Joseph Higonet

colonel français

Joseph Higonet
Joseph Higonet
Portrait d'époque du colonel Joseph Higonet.

Naissance
Saint-Geniez-d'Olt
Décès (à 34 ans)
Poppel[Note 1]
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Colonel
Années de service 1792 – 1806
Conflits Guerres de la révolution et guerres napoléoniennes
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile : 18e colonne

Joseph Higonet (né le à Saint-Geniez-d'Olt et mort le à Poppel[Note 1]) était un colonel français pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire.

BiographieModifier

Joseph était le deuxième enfant et le premier garçon d'une fratrie de 9 enfants (il était le frère aîné du futur général Philippe Higonet). Il naquit à Saint-Geniez-d'Olt le de Joseph Higonet, maître apothicaire et de Marie Massabuau (la maison où exerçait le père et où naquirent les frères Higonet est située place du marché, une plaque de marbre célèbre la mémoire des « enfants du pays »).

Entré au service comme capitaine au 2e bataillon de volontaires de l’Aveyron le , employé aux armées des Alpes de 1792 à 1793, il participe de septembre à au siège de Toulon et y est blessé au feu à l’épaule gauche. Capitaine de la 56e demi brigade de bataille en 1794, il fait la campagne d’Italie de 1794 à 1797 et se distingue à la bataille de Rivoli où sa compagnie s’empare de trois pièces de canons le .

Le capitaine Higonet prend part à l’expédition Égypte de 1798 à 1801 se signale à la bataille des Pyramides le et à la prise d’El-Arich où il reçoit un coup de feu au visage le . Il est encore blessé à deux reprises au siège de Saint-Jean d’Acre en 1799 puis d’un coup de pistolet à la tête à bataille d'Héliopolis en s’élançant en premier sur les batteries turques. Le il est blessé à nouveau d’un coup de feu à la main gauche à la bataille d’Alexandrie, il est promu adjudant commandant par le général en chef de l’armée d’Orient le de la même année.

Major des grenadiers à pieds de la Garde des consuls le , Higonet est nommé colonel du 108e régiment en ligne le . Il prend part en cette qualité à la campagne de 1805 en Autriche, se signale à la prise du pont de Marienzell le et à la bataille d'Austerlitz le . Dans son rapport au maréchal Davout, le général Friant ne tarit pas d’éloges sur le colonel du 108e : « Que ne doit-on pas dire de l’intrépide Higonnet, qui semble ne rechercher que l’occasion de se signaler et de se couvrir de gloire en se montrant tour à tour chef et soldat ? ». « À de pareils officiers, ajoute Friant, on ne doit pas d’apostille ; leur réputation les devance, les faits parlent pour eux ».

Il participe à la campagne de Prusse et à la bataille d'Auerstaedt. À la tête de son 108e régiment de ligne (division Friant), il pénètre dans le village de Poppel, en chasse les Prussiens, capture un drapeau, trois canons et fait un grand nombre de prisonniers. C’est là, ce , qu’il est tué.

Son nom est inscrit sur le pilier Est de l’arc de triomphe de l'Étoile à Paris. Il est souligné, ce qui signifie qu’il est mort au combat. Seuls quatre colonels eurent cet « honneur ».

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. a et b Actuellement, Poppel fait partie de la municipalité de Lanitz-Hassel-Tal dans le Burgenlandkreis, en Saxe-Anhalt.

RéférencesModifier