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Officier général francais 4 etoiles.svg (Jean) Georges Alexandre Rignot
Naissance
Riom (Puy-de-Dôme)
Décès (à 51 ans)
16e arrondissement de Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Roundel of France.svg Aéronautique militaire
Grade Général de corps aérien
Années de service 1914-1945
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale

(Jean) Georges Alexandre Rignot, né le à Riom (Puy-de-Dôme) et mort le dans le 16e arrondissement de Paris[1], était un aviateur militaire français. Il a battu un record du monde et a fini sa carrière au grade de général de corps aérien.

BiographieModifier

Première Guerre mondialeModifier

Georges Alexandre Rignot est le fils d'Eugène Alexandre Rignot (1863-1930), officier dans l'infanterie. Au début de la Première Guerre mondiale, Eugène Alexandre Rignot a le grade de chef de bataillon et commande le 1er bataillon du 119e régiment d'infanterie. Blessé lors de la bataille de Guise le , il se voit décerner une citation à l'ordre de l'armée[1] :

« Officier supérieur d'une valeur indiscutable. Calme au feu, s'est bien comporté dans les combats des 22 et 23 août 1914. S'est particulièrement distingué les 29 et 30 août dans les combats autour de Guise où il a entraîné brillamment son bataillon. Le 30 août, quoique blessé, ne s'est retiré que lorsque le régiment eut reçu l'ordre de cesser le combat. »

À cette époque, Georges Alexandre est admis à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (ESM). Lorsqu'il arrive au 119e RI, le , son père n'y sert déjà plus : il est affecté au dépôt. Affecté comme sous-lieutenant à la 5e compagnie, Georges Alexandre est évacué vers l'arrière pour fatigue extrême le , à la suite d'une contusion par éclat d'obus. Il revient au 119e RI le . Il est blessé lors de l'attaque du bois de la Folie le . Il est nommé lieutenant le [1].

Il passe dans l'l'aviation en 1917. Détaché à l'escadrille C4 en avril 1917, il est blessé le , ce qui lui vaut à son tour une citation[1] :

« Officier observateur d'une grande bravoure. A fait preuve des plus belles qualités d'énergie, d'audace et d'entrain en exécutant, en avion, des reconnaissances au cours desquelles son appareil fut plusieurs fois atteint par le feu de l'ennemi. A été grièvement blessé, le 23 juin 1917, au cours d'une mission exécutée sur les premières lignes dans les conditions les plus difficiles. Deux blessures antérieures. »

Entre-deux-guerresModifier

Après la guerre, il reste dans l'armée comme capitaine aviateur, et vole avec Dieudonné Costes[1]. Les deux aviateurs battent le record du monde de distance en ligne droite et sans escale le , en réalisant un vol entre Paris et Djask en Iran, soit 5 396 km[2] parcourus en 32 heures à bord d’un Breguet 19[3]. Ils battent ainsi le précédent record établi par Léon Challe et René Weiser, détenteurs du titre, qui avaient réalisé un vol de 5174 kilomètres en 27 heures et 15 minutes, du Bourget à Bandar Abbas (Perse)[4].

Toujours avec Dieudonné Costes, le capitaine Rignot réalisa Paris-Calcutta en 1926. Mais ils échouent dans une tentative de raid sans escale vers Tchita (Sibérie). Au terme d'un vol de 29 heures et 30 minutes, le mauvais temps contraint les deux aviateurs à renoncer devant les monts Oural. Puis il participe à la Croisière noire[2],[5].

Le , avec Lucien Girier, il relia Paris à Téhéran sans escale.

Seconde Guerre mondialeModifier

Le général de corps aérien Rignot décède le dans le 16e arrondissement de Paris. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse à Paris (9e division)[2], dans le même caveau que le capitaine aviateur Ludovic Marie René Arrachart[4],[5].

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h et i « Officiers du 119e RI : noms commençant par R » (consulté le 16 février 2019).
  2. a b et c Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Tallandier, , 1129 p. (ISBN 2-84734-060-2), p. 895.
  3. (en-GB) Super User, « Fai Record File », sur www.fai.org (consulté le 23 juillet 2017)
  4. a b c d et e Stéphanie Meyniel, « Carte postale sur l’Aviation – Dieudonné Coste et Jean Rignot », sur Cartes Postales Anciennes, (consulté le 16 février 2019).
  5. a et b François Ribailly, « Ludovic Arrachart et général Rignot », sur Aérostèles, lieux de mémoire aéronautique, (consulté le 16 février 2019).

BibliographieModifier