Jean Grellier

homme politique français

Jean Grellier
Illustration.
Fonctions
Député de la 3e circonscription des Deux-Sèvres

(5 ans)
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe
Groupe politique SRC puis SER
Prédécesseur Jean-Marie Morisset
Successeur Jean-Marie Fiévet
Député de la 4e circonscription des Deux-Sèvres

(4 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 17 juin 2007
Législature XIIIe
Groupe politique SRC
Prédécesseur Dominique Paillé
Successeur Circonscription supprimée
Maire de Cerizay

(25 ans et 2 jours)
Successeur Johnny Brosseau
Conseiller régional de Poitou-Charentes

(3 ans, 3 mois et 4 jours)
Successeur Françoise Bély
Biographie
Date de naissance (73 ans)
Lieu de naissance Moncoutant (Deux-Sèvres)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Profession Agriculteur

Jean Grellier, né le à Moncoutant (Deux-Sèvres), est un homme politique français. Il fut député PS des Deux-Sèvres de 2007 à 2017, Vice-président de la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, Vice-président de la Région Poitou-Charentes (2004-2007) et Maire de Cerizay (1983-2008).

BiographieModifier

Jean Grellier entame sa carrière professionnelle dans le monde agricole, comme aide familial dans l'exploitation agricole de son père à l'Églaudière de Moncoutant, puis animateur au centre des jeunes agriculteurs de Charente-Maritime, et responsable de zone au sein d’une coopérative agricole, la CAVAC. Il sera responsable de secteur à la CAVAC pendant 20 ans.

Il dirige ensuite une société de transport de voyageurs, la SCODEC, entre 1993 et 2004. L'entreprise est en statut SCOP, ce qui oblige à la concertation entre l'équipe dirigeante et les salariés, ainsi que la participation active des employés pour la réussite. Jean Grellier fait valoir ses droits à la retraite le .

Il obtient son premier mandat électoral en 1976, à moins de 30 ans, à Cerizay, où il devient conseiller municipal. Dès les élections suivantes, en 1983, il est élu maire de Cerizay, sous l'étiquette du Parti socialiste, alors que la ville n'est pas traditionnellement de gauche et que ces élections sont très défavorables au PS au niveau national (seule Édith Cresson fait basculer à gauche une ville de plus de 30 000 habitants). La ville accueille l'entreprise Heuliez, constructeur automobile (certaines années 4e plus gros constructeur Français), et la vitalité de la société aide au développement de Cerizay. Jean Grellier mène une politique d'ouverture envers les ouvriers Portugais venus nombreux à Heuliez, via notamment la création de conseils représentatifs. Il est réélu, souvent au premier tour, en 1989, 1995 et 2001. Il ne se représente pas en 2008, ne voulant pas cumuler les mandats et voulant se consacrer à sa fonction de Député.

Fort de son mandat municipal, il accède à la vice-présidence de la Communauté de communes Delta-Sèvre-Argent en 1993 et à la présidence du Syndicat du Val de Loire en 1995. Il gardera ces deux mandats sans discontinuer jusqu'en 2008.

Il est candidat en aux élections régionales. Il se situe en deuxième position sur la liste Deux-Sèvres, derrière Ségolène Royal. La liste est cette année-là la mieux élue de toute la France. Il devient vice-président de la Région, chargé du développement économique et de l’emploi. Lors de la campagne présidentielle de 2007, Ségolène Royal étant absente de la Région, il en assure la présidence collective de facto avec les autres vice-présidents.

Il ne s'est pas représenté aux Municipales de 2008, laissant le mandat de Maire à Johnny Brosseau.

Après son échec aux législatives de 2002, il est de nouveau candidat en 2007. Il adopte le thème du « Territoire gagnant » et se rend dans toutes les communes de la circonscription. Jean Grellier fait le pari d'une campagne de terrain alors que son adversaire UMP clame qu'il sera nommé ministre s'il est élu. Alors qu'il accuse 9 points de retard au premier tour, il remporte ces élections le en battant le député sortant Dominique Paillé (UMP) avec 51,41 % des voix exprimées. Il abandonne dès lors son mandat régional.

Il inaugure la route nationale en 2 fois 2 voies entre Cholet et Le Pin, qui représente une portion de la route Cholet-Poitiers promise en 1986 par le Gouvernement Chirac. En 2011 il obtient les 10 millions d'euros restant, nécessaires au tronçon entre Le Pin et Bressuire.

En tant que Député, Jean Grellier s'est battu pour la concertation autour du dossier de l'Hôpital Nord Deux-Sèvres sur le site de Faye l'Abbesse. Malgré les relances, les crédits attendus depuis 2010 par le Gouvernement Fillon n'ont jamais été attribués mais le projet a été sauvé in-extremis et placé dans le « plan Hôpital 2012 ».

Jean Grellier a agi activement pour sauver l'entreprise Heuliez et ses centaines d'emplois. Il a obtenu l'aide de la Région Poitou-Charentes (2,5 millions d'euros au dernier versement) et a appuyé la mutation du constructeur vers le véhicule électrique, persuadé de l'avenir de ce marché. Il témoigne de son action dans un livre, « Territoire et Industrie ».

En 2011 il lance la concertation « Agriculture et territoire » avec un questionnaire envoyé aux 2000 exploitants agricoles de la circonscription puis la constitution de groupes de travail dégageant dix actions à mener pour conserver une agriculture dynamique, respectueuse et efficace en nord Deux-Sèvres.

En mai 2012, il annonce son intention de se représenter[1] sur la même circonscription. Bernard Paineau (Maire de Mauzé-Thouarsais, vice-président de la Communauté de communes du Thouarsais et chef d'entreprise) est son suppléant. Il adopte le slogan « Un territoire rassemblé pour réussir le changement » et décline de nouveau le thème du « Territoire gagnant ». Après avoir obtenu 48 % des voix dès le premier tour face à 11 candidats, il est présent au second tour face à Philippe Mouiller (UMP) - maire de Moncoutant) et obtient 58 % des suffrages au second tour.

À l’Assemblée, il est membre et élu vice-président de la Commission des affaires économiques. En 2013 il est président de la commission d'enquête sur la situation de la sidérurgie et de la métallurgie en France. Il est également nommé responsable du groupe socialiste pour le projet de loi relatif à l'économie sociale et solidaire, adopté en première lecture à l'Assemblée le , et adopté par les deux chambres parlementaires, devenant la Loi du 31 juillet 2014 publiée au Journal officiel du .

En 2017 il choisit de ne pas se représenter, après 2 mandats comme Député.

PolémiqueModifier

Jean Grellier fait partie d'une vingtaine de députés mis en cause par l'association Pour une démocratie directe pour avoir acheté leur permanence parlementaire en utilisant leur indemnité représentative de frais de mandat (IRFM). Il a en effet acquis sa permanence en 2008 grâce à un prêt de l'Assemblée nationale qu'il rembourse à hauteur de 600 euros mensuels grâce à cette indemnité. Jean Grellier déclare ne pas savoir ce qu'il fera de la permanence à la fin de son mandat, mais affirme ne pas souhaite faire une plus-value, et ajoute qu'il préférerait que les choses soient claires (...). Il pourrait y avoir un local public dans chaque circonscription, ou une interdiction d'acheter sa permanence.[2].

Détail des fonctions et des mandatsModifier

Mandats et fonctions locales
Mandats et fonctions régionales
Mandats parlementaires

Notes et référencesModifier

  1. Jean Grellier lance sa campagne - Nouvelle République (12 avril 2012).
  2. « Ces députés qui deviennent propriétaires grâce à leur indemnité de frais de mandat : Jean Grellier s'explique - France 3 Nouvelle-Aquitaine », France 3 Nouvelle-Aquitaine,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2017)

Liens externesModifier