaque Sous le pont Mirabeau coule la Seine, Paris 16.jpg
Plaque reprenant les premiers vers du poème sur le pont Mirabeau, à Paris.
Informations générales
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Sujets
Incipit
« Sous le pont Mirabeau coule la Seine… »Voir et modifier les données sur Wikidata
Explicit
« …Les jours s'en vont je demeure »Voir et modifier les données sur Wikidata

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Le Pont Mirabeau est un poème du poète français Guillaume Apollinaire paru dans le dernier numéro de la revue Les Soirées de Paris en puis repris en 1913 dans son recueil Alcools, où il figure en deuxième position entre Zone et La Chanson du mal-aimé. Il traite de la disparition de l'amour avec le passage du temps, dont la métaphore est l'écoulement de la Seine sous le pont Mirabeau, à Paris[1]. Une plaque sur ce dernier reprend aujourd'hui les premiers vers du poème.

Elaborations successives du poèmeModifier

Apollinaire a d'abord utilisé la ponctuation dans son poème puis l'a fait disparaître, comme on le constate sur les épreuves manuscrites ou dactylographiées conservées à la bnf ou à la bibliothèque Jacques Doucet[2].

 
Manuscrit de Sous le pont Mirabeau (avec la ponctuation !)

CompositionModifier

Le refrain du poème est repris d'un manuscrit écrit pendant l'incarcération de l'auteur à la prison de la Santé du au .

Dans la culture et les médiasModifier

Le Pont Mirabeau a plusieurs fois été mis en musique. La version de Léo Ferré est sans doute la plus connue, chantée par de multiples interprètes tels qu'Yvette Giraud, Cora Vaucaire, Anne Sofie von Otter, etc. Serge Reggiani, Marc Lavoine et le groupe Pow woW , Desireless et Antoine Aureche (Valfeu) en ont donné chacun leur propre version. Il existe aussi plusieurs versions chorales du poème ; l'une écrite par le chanteur et compositeur québécois Lionel Daunais et une autre traduite en anglais et chantée par le groupe The Pogues. Le Pont Mirabeau figure parmi les poèmes mis en musique par les Têtes raides dans l'album Corps de mots sorti en 2013. Le 24 décembre 1913, Guillaume Apollinaire a enregistré Le Pont Mirabeau et Le Voyageur aux Archives de la Parole, documents sonores conservés à la Bibliothèque nationale de France et écoutables dans Gallica[3].

Liens externesModifier

RéférencesModifier

  1. Voir notamment le commentaire proposé par Alain Frontier, pages148-150 de La Poésie, Belin, collection de poche, 1992.
  2. Apollinaire, Guillaume (1880-1918)., Alcools : manuscrit, Editions des Saints Pères (ISBN 9791095457336, OCLC 992151683, lire en ligne), p.43
  3. [Archives de la parole]. , Le voyageur ; Le Pont Mirabeau ; Marie / Guillaume Apollinaire, aut. ; Guillaume Apollinaire, voix, (lire en ligne)