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Jean-Pierre de Vincenzi

entraineur, dirigeant de basket-ball français
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Jean-Pierre De Vincenzi, également connu sous le diminutif JPDV, né le 27 mars 1957 à Marmande, est un ancien entraîneur et dirigeant de basket-ball français. Il a occupé les fonctions de directeur technique national (DTN) et de directeur général de la Fédération française de basket-ball, puis celle de directeur général de l'INSEP avant d'être nommé Inspecteur général de la Jeunesse et des Sports.

BiographieModifier

Basket-ballModifier

Il effectue toute sa carrière au sein de la famille fédérale en tant que conseiller technique régional du Limousin, après avoir été capitaine de l'équipe de France militaire au bataillon de Joinville sous les ordres de Jean Luent. Puis il prend ensuite en charge des équipes de jeunes au sein de la direction technique nationale française. Rapidement il intègre les staffs des équipes nationales cadettes et juniors féminines. En 1986, il devient l’adjoint de Francis Jordane en équipe de France espoirs. En 1988 il devient entraîneur de l’équipe de France juniors masculins occupant parallèlement le poste d’assistant de l’équipe de France séniors.

En 1992, il mènera l’équipe de France junior au titre européen : les joueurs majeurs de cette équipe sont Laurent Sciarra, Laurent Foirest, Olivier Saint-Jean (qui choisit plus tard de porter le nom de Tariq Abdul Wahad) et Cyril Julian[1],[2]. C'est le premier titre européen d'une équipe nationale dans l'histoire du basket-ball français[3].

En 1993, il est nommé manager général des équipes de France seniors et entraîneur de l'équipe de France A'.[réf. nécessaire]

En , il succède à Michel Gomez à la tête de l'équipe de France[4]. Grâce à la quatrième place lors du championnat d'Europe 1999[5] qui se déroule en France[3], l'équipe de France obtient sa qualification pour les Jeux olympiques d'été 2000 de Sydney[6]. Sous sa houlette, l'équipe de France y obtient la médaille d'argent, battue par les États-Unis en finale. Après cette compétition, il décide de quitter le poste d'entraîneur[7], son adjoint Alain Weisz prenant sa succession[8]. Sous sa direction, l'équipe de France joue un total de 81 matchs, pour un bilan de 50 victoires et 31 défaites[7]. Il cumule depuis 1997 les postes d'entraîneur et de directeur technique national (DTN)[9], poste qu'il continue d'assumer.

Sous sa direction à la tête de direction technique nationale, les équipes nationales remportent un nombre alors jamais atteint de médailles : chez les équipes séniores, l'équipe de France féminine remporte deux titres européens, en 2001 sous la direction d'Alain Jardel[10],[11], et 2009[12], la médaille de bronze en 2011[13] et la médaille d'argent Jeux olympiques 2012 de Londres[14]. La sélection masculine, outre la médaille d'argent aux Jeux olympiques de Sydney de 2000, remporte la médaille de bronze du championnat d'Europe 2005[15], et la médaille d'argent en 2011[16], cette dernière qualifiant l'équipe de France pour les Jeux olympiques de Londres 2012. Avec les sélections masculines jeunes, La France remporte les titres européens en 2004 chez les 16 ans et moins, en 2006 chez les 18 ans et moins, en 2010 chez les 20 ans et moins. Les sélections féminines sont championnes d'Europe en 2001 et 2007 pour les 16 ans et moins, en 2005 et 2009 chez les 20 ans et moins et en 2012 avec les 18 ans et moins. Les sélections de jeunes remportent également de nombreuses médailles d'argent et de bronze.

Afin de préparer la Fédération française de basket-ball aux évolutions futures qui l’attendent, le comité directeur fédéral, sous la direction d'Yvan Mainini réélu pour un cinquième mandat depuis quelques mois, lui demande de piloter sa réorganisation opérationnelle[9]. Ainsi, le , il prend les fonctions de directeur général de la Fédération française de basket-ball[17].

Direction de l'INSEPModifier

En , la ministre des Sports Valérie Fourneyron nomme de Vincenzi à la direction générale de l'INSEP, nomination qui est effective en mars[18].

Durant son mandat à la tête l’INSEP, l’activité de cet EPSCP (Établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel)[19][source insuffisante] sera fortement axée sur :

  • l’émergence d’un projet d’établissement (le premier dans l’histoire de cette entité) fortement axé sur le traitement de la haute performance[19][source insuffisante]
  • la mission d’optimisation de la performance des fédérations olympiques et paralympiques(MOP) afin de mieux évaluer l’action des fédérations olympiques et paralympiques et leur proposer un accompagnement afin de les aider à atteindre les plus hautes marches des podiums.
  • la mission Grand INSEP (MGI) sur la base d’un réseau des établissements publics et privés labellisés, organisés pour et capables de répondre aux besoins liés à la préparation des athlètes de haut niveau
  • la création d’un lieu unique de rassemblement des différentes entités du sport français (CNOSF, Ministère des Sports, MOP, MGI, ASDTN, CPSF) afin de permettre une meilleure coordination entre ces dernières et un service plus efficace aux fédérations et à leurs DTN et entraineurs nationaux.
  • un travail de positionnement à l’international afin que cet établissement d’ampleur nationale acquière une dimension internationale.
  • la réorganisation fonctionnelle de l’établissement en pôles d’activités, afin de faciliter un travail transversal entre les différentes entités de l’INSEP et une meilleure activité en « modes projets » entre les différents spécialistes, au service des athlètes et des entraîneurs.
  • la pérennité structurelle de l’INSEP, par la mise en œuvre d’un plan pluriannuel d’investissement autofinancé en alimentant fortement un fonds de roulement (qui a doublé entre 2012 et 2015, passant de 8,3 millions d'euros en 2012 pour atteindre 16,8 M€ en 2015) soulignant ainsi une gestion financière vertueuse[19][source insuffisante]
  • un travail de développement de la marque « INSEP » avec la création de supports de communication dont une WEB TV (INSEP TV).

L’année 2016 se solde, au niveau de la scolarité des jeunes athlètes, par une réussite de 100 % au baccalauréat avec 75 % de mentions. Au niveau des résultats sportifs, alors que ceux-ci présenteront un caractère historique aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro avec 42 médailles françaises, 86 % de ces médaillés auront été accompagnés durant leur préparation par les services de l’INSEP.

À l’issue de son mandat de quatre années, en , Jean Pierre de Vincenzi est nommé Inspecteur général de la Jeunesse et des Sports[20].

CritiquesModifier

Dans un article paru dans le Canard Enchainé il est évoqué l'organisation d'une délégation de l'iNSEP aux JO de RIO à laquelle neuf personnes n'appartenant pas à l'INSEP auraient participé. Cette information ferait l'objet d'une enquête car il conteste la version telle que présentée et les chiffres donnés dans cet article [21].

Son bilan à la tête de l'INSEP serait également jugé calamiteux par certains présidents de fédérations nationales sportives qui pour autant ne sont pas nommés ce qui laisse planer un sérieux doute sur l'exactitude de cette information [22], alors que dans le même temps l'INSEP défend avec vigueur le bilan de son directeur général [23].

PalmarèsModifier

Le palmarès de Jean-Pierre de Vincenzi en tant qu'entraîneur est :

BibliographieModifier

  • Collectif, la grande histoire du basket français, L'Équipe, , 224 p. (ISBN 9782915535563).

Notes et référencesModifier

  1. « L’EDF Juniors de Jean-Pierre de Vincenzi remporte son 1er Euro en 1992 », sur basket-retro.com.
  2. Alexandre Fache, « Laurent Sciarra, un meneur dans l'ombre », sur humanite.fr, .
  3. a et b Alexandre Fache, « Comment les Bleus sont sortis de l'ombre », sur humanite.fr, .
  4. Alexandre Fache, « Douze hommes dans le même panier », sur humanite.fr, .
  5. « Vincenzi se confie », sur letelegramme.fr, .
  6. Frederic Potet, « En s'imposant de justesse face à la Turquie (66-63), jeudi 1er juillet, l'équipe de France de basket s'est qualifiée pour les demi-finales du championnat d'Europe et a obtenu son billet pour les JO de Sydney en l'an 2000 », sur lemonde.fr, .
  7. a et b « Basket : de Vincenzi jette l'éponge », sur humanite.fr, .
  8. Benoît Baume, « Weisz, le pédagogue des parquets », sur liberation.fr, .
  9. a et b Ar. L., « De Vincenzi, directeur général ! », L'Équipe,‎ .
  10. Richard Sengmany, « Les Euros des Bleues, Le Mans 2001, la France, Reine d’Europe à domicile », sur basket-retro.com, .
  11. Collectif 2007, p. 116-117.
  12. « La France, reine d'Europe », sur eurosport.fr, .
  13. « Les Françaises en bronze, les Russes en or », sur francetvinfo.fr, .
  14. « L'argent fait le bonheur », sur lequipe.fr, .
  15. Collectif 2007, p. 100-102.
  16. Christophe Remise, « L'Espagne était trop forte pour les Bleus de Tony Parker », sur lefigaro.fr, .
  17. « FFBB : Officiel pour De Vincenzi », sur sports.fr, (consulté le 14 juillet 2011).
  18. Yann Casseville, « Jean-Pierre De Vincenzi à la tête de l'INSEP », sur eurosport.fr, Basket News,
  19. a b et c CCAMP, « Bilan et réalisations INSEP sous la direction de Jean-Pierre de Vincenzi », sur INSEP, (consulté le 4 juin 2019).
  20. Laurent Mauduit, « Nomination controversée à l’Inspection générale de la jeunesse et des sports », sur mediapart.fr, .
  21. https://www.lequipe.fr/Tous-sports/Actualites/Jean-pierre-de-vincenzi-conteste-les-chiffres-du-canard-enchaine-sur-des-depenses-aux-jo-de-rio/954845
  22. https://www.basketeurope.com/livenews-fr/388750/le-bilan-de-jean-pierre-de-vincenzi-a-la-tete-de-linsep-serait-calamiteux/
  23. « L'INSEP défend son Directeur Général, Jean-Pierre De Vincenzi », sur Basket Europe, (consulté le 4 juin 2019)