L'Imposteur (film, 1944)

film sorti en 1944
L'Imposteur
Titre original The Impostor
Réalisation Julien Duvivier
Scénario Marc Connelly
Julien Duvivier
Stephen Longstreet
Lynn Starling
Acteurs principaux
Sociétés de production Universal Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame, guerre
Durée 92 minutes
Sortie 1944


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Imposteur (The Impostor) est un film américain réalisé par Julien Duvivier, sorti en 1944.

SynopsisModifier

Le , Clément, condamné à mort, doit être guillotiné. Il doit son salut à un bombardement et aux papiers du sergent Lafarge, mort dans l'attaque d'un chasseur allemand. Sous l'identité de Lafarge, Clément s'embarque pour Brazzaville, puis part pour le Tchad où il se distingue. Il est promu lieutenant et décoré, mais il se rend compte qu'il a usurpé la gloire de Lafarge qui s'était conduit en héros. Clément révèle la vérité sur son compte à son camarade Monge, qui lui conseille de se taire. Yvonne, la fiancée de Lafarge, découvre l'imposture de Clément, elle renonce à le dénoncer et s'engage comme infirmière. Clauzel, un ancien compagnon de Lafarge, arrive en Afrique et reconnaît en Clément un imposteur. Clément avoue et se voit condamné à la dégradation militaire. Il se porte pourtant volontaire pour une mission dangereuse et meurt héroïquement.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Autour du filmModifier

  • Jean Gabin retrouve le réalisateur Julien Duvivier, après Maria Chapdelaine, Golgotha, La Bandera, La Belle Équipe et Pépé le Moko.
  • L'Imposteur sort en salles d'abord aux États-Unis en , puis en France en 1946, un an après la Libération de la France par les Alliés.
  • Lors de la première diffusion à la télévision américaine, le film a été titré Strange Confession.
  • En 1944, la presse américaine accueille froidement ce film. The New York Times critique la mise en scène et note que Jean Gabin « attend toujours tristement un film à la hauteur de ceux qu'il a tournés en France ». En France, deux ans plus tard, le film n'est pas non plus un succès.
    Dans un entretien à Cinévie, Jean Gabin déclare : « Ce que valent les films tournés à Hollywood, je n'en sais rien. Et ça n'a pas d'importance. On donne en ce moment à Paris, The Impostor. Je n'irai pas le voir. Quand je l'ai fait, il était utile de le faire. J'ai tourné des films dans le goût américain, pour des Américains. C'était eux qu'il fallait toucher alors, et je suis content si j'ai réussi. Si maintenant les Français n'aiment pas ça, ils auront peut-être raison parce que les circonstances ne sont pas les mêmes »[1].
  • L'Imposteur est le second film tourné aux États-Unis par Jean Gabin, après La Péniche de l'amour. Gabin avait décidé de fuir la France, occupée par les nazis, pour le continent américain. Le film est essentiellement un ouvrage de propagande, destiné à populariser auprès du public américain l'image des troupes françaises restées fidèles à De Gaulle. Il est tourné dans un style peu crédible, en anglais, dans des décors typiques de la Californie et des Antilles, avec des véhicules américains censés figurer des transports de troupes français de 1940. En raison de ces piètres qualités, Jean Gabin se désolidarisera du film et refusera d'y prêter sa voix lors du doublage français.
  • Pour ce doublage français, Robert Dalban prête sa voix à Jean Gabin qui ne pouvait le faire pour la raison (officielle) qu'il n'était pas encore démobilisé de l'armée[2],[3].

Notes et référencesModifier

  1. Adrien Gombeaud, « Gabin à Hollywood », Vanity Fair n°6, décembre 2013, pages 176-187.
  2. Salut l'acteur.fr (en archive)
  3. (en) [vidéo] Extrait du film L'Imposteur sur YouTube

Liens externesModifier