Isle Saint-Jean

L'isle Saint-Jean est le nom donné par les Français à l'île aujourd'hui connue sous le nom d'île du Prince-Édouard.

L’Isle Saint-Jean en 1744, alors sous drapeau et peuplement français.

HistoireModifier

Après 1713, la France entreprit de raffermir sa présence dans toute l'Acadie. Outre la construction de Louisbourg, elle était résolue d'organiser une colonie sur l'île Saint-Jean qui deviendra en 1799 l'île du Prince-Édouard. Les débuts du peuplement sont lents et en 1728, on n'y dénombrait que 297 résidents permanents. Au cours des années 1740-1750, des centaines d'Acadiens fuyant la Nouvelle-Écosse s'exilèrent sur l'île et la colonie compta plus de 4 000 habitants en 1755.

Le principal village de l'ile était Port-LaJoye, où se tenaient les autorités administratives et militaires, au sud de la baie où se trouve la capitale actuelle de Charlottetown. Un Lieu historique national du Canada y est maintenant établi sous le nom de Port-la-Joye–Fort-Amherst.

Après un siège de plusieurs semaines, Louisbourg tomba aux mains des Anglais le . Deux semaines plus tard, un ordre de déportation fut donné aux Acadiens de l'Isle Saint-Jean. Les autorités anglaises avaient abandonné leur initiative d'assimiler les Acadiens dans les treize colonies anglaises et voulurent plutôt qu'ils retournent en France. Près de 4 600 Acadiens vivaient alors sur l'Isle Saint-Jean. En , 3 100 habitants furent capturés et déportés en France tandis que les autres réussirent à se cacher ou à s'enfuir.

Sur les douze navires qui déportèrent les Acadiens, trois coulèrent : le Duke William (364 morts), le Violet (280 morts) et le Ruby (213 morts). En tout 1 649 personnes, soit 53 % des déportés, se noyèrent ou moururent de maladies[1]. Le Mary fut particulièrement touché par la maladie avec environ 255 décès (presque tous des enfants).

Notes et référencesModifier

  1. R.R. Palmer, A History of the Modern World 2nd ed. 1961, p. 234.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier