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Jules Mohl

orientaliste français
Jules Mohl
Julius Mohl, Porträt.jpg
Portrait de Jules Mohl
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Julius MohlVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Français (depuis le ), AllemandVoir et modifier les données sur Wikidata
Domicile
Paris (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Benjamin Ferdinand Mohl (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint
Mary Mohl (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinction
Père-Lachaise - Division 56 - Mohl 01.jpg
Vue de la sépulture.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mohl.

Jules Mohl (né Julius Mohl le à Stuttgart et mort le à Paris) est un orientaliste allemand ayant pris la nationalité française[1] qui marqua son époque dans le domaine de l'iranologie.

BiographieModifier

Frère de Hugo Mohl, de Robert Mohl et de Moritz von Mohl, il naît à Stuttgart. Il abandonne l'idée de devenir pasteur luthérien et part en 1823 pour Paris, afin de suivre les cours du fameux Silvestre de Sacy, qui était alors considéré comme le professeur le plus important dans le domaine des langues orientales. De 1826 à 1833, il est nominalement professeur assistant à l'université de Tübingen, mais comme il a la permission de voyager à l'étranger, il passe ces années dans les bibliothèques de Paris, Londres et Oxford.

Il démissionne de Tübingen en 1834, pour s'installer définitivement à Paris, où il est nommé en 1844 à l'académie des inscriptions et des belles-lettres. Il est nommé professeur de persan au collège de France en 1847. En fait sa passion pour l'orient ne se limite pas au monde perse, car il s'intéresse aux civilisations voisines. Il sert comme secrétaire, puis comme président à la Société asiatique pendant de nombreuses années. Il meurt à Paris en janvier 1876 et est enterré au cimetière du Père-Lachaise (56e division)[2].

TravauxModifier

Il est chargé par le gouvernement de Charles X de préparer une nouvelle édition en 1826 du Livre des Rois, dont le premier volume est publié en 1838, tandis que le septième et dernier n'était pas terminé lorsqu'il meurt. L'édition de ce dernier volume est travaillée par Barbier de Meynard.

Jules Mohl est resté fameux aussi pour ses rapports annuels concernant les études orientales qu'il présentait à la Société asiatique de 1840 à 1867. Ils furent rassemblés par sa femme après sa mort sous le titre de Vingt-sept ans d'histoire des études orientales (Paris, 1879) et constituent une source d'information de première importance pour l'histoire des études orientales en France et en Occident. C'est ainsi qu'à propos des fouilles de Ninive il écrit ses Lettres de M. Botta sur les découvertes à Khorsabad (1845). Il a publié aussi de façon anonyme, avec Justus Olshausen (1800-1882), des Fragments relatifs à la religion de Zoroastre (Paris, 1829) ; Confucii Chi-king sive liber carminum, ex latina P. Lacharmi interpret atione (Stuttgart, 1830) ; et une édition de Y-King, antiquissimus sinarum liber, ex interpretatione P. Regis (Stuttgart, 1834-1839).

FamilleModifier

Sa femme Mary (1793-1883), était la fille de Charles Clarke, et ayant passé une grande partie de sa jeunesse à Paris, était une amie intime de Madame Récamier, avant son mariage en 1847 avec Jules Mohl. Elle tint pendant quarante ans un salon littéraire à Paris qui réunissait des grands esprits de son époque (dont un certain nombre d'Anglais en séjour ou en visite à Paris). Elle mourut à Paris le 14 mai 1883 et laissa un livre, Madame Récamier; esquisse de l'histoire de la société en France[3].

Le frère aîné de Jules Mohl, Robert (1799-1875), était un juriste et homme d'État éminent. Leur autre frère, Moritz von Mohl (1802-1888), entra au service de l'État dans son jeune âge et devint membre du parlement de Francfort, puis de celui du royaume de Wurtemberg et enfin du Reichstag de l'Empire. Il laissa une œuvre importante concernant les questions politiques et économiques.

Notes et référencesModifier

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  1. Il fut naturalisé par décret du 20 mars 1838. Son dossier de demande de naturalisation, enregistré sous le numéro 3016 X 2 (Archives nationales, BB/11/362), contient une recommandation du préfet de la Seine Rambuteau (1er mars 1834) : « Il est venu à Paris depuis dix ans environ où il exerce la profession de Maître de langue étrangère. Il y fréquente aussi les Écoles orientales pour se fortifier dans la connaissance des littératures arabe, persane et chinoise dont il fait sa principale étude. L’étendue de ses connaissances lui assigne, dit-on, un rang distingué parmi les jeunes savants qui donnent le plus d’espérance. »
  2. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 253
  3. (en) Madame Récamier, with a Sketch of the History of Society in France (London, 1862)

Liens externesModifier