Jacques-Simon de Belleorme

Jacques-Simon Belleorme est un marin français, commandant de Saint-Pierre-et-Miquelon du XVIIIe siècle.

Jacques-Simon de Belleorme
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BiographieModifier

Malouin d'origine, Simon de Belorme était un capitaine marchand. En 1685, il commande “la Marie”, à Saint-Malo. À son retour de Saint-Domingue, il est poursuivi pour avoir introduit du tabac en fraude[1]. Il épouse Marie-Hélène-Eugénie Porée, le à Saint-Malo dont il a deux filles, nées en 1700 et 1701.

Il qui s’établit à Saint-Pierre-et-Miquelon du côté sud du Barachois et devient l'un des principaux exploitants de pêcheries de l’archipel. En 1705, il emploie plus de 80 hommes pour la pêche à la morue.

Il est nommé commandant de Saint-Pierre-et-Miquelon en 1694 par le gouverneur François de Brouillan. De 1696 à 1707, plusieurs documents font référence à Jacques Simon de Belorme comme du commandant pour le Roi des îles de Saint-Pierre ou lieux adjacents ou bien du Lieutenant gouverneur à la Côte du Chapeau Rouge.

Lors de l’attaque des Anglais de 1703, il négocie avec eux une rançon de 1200 écus. Une carte anonyme du XVIIe siècle comporte une Pointe de Beller (Belleorme?). Une autre carte anonyme du XVIIe siècle mentionne l’emplacement du petit réduit bati par le sieur beleorme et de sa grave. Le plan indique la proximité d’une la chapelle et de nombreux échafauds et bâtiments.

Outre ses fonctions de commandement et d'administration, il mène à bien diverses affaires commerciales pour lesquelles il est représenté à Saint-Malo par sa sœur Françoise Simon, demoiselle du Bois[2] ou demoiselle du Bois-Simon

Il meurt à Saint-Malo, à l’âge de 71 ans et est inhumé le [3].

Notes et référencesModifier

  1. Archives d’Ille et Vilaine, B, ,juridiction ordinaire de Saint-Malo, liasse des procédures de novembre 1685
  2. Archives d’Ille-et-Vilaine, Amirauté de Saint-Malo, B, p.40, 51 et 56
  3. Paris, Jallobert, Inventaire des registres paroissiaux de Saint-Malo, T III,p.391

SourceModifier

  • Bourde de La Rogerie, “St Pierre & Miquelon, des origines à 1778″, dans “Le Pays de Granville”, Mortain, 1937, p. 65.