Johann Christoph Sturm

physicien allemand
Johann Christoph Sturm
Image dans Infobox.
Portrait de J. C. Sturm, gravé par Wolfgang Kilian.
Biographie
Naissance
Décès
Pseudonymes
Alethophilus von Uranien, von Uranien Alethophilus, von Uranien AletophilusVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
École latine de Weissenburg (d)
Université Friedrich-Schiller d'IénaVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Dir. de thèse
Erhard Weigel, Johannes de Raey (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Johann Christoph Sturm, né le à Hilpoltstein en duché de Palatinat-Neubourg, mort le à Altdorf, est un astronome[1] et mathématicien allemand.

BiographieModifier

 
Illustration à Excerpta ex literis... publiée sur les Acta Eruditorum, 1690

Johann Christoph Sturm est le fils de Johann Eucharius Sturm et de Gertraud Bock. À partir de 1646, il étudie à l'école latine de Weissenburg, en Saint-Empire. En 1653, il est l'élève du théologien Daniel Wülfer, professeur de logique, de métaphysique et de physique à Nuremberg. Entre 1656 et 1662, il étudie les mathématiques, la physique et la théologie à Iéna et à Leyde. Par la suite, Sturm enseigne brièvement à Nuremberg, puis, en 1664, il est nommé pasteur à Deiningen (près de Nördlingen). En 1669, il devient professeur de mathématiques et de physique à l'université d'Altdorf, où il demeure jusqu'à sa mort. Nommé plusieurs fois doyen de la faculté de philosophie, il se marie trois fois et neuf enfants lui survivront. Il s'éteint en à la suite d'un accident cardiaque.

Sturm est l’un des premiers cartésiens allemands. Philosophiquement proche de l'occasionnalisme, en physique il tente de le concilier avec la tradition aristotélicienne[2]. Il est considéré comme un des fondateurs de la philosophie éclectique à l'aube du siècle des Lumières. Le De ipsa natura de Leibniz (1698) présente ses thèses et leur critique[2].

TravauxModifier

  • (la) Aristoteles Mathematicus, 1660 (Aristote mathématicien)
  • (la) Universalia euclidea, La Haye, 1661 (les universaux euclidiens)
  • (de) Des unvergleichlichen Archimedis Sand-Rechnung, Nürnberg, 1667
  • (la) De Terrae-Motibus, 1670 (à propos des tremblements de terre)
  • (la) Collegium Experimentale, Sive Curiosum, 1re partie, 1676
  • (de) Sonnenuhrkunde, 1681 (un manuel sur les cadrans solaires)
  • (de) Die große Konjunktion, 1683 (La grande conjonction)
  • (la) Collegium Experimentale, Sive Curiosum, 2e partie, 1685
  • (la) Physica electiva sive hypothetica, vol. 1 (1697) et 2 (1698)
  • (la) Philosophia eclectica, 1698
  • (la) Mathesis juvenilis, 1699/1701 (un manuel de mathématiques pour la jeunesse)

BibliographieModifier

  • (de) Volker Herrmann et Kai Thomas Platz, Johann Christoph Sturm 1633-1703. Schriftenreihe Museum Schwarzes Ross 3, Verlag Dr. Faustus, 2003, (ISBN 3933474264).
  • (de) Michael Albrecht, Eklektik: Eine Begriffsgeschichte mit Hinweisen auf die Philosophie- und Wissenschaftsgeschichte (Quaestiones), frommann-holzboog, 1994, (ISBN 3772816290), p. 309-357.

RéférenceModifier

(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Johann Christoph Sturm » (voir la liste des auteurs).
  1. Excerpta ex literis, Acta Eruditorum, Leipzig, (lire en ligne), p. 65
  2. a et b Leibniz De la nature en elle-même, ou de la Force inhérente aux choses créées et de leurs actions, pour servir de confirmation et d éclaircissement à la Dynamique de l auteur, traduit du latin par Paul Schrecker, Vrin, 2001, p. 193 (aperçu en ligne).

Voir aussiModifier

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