Jean-Marie Vergez

général français de la Révolution et de l'Empire

Jean-Marie Vergez
Jean-Marie Vergez

Naissance
Saint-Pé-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées)
Décès (à 74 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade lieutenant-général
Années de service 17781815
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis

Jean-Marie Vergez[1], né le à Saint-Pé-de-Bigorre, et mort le à Paris, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

FamilleModifier

Il est le fils de Pierre Vergès et de Marie Lias.

État de serviceModifier

En 1778, il s'engage dans le régiment de Condé-Infanterie. En 1787, on le retrouve dans le régiment de Saintonge.

Il s'inscrit comme garde national à Paris en 1789. Puis il participe, sous les ordres du général Servan aux opérations des Pyrénées. Il est nommé capitaine au 1er bataillon des Chasseurs montagnards en 1793.

En 1796, il est affecté à l'Armée des côtes de l'Océan commandée par le général Hoche. C'est pendant cette affectation qu'il s'est rendu célèbre par l'arrestation de Charette. Cela lui a valu les félicitations du département des Hautes-Pyrénées le 4 floréal an IV, et la commune de Saint-Pé-de-Bigorre l'a proclamé héros glorieux au cours d'une cérémonie solennelle le 10 pluviôse.

Il est promu chef de bataillon le . Il est affecté à l'armée d'Italie et se distingue à Lestorla, il est blessé deux fois à Novi. En 1799, le général Macdonald le nomme chef de brigade.

En 1801, il est dans l'armée des Grisons. De 1805 à 1807, il est en Autriche, en Pologne. Il est blessé trois fois à la bataille d'Iéna. Il est nommé général de brigade le .

En 1807 il commande sous le maréchal Mortier l'armée d'observation contre les Suédois envoyée en Poméranie, il défend Berlin, puis les poursuit jusqu'à Stralsund, mais blessé et devenu incapable de servir, il est mis en disponibilité. Il est cependant envoyé à l'armée d'Italie en .

Il est fait baron d'Empire le et envoyé au 7e Corps de l'armée d'Espagne en Catalogne où il est de nouveau blessé en 1809. Il doit participer aux combats de guérillas en Espagne et est victorieux à Daroca et Téruel. Il est fait commandeur de la Légion d'honneur le .

Il fait partie de la Grande Armée, il participe à la campagne de Saxe, puis à la campagne de France et à la défense de Paris.

Il est promu chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis le . Il est mis à la retraite en . Il est nommé lieutenant-général des armées, puis lieutenant-général honoraire le .

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (23e division).

Notes et référencesModifier

  1. Nota : Le nom est parfois écrit Vergès avec le prénom François. Les prénoms et nom adoptés sont ceux de l'ordre de la Légion d'honneur, en 1816 : Vergez, Jean, Marie, mais sur son tombeau est écrit : Vergez Jean-Marie

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Docteur Labougle, Généraux Hauts-Pyrénéens de la Révolution et du 1er Empire. Le général baron J.-M. Vergès (1757-1831), p. 8-9, Bulletin de la Société académique des Hautes-Pyrénées, 1952 (lire en ligne)

Article connexeModifier

Lien externeModifier