Ouvrir le menu principal

Jane Evelyn Atwood

photographe américaine
Jane Evelyn Atwood
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Autres informations
Site web

Jane Evelyn Atwood née à New York en 1947 est une photographe franco-américaine. Elle vit et travaille en France depuis 1971, résidant entre la Bretagne et Paris. Elle est célèbre pour son travail sur la prostitution dans la rue des Lombards, à Paris. En 2010, elle entre dans la prestigieuse série Photo Poche monographie avec Jane Evelyn Atwood #125 (Actes Sud)

Sommaire

BiographieModifier

En 1971, l’Américaine Jane Evelyn Atwood s’installe à Paris. Alors qu’elle travaille à la poste en journée, elle se lie d’amitié avec des prostitués parisiennes[1]. Elle commence à photographier le milieu de la prostitution parisienne en 1976. En particulier dans la rue des Lombards puis à Pigalle[2].

Ses projets photographiques peuvent s'étaler sur plusieurs années, jusqu'à ce qu'elle puisse entrer en profondeur dans le sujet, et pénétrer des lieux et des mondes que nul n'avait explorés avant elle[3],[4]. C'est le cas de son sujet Femmes en prison, qui l'occupa pendant près de dix ans[5]. Atwood eut accès à plus de quarante prisons, parmi lesquelles les pénitenciers les plus durs, situés en Europe de l'Ouest et de l'Est ainsi qu'aux États-Unis, y compris le couloir de la mort[6].

Jane Evelyn Atwood a aussi travaillé sur les thèmes des prostituées à Paris (son premier sujet)[7], du Darfour, des enfants aveugles (projet pour lequel elle reçoit un financement du W. Eugene Smith Memorial Fund (en)[8] en 1980) et des mines antipersonnelles.

En 2011, la Maison européenne de la photographie consacre une première grande rétrospective à l'œuvre de Jane Evelyn Atwood, présentant, sous le titre Photographies 1976-2010, trente-cinq ans de travail, autour de six séries photographiques majeures : les prostituées, les aveugles, les femmes en prison, Jean-Louis/Vivre et mourir du sida, les victimes de mines antipersonnelles, Haïti)[9],[10].

Ses photos des prostituées trans de Pigalle prises en 1978 sont exposées en 2018 aux Rencontres d'Arles[11],[12],[13], et en 2019 à la Maison Robert-Doisneau, à Gentilly[14].

Récompenses et distinctionsModifier

• Années 1980

• Années 1990

• Années 2000

Sélection de collectionsModifier

Sélection d'expositions personnellesModifier

  • 1981, In a Tradition. Centre international de la photographie, New York
  • 1982, Genève, Montpellier
  • 1983-1984, Galeries FNAC, Paris et Nice, Toulouse, Metz, Colmar
  • 1986,
    • Musée de la Photographie, Charleroi
    • Verneuil St. Pères Galerie, Paris
  • 1992, Musée d'Orange, France
  • 1997, Biennale de Turin
  • 1998-2005, Trop de Peines, Femmes en prison, expositions itinérantes
  • 2005, Jean-Louis - Vivre et Mourir du SIDA, Galerie CamàYeux, Marseille
  • 2008, Les Rencontres d'Arles, France
  • 2011, Photographies 1976-2010, Maison européenne de la photographie, Paris[10],[16]
  • 2018, Les Rencontres d'Arles, France[11]
  • 2019, Histoires de prostitution, Paris 1976-1979, à la Maison Doisneau à Gentilly[14]

PublicationsModifier

DocumentairesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Gentilly : la prostitution des années 1970 à la Maison Doisneau Le Parisien, 24 janvier 2019
  2. Jane Evelyn Atwood, Histoires de prostitution, Paris 1976-1979
  3. (en-US) « 1980: Jane Evelyn Atwood | W. Eugene Smith Memorial Fund, INC. », sur smithfund.org (consulté le 9 août 2018)
  4. « La compassion, oui, mais (Jane Evelyn Atwood) », lunettesrouges.blog.lemonde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 13 août 2018)
  5. (en-US) « Women Behind Bars: Jane Evelyn Atwood’s ‘Too Much Time’ », Prison Photography,‎ (lire en ligne, consulté le 10 août 2018)
  6. (en) Tony Leach, « Book Review: Community Penalties: Change and Challenges », Probation Journal, vol. 48, no 4,‎ , p. 301–302 (ISSN 0264-5505 et 1741-3079, DOI 10.1177/026455050104800416, lire en ligne, consulté le 13 août 2018)
  7. « Amérique du Nord (2/5) : Jane Evelyn Atwood » [audio], France Culture (consulté le 31 juillet 2012)
  8. a et b (en-US) « 1980: Jane Evelyn Atwood | W. Eugene Smith Memorial Fund, INC. », sur smithfund.org (consulté le 10 août 2018)
  9. « "Jane Evelyn Atwood 1976-2010" à la Maison Européenne de la Photographie », France Culture,‎ (lire en ligne)
  10. a et b « Jane Evelyn Atwood. Photographies 1976-2010 », sur www.agencevu.com
  11. a et b « Le Pigalle trans de Jane Evelyn Atwood », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 8 août 2018)
  12. « Avec les trans d'un Pigalle disparu », Vice,‎ (lire en ligne, consulté le 10 août 2018)
  13. Lisa Miquet, « Vidéo : Jane Evelyn Atwood nous parle de son reportage sur les prostituées trans de Pigalle », Cheese,‎ (lire en ligne, consulté le 13 août 2018)
  14. a et b « Prostitution : le courage des transgenres de Pigalle vu par Jane Evelyn Atwood », sur Télérama.fr (consulté le 8 février 2019)
  15. « PHOTOGRAPHIE : l'Américaine Jane Evelyn Atwood a obtenu le premier Prix France Info du livre photo d'actualité pour Trop de peines », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 10 août 2018)
  16. « Les démuni(e)s dans l’objectif de Jane Evelyn Atwood », TV5MONDE,‎ (lire en ligne, consulté le 13 août 2018)
  17. « Pigalle People. 1978–1979 », sur www.becair.com

Liens externesModifier