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Intervention militaire en Gambie
Description de cette image, également commentée ci-après
  • Gambie
  • Coalition CÉDÉAO
Informations générales
Date - en cours
(2 ans et 6 mois)
Lieu Gambie
Casus belli Refus de Yahya Jammeh de céder le pouvoir à Adama Barrow.
Issue Yahya Jammeh accepte de quitter le pouvoir. Adama Barrow devient président.
Belligérants
Drapeau de la Gambie Gambie (forces pro-Yahya Jammeh)
Flag of Casamance.svg MFDC
Drapeau de la Gambie Gambie (forces pro-Adama Barrow)
Drapeau du Sénégal Sénégal
Drapeau du Nigeria Nigeria
Drapeau du Ghana Ghana
Drapeau du Mali Mali
Drapeau du Togo Togo
Commandants
Drapeau de la Gambie Yahya JammehDrapeau de la Gambie Adama Barrow
Drapeau du Sénégal Macky Sall
Forces en présence
Drapeau de la Gambie ~ 1 000 hommes
Flag of Casamance.svg ~ 200 hommes
Drapeau du Sénégal ~ 3 000 hommes
(+ 4 000 en soutien)
Drapeau du Ghana 205 hommes
Drapeau du Nigeria 200 hommes
Drapeau de la Gambie ~ 125 marins
Pertes
aucuneaucune

Intervention militaire en Gambie

L'intervention militaire en Gambie, baptisée opération Restore Democracy, depuis le , est menée par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CÉDÉAO) afin de forcer Yahya Jammeh à céder le pouvoir à Adama Barrow, élu lors de l'élection présidentielle gambienne le . Lors des résultats, Jammeh avait accepté la victoire de Barrow et l'avait même félicité. Cependant, après avoir reconnu sa défaite, Jammeh a contesté les résultats à partir du et a refusé de céder le pouvoir[1].

Sommaire

ContexteModifier

DéroulementModifier

Le , Adama Barrow prête serment comme président de la République de Gambie dans l'ambassade gambienne au Sénégal[2]. Il est immédiatement reconnu comme président légitime par l'Organisation des Nations unies, l'Union africaine et la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CÉDÉAO)[3]. À Banjul, la capitale gambienne, des manifestants sortent dans les rues pour célébrer l'investiture[4]. Le commandant en chef de l'armée gambienne, le général Ousman Badjie (en), se joint aux manifestants[4], et déclare à des ressortissants occidentaux qu'il n'ordonnera pas à ses hommes de résister en cas d’intervention des troupes africaines[5].

Le 19 janvier, dans l'après-midi, suite à l'adoption de la résolution 2 337 du Conseil de sécurité des Nations Unies, des troupes des armées du Sénégal, du Nigeria, du Ghana, du Mali et du Togo entrent en Gambie « de partout » et en mobilisant « l'ensemble des moyens, terre, air et mer » selon les déclarations du colonel Abdoul Ndiaye, porte-parole de l'armée sénégalaise[4],[6].

Un responsable de la CÉDÉAO a affirmé qu'environ 7 000 hommes au total seraient mobilisés par les cinq pays engagés. Elles ont avancé sans rencontrer de résistance de la part de l’armée ni de la police gambiennes.

 
Environ 40 000 déplacés se sont massés près de la frontière sénégalaise durant le conflit.

Des avions de combat Nigérians ont mené dans la journée des missions de reconnaissance au-dessus du pays. Le Nigeria a aussi déployé son navire de guerre le plus récent dénommé NNS Unity en prélude à une éventuelle intervention militaire en Gambie[7].

Dans la nuit du 19 au 20 janvier, l'avancée est suspendue jusqu'à midi heure locale pour une dernière médiation[8].

Des accrochages ont également lieu en Casamance, dans le Sud du Sénégal, entre l'armée sénégalaise et des rebelles indépendantistes du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), proches du régime de Yahya Jammeh[6].

DénouementModifier

 
Situation géographique de la Gambie.

Suite au départ de Yahya Jammeh, les troupes de la CEDEAO et notamment les éléments de l'armée sénégalaise, prennent position en Gambie et principalement dans la capitale Banjul pour « contrôler des points stratégiques en vue de sécuriser les populations et faciliter la prise de fonction du président élu Adama Barrow », dixit le général François Ndiaye, commandant de la Micega[9],[10].

Le 5 juin 2017, à l'occasion du 51e sommet de la CEDEAO, il est annoncé que le mandat de la MICEGA (Mission de la CEDEAO en Gambie) serait prolongé d'un an[11].

Notes et référencesModifier

  1. « Gambie : après avoir reconnu sa défaite, le dictateur Jammeh conteste les résultats », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 20 janvier 2017).
  2. (en) « Gambia crisis: Barrow sworn in in Senegal as Jammeh stays put », BBC News, .
  3. « Adama Barrow, le nouveau président de Gambie, a prêté serment au Sénégal », Le Monde, .
  4. a b et c Lisa Hanoun, « Intervention militaire en Gambie pour installer le nouveau président Adama Barrow », Le Figaro, .
  5. « Crise en Gambie sur la prise de pouvoir. Intervention des troupes sénégalaises », sur Ouest-France, (consulté le 18 janvier 2017).
  6. a et b « Les troupes sénégalaises sont entrées en Gambie », 20 Minutes avec AFP, .
  7. (en-GB) « Gambie : le Nigeria déploie un navire de guerre », BBC Afrique,‎ (lire en ligne, consulté le 26 janvier 2017).
  8. « Gambie : dernier ultimatum de la Cédéao, les opérations militaires suspendues », sur Le Monde, (consulté le 20 janvier 2017).
  9. « Gambie : les troupes sénégalaises de la Cedeao acclamées à leur entrée dans Banjul - JeuneAfrique.com », JeuneAfrique.com,‎ (lire en ligne, consulté le 24 janvier 2017).
  10. Coumba Ndoffene Diouf, « Gambie: (10 photos) les troupes de la CEDEAO sécurisent le Palais », sur SeneNews.com, (consulté le 24 janvier 2017).
  11. « La CEDEAO prolonge le mandat de sa force en Gambie ».

AnnexesModifier