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Iouri Olecha
Yury Olesha at the Funeral of Vladimir Mayakovsky (cropped).jpg
Iouri Olecha
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 61 ans)
MoscouVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Pseudonyme
ЗубилоVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
Autres informations
Genres artistiques
Prose, satire, poésie narrative, conte merveilleux, roman, journalisme d'opinion (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
L'Envie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature d'Iouri Olecha
signature

Iouri Karlovitch Olecha (en russe : Юрий Карлович Олеша), né le 19 février 1899 ( dans le calendrier grégorien) à Elizavetgrad (Empire russe) et mort le à Moscou (URSS), est un écrivain russe. Son style est caractérisé par des métaphores audacieuses et des notations impressionnistes[1],[2].

Sommaire

BiographieModifier

Issu d'une famille d'origine polonaise, Olecha passe son enfance à Odessa. Il publie ses premiers poèmes à l'âge de 17 ans. Il entre à l'agence de presse Iougrosta en 1917, puis travaille comme journaliste dans la revue du Syndicat des Cheminots Goudok.

Il part pour Kharkov en 1922. En 1924, il écrit le conte Les Trois Gros, qui sera publié quatre ans plus tard. En 1927, il publie dans le journal Krasnaïa nov L'Envie, un court roman qui remporte un énorme succès[2]. Comme la plupart des écrivains de sa génération, il doit renoncer au roman dans les années trente après la prise de pouvoir de Staline. Il écrit plusieurs pièces pour le Théâtre d'art de Moscou, des scénarios de film ainsi que des contes pour enfants.

Lors de la Seconde guerre mondiale il est évacué à Achgabat. De retour à Moscou il loge chez Emmanuil Kazakevitch. Il ne se voit pas se plier aux standards imposés par la censure communiste et tombe dans l'alcoolisme, tout comme son collègue Mikhaïl Svetlov, il passe ses journées au bar de l'hôtel National[3].

Il consacre l'essentiel de son travail d'écrivain à son journal qui paraîtra de façon posthume en 1965 sous le titre Pas un jour sans une ligne.

Il meurt à Moscou et sera inhumé au cimetière de Novodevitchi.

BibliographieModifier

  • L'envie, traduction de I. Sokologorski, L'Âge d'Homme, Lausanne, 1978.
  • Les trois gros, traduction de P. Lequesnes, L'Âge d'Homme, Lausanne, 2004.
  • Pas un jour sans une ligne, L'Âge d'Homme, Lausanne, 1995.
  • Nouvelles et récits (suivi de) Le Jeune Homme sévère, L'Âge d'Homme, Lausanne, 1995.
  • Le livre des adieux, Editions du Rocher, collection Anatolia, Monaco, 2006.

Notes et référencesModifier

  1. (en) Neil Cornwell, Reference Guide to Russian Literature, Routledge, , 1012 p. (ISBN 9781134260706, lire en ligne), p. 599
  2. a et b (en) Mary A. Nicholas, Writers at Work: : Russian Production Novels and the Construction of Soviet Culture, Bucknell University Press, , 358 p. (ISBN 9780838757390, lire en ligne), p. 287
  3. (en) Lilianna Lungina, Oleg Dorman, Word for Word: A Memoir, The Overlook Press, , 336 p. (ISBN 9781468311112, lire en ligne)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier