Jacob Metzinger

militaire français

Jacob Metzinger
Jacob Metzinger

Naissance
Saint-Avold (Moselle)
Décès (à 77 ans)
Phalsbourg (Moselle)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Colonel
Années de service 17921813
Distinctions Officier de la Légion d'honneur

Jacob Metzinger, né le à Saint-Avold (province de Lorraine), mort le à Phalsbourg (Moselle), est un colonel français de la Révolution et de l’Empire.

États de serviceModifier

Il entre en service le , dans le 5e bataillon de volontaires de la Moselle, devenu 88e demi-brigade de ligne puis 88e régiment d’infanterie de ligne, en 1803. En 1792 et 1793, il sert aux armées du Nord et de Rhin-et-Moselle. Il est nommé caporal le , sergent le , et sergent-major le suivant.

Il est promu sous-lieutenant le , et il prend une part active aux opérations de l’armée de Sambre-et-Meuse de l’an II à l’an IV. Lieutenant le à l’armée d’Italie, il est désigné pour la campagne d’Égypte en 1798. Il reçoit son brevet de capitaine le , et il se distingue le , lors du siège du Caire, où il est blessé d’un coup de feu à la cuisse droite. Il se signale aussi par sa belle conduite et son intrépidité au combat, lors du Siège d'Alexandrie le , ce qui lui vaut un sabre d’honneur le .

Classé comme légionnaire de droit dans la 5e cohorte de la Légion d’honneur le , il passe avec son grade dans la Garde des consuls le . Il est fait officier de la Légion d’honneur le , et de 1805 à 1807, il participe aux campagnes d’Allemagne, de Prusse et de Pologne, avec la Grande Armée. Il est nommé chef de bataillon le , dans la 1re légion de réserve devenue 121e régiment d’infanterie de ligne le , et il passe major de ce régiment le suivant.

Affecté en Flandre en 1809, il est employé en 1811, au corps d’observation des Bouches-de-l'Elbe, et le , il est nommé colonel commandant le 128e régiment d’infanterie de ligne. En 1812, il fait la campagne de Russie à la tête de son régiment, et il donne de nouvelles preuves de valeur et d’habileté à l’affaire de Jacobovo le , où il combat avec intrépidité et reçoit un coup de biscaïen à l’épaule droite. Cette nouvelle blessure et une ophtalmie qu’il traine depuis la campagne d’Égypte, le rendant impropre au service actif, il est admis à la retraite le .

Il meurt le , à Phalsbourg.

SourcesModifier

  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Tome 2, Bureau de l’administration, , 344 p. (lire en ligne), p. 89.
  • « Cote LH/1850/7 », base Léonore, ministère français de la Culture
  • Alain Chappet, Roger Martin et Alain Pigeard, Le Guide Napoléon: 4 000 lieux de mémoire pour revivre l'épopée, Editions Tallandier, .
  • Pierre Brasme, La Moselle Et Ses Soldats: Dictionnaire Biographique Des Gloires Militaires Mosellanes, Editions Serpenoise, .