Jane Margyl

artiste lyrique française

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Jane Margyl
Image dans Infobox.
Portrait de Margyl dans Samson et Dalila[1]
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 33 ans)
Sépulture
Nom de naissance
Jeanne Clémence Floriet de MargilerayVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Fratrie
Blanche d'Argy (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Autres informations
Tessiture
Tombe Jane Margyl, Cimetière des Batignolles, Paris.jpg
Vue de la sépulture.

Jeanne Clémence Floriet (de Margileray), dite Jane Margyl, est une mezzo-soprano française, née le à Paris et morte le à Deauville.

BiographieModifier

 
Tract publicitaire montrant Jane Margyl en Dalila, novembre 1905.

Jane Margyl débute comme mime aux Folies-Bergère le en y créant Phryné (rôle-titre), ballet-pantomime d’Auguste Germain, musique de Louis Ganne[note 1],[2],[3]. La critique loue autant le talent que la beauté de Margyl, qui joue Phryné plus de 200 fois[4],[5]. En , elle crée, toujours aux Folies-Bergère, L'Enlèvement des Sabines, ballet-pantomime d'Adrien Vély et Charles Dutreil, musique de Paul Marcelles, avec Odette Valéry, J. Litini et J. Ducastel[6]. Le , aux côtés de Jane Thylda et d’Odette Valéry, elle y crée aussi La Princesse au sabbat (rôle de la princesse Illys), ballet-pantomime de Jean Lorrain, musique de Louis Ganne[7],[8]. Dans Poussières de Paris Jean Lorrain décrit Margyl essayant son costume de princesse chez le couturier Landolff. Sa beauté est célébrée dans les cercles artistiques et mondains, mais Margyl, refusant de réduire son talent à sa plasticité, quitte les Folies-Bergère.

Elle entreprend alors des études de chant avec Jules Chevallier[9], et suit les conseils d’Alexandre Luigini. Elle fait ses débuts à l’Opéra-Comique le dans Cavalleria rusticana dans le rôle de Lola, aux côtés d’Emma Calvé[10]. En , elle y tient un petit rôle (la princesse Olympe) dans la création de La Carmélite de Reynaldo Hahn.

Elle reprend ses études de chant et, en , Alexandre Luigini l'appelle à remplacer Lina Pacary dans Hérodiade de Massenet (rôle d’Hérodiade) au Théâtre lyrique de la Gaîté[10].

Engagée à l’Opéra de Paris le , elle y débute le dans le rôle de Dalila dans Samson et Dalila de Saint-Saëns et remporte un très grand succès[11],[12]. Elle fait ses seconds débuts le dans Aïda, dans le rôle d’Amnéris[13]. Le , elle aborde le rôle de Fricka dans La Walkyrie[14].

Entre-temps, le , elle crée Le Clown, nouvelle musicale de Victor Capoul, musique d'Isaac de Camondo, aux côtés de Géraldine Farrar, Marguerite Mérentié, Rousselière, Renaud et Delmas[10],[15].

Elle succombe à une crise d’appendicite à l’âge de 33 ans[16]. Elle préparait pour l’Opéra les rôles de Fidès (Le Prophète), Ann Boleyn (Henry VIII) et Ortrud (Lohengrin) ; elle avait été réengagée par la direction Messager-Broussan[10].

Sa voix était comparée à celle de Marie Delna. Elle aurait enregistré des disques. Jane Margyl est inhumée à Paris au cimetière des Batignolles (statue de François Sicard représentant la musique qui pleure sa perte, sa sœur Marthe a posé comme modèle car elle lui ressemblait beaucoup)[17].

FamilleModifier

Jane Margyl était la sœur de :

  • Marthe Floriet (1873-1965), un temps comique excentrique sous le nom de Mlle Floresky ;
  • Georgette Floriet (1881-1912), épouse d'Edouard Guillaumet, publiciste et fils du peintre Gustave Achille Guillaumet  ; connue au théâtre sous le nom de Georgette Sandri[18] ;
  • Blanche Floriet, devenue duchesse Melzi d’Eril di Lodi (1879-1961), mère de la photographe Georgette Chadourne (1899-1983);
  • George Floriet.

Elle est inhumée à Paris au cimetière des Batignolles (1re division).

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Phryné avait été interprété à Royan durant l'été 1896 par Cléo de Mérode

RéférencesModifier

  1. « Revue illustrée », sur Gallica, (consulté le )
  2. « Le Monde artiste », sur Gallica, (consulté le )
  3. « Revue illustrée », sur Gallica, (consulté le )
  4. « Le Monde artiste », sur Gallica, (consulté le )
  5. « Revue d'art dramatique », sur Gallica, (consulté le )
  6. « La Revue artistique, littéraire et industrielle », sur Gallica, (consulté le )
  7. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le )
  8. « Le Monde illustré », sur Gallica, (consulté le )
  9. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le )
  10. a b c et d « Le Monde artiste », sur Gallica, (consulté le )
  11. « Le Monde artiste », sur Gallica, (consulté le )
  12. Édouard Noël et Edmond Stoullig, « Les Annales du théâtre et de la musique », sur Gallica, (consulté le )
  13. « Revue illustrée », sur Gallica, (consulté le )
  14. « La Chronique des arts et de la curiosité », sur Gallica, (consulté le )
  15. « Le Ménestrel », sur Gallica, (consulté le )
  16. « Revue illustrée », sur Gallica, (consulté le )
  17. « Le Mois littéraire et pittoresque », sur Gallica, (consulté le )
  18. « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le )

BibliographieModifier

  : documents utilisés comme source pour la rédaction de cet article :

Liens externesModifier

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