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L'hypernatrémie est l'augmentation du taux de sodium (Na+) dans le sang. Elle découle d'une insuffisance d'apport hydrique dans un organisme impliquant alors une déshydratation intracellulaire ; il s'agit de ce qui se passe lorsqu'un organisme ne boit pas assez d'eau. Elle se corrige par l'apport d'eau ou par une perfusion intraveineuse de glucose 5 %. Cela peut aussi être dû à une perte excessive d'eau au niveau rénal ou cutané à la suite d'une brûlure étendue ou lors d'un effort physique important, si les apports en eau ne compensent pas cet excès de perte.

Sommaire

DéfinitionModifier

L'hypernatrémie, contrairement à l'hyponatrémie, est une augmentation de la natrémie supérieure à 145 mmol L−1[1].

ÉpidémiologieModifier

Souvent iatrogène, en particulier chez la personne âgée ou le nourrisson par carence en eau.

Signes et symptômesModifier

Les premiers symptômes de l'hypernatrémie devraient être la soif et la faiblesse musculaire[1].

Les signes cliniques sont principalement des troubles neuropsychiques : augmentation du tonus musculaire, des réflexes ostéotendineux, céphalées, confusion, agitation, voire troubles de la conscience et convulsions. En effet l'hypernatrémie entraîne une déshydratation intracellulaire, responsable d'une contraction du volume cérébral[1].

PhysiopathologieModifier

La soif et la capacité rénale à concentrer les urines devraient protéger tout sujet normal de l'hypernatrémie.

Défaut d'apport en eau libreModifier

Les nourrissons[2], certaines personnes âgées et malades psychiatriques, les patients en réanimation, dépendant totalement de l'aide de leur entourage pour les apports en eau, sont à risque de développer une hypernatrémie par défaut d'apport hydrique[1].

Perte d'eau libreModifier

C'est le cas, entre autres, d'un diabète insipide .

Apports de sodium excessifsModifier

Dans le cas d'une noyade en mer ou d'une alimentation trop riche en sel.

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Lorenzo Berwert, Bruno Vogt, Michel Burnier, « Hypernatrémie : une question d'eau [Hypernatremia: a matter of water] », Rev Med Suisse, vol. 6, no 238,‎ , p. 444-447 (ISSN 1660-9379, PMID 20344994, lire en ligne)
  2. (en) Paula van Dommelen, Jacobus P van Wouwe, Jacqueline M Breuning‐Boers, Stef van Buuren, Paul H Verkerk, « Reference chart for relative weight change to detect hypernatraemic dehydration », Archives of Disease in Childhood, vol. 92, no 6,‎ , p. 490-494 (ISSN 0003-9888, PMID 16880225, DOI 10.1136/adc.2006.104331, lire en ligne)

Voir aussiModifier