Jean-Pierre-Antoine Rey

général français

Jean Pierre Antoine Rey
Jean-Pierre-Antoine Rey
Le général de brigade Jean-Pierre-Antoine Rey.

Naissance
Puylaurens, Tarn
Décès (à 74 ans)
Puylaurens, Tarn
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1786-1832
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis

Jean Pierre Antoine Rey, né le à Puylaurens dans le Tarn et mort le dans cette même ville, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

BiographieModifier

Du simple soldat au colonelModifier

Il entre en service le , comme soldat dans le régiment de Bourgogne, où il passe caporal le et fourrier le 1er juillet suivant. Il fait les campagnes de cette année-là à l’armée des Alpes et entre comme sous-lieutenant dans le 1er bataillon des côtes maritimes le . Affecté à l’armée des Pyrénées orientales, il se trouve le à la reprise du poste de Vernet, puis à la bataille de Peyrestortes où il franchit un des premiers les retranchements espagnols. Le lendemain, il est nommé capitaine adjudant-major par les représentants du peuple en mission près de l’armée des Pyrénées orientales, avant de prendre une part importante dans l’enlèvement des hauteurs de Villelongue le .

En , Rey rejoint l’armée d’Italie, et le , il se trouve à l’affaire en avant du Bourguet. Il combat ensuite à Montenotte le ainsi qu’à Millesimo le . Il se distingue le suivant lors de la bataille de Fombio et le à la prise de Pizzighettone. Il est au blocus de Mantoue et fait partie de l’expédition en Romagne. Il se bat à Bassano le , à Governolo le (où sa brigade s’empare de cinq bouches à feu et fait 1 400 prisonniers) et enfin à la bataille du pont d'Arcole du 15 au . Le deuxième jour de la bataille, il passe le canal à la tête des tirailleurs sous le feu de l’ennemi et est blessé le 17 d’un coup de feu au coude gauche alors qu'il excite le courage de ses soldats. Il est promu chef de bataillon le . Le , Rey prend part au combat d’Anghiari puis à la bataille de Valvasone le .

En 1798, il continue ses services en Belgique, puis dans l’armée de Batavie sous les ordres du général Brune et est blessé à la cuisse droite le lors de la Bataille de Castricum. En 1800, il est affecté à l’armée du Rhin et se trouve à la bataille de Biberach le ainsi qu’à celle de Hohenlinden le . En garnison à Lille en 1803, Rey devient adjudant commandant et est employé en cette qualité au camp de Bruges le . Il est nommé colonel du 57e régiment d’infanterie de ligne le suivant, puis il est fait chevalier de la Légion d’honneur le et officier de l’ordre le .

Général de l'EmpireModifier

De 1805 à 1807, il participe aux campagnes d’Autriche, de Prusse et de Pologne. Avec la 2e division du 4e corps de la Grande Armée, il participe au combat de Memmingen le ainsi qu’à la bataille d’Austerlitz le . Il est fait commandeur de la Légion d’honneur le de la même année. En 1806, Rey est à Iéna le , à la prise de Lübeck le , à Pultusk le et à la bataille d'Eylau le . Il fait des prodiges le à la bataille d'Heilsberg et à la prise de Königsberg. Promu général de brigade le et chevalier de la Couronne de fer le suivant, il part pour l'Espagne le en tant que commandant de la 2e brigade du 4e corps d’armée chargée d’escorter le roi Joseph de Bayonne à Madrid. Il est créé baron de l’Empire le avant d'être blessé à la bataille de Talavera le de la même année.

Le , il tue 400 insurgés et fait prisonnier le colonel Valdivia qui les commandait. Le , il commande une brigade d’infanterie de la 2e division du 4e corps, et au mois de , il participe au siège de Tarifa. Il se distingue le à la bataille de Vitoria ainsi que les 28 et à la bataille de Sorauren. Le , à la suite de la mort du général Conroux, il prend le commandement de la division est assiste à la bataille d’Orthez le , puis le à la bataille de Toulouse.

D'un régime à l'autre, 1814-1842Modifier

Lors de la Première Restauration, le général Rey est fait chevalier de Saint-Louis le et prend le commandement du département des Basses-Pyrénées le . À son retour de l’île d’Elbe, l’Empereur le maintient dans ses fonctions mais il est finalement mis en disponibilité le . Placé en non activité le 1er décembre de la même année, il est compris comme disponible dans le cadre d’organisation de l’état-major général le et demeure dans cette position jusqu'au . Rappelé à l’activité après la Révolution de juillet, il est nommé commandant des départements du Puy-de-Dôme et du Cantal le . Passe à celui du Cantal seul le , et à celui du Puy-de-Dôme le , il est admis à la retraite le . Le général Rey meurt le à Puylaurens, sa ville natale.

Titres, décorations, honneurs…Modifier

DotationsModifier

  • Le , donataire d’une rente de 4 000 francs en Westphalie.

ArmoiriesModifier

Figure Blasonnement
Armes du baron Jean Pierre Antoine Rey et de l'Empire

Coupé d'azur et de sable, l'azur à la barre d'or accompagnée de deux étoiles du même ; le sable à la forteresse, flanquée de deux tours et entourée de remparts, le tout d'or surmonté d'un L. d'argent : franc-quartier des barons tirés de l'armée.

Notes et référencesModifier

  1. Registres de lettres patentes de collation de titres et d'armoiries et armorial PLEADE"

BibliographieModifier