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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Boulenger (homonymie).
Hippolyte Boulenger
Guillaume Vogels - Portret van Hyppolyte Boulenger.jpg
Guillaume Vogels, Portrait d'Hippolyte Boulenger (1873),
Tervueren, Museum Het Schaakbord.
Naissance
Décès
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BruxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation
Lieux de travail

Hippolyte Boulenger est un peintre belge, né le à Tournai et mort le à Bruxelles.

Peintre réaliste de paysages pleinairistes, ayant subi l'influence de l'École de Barbizon, Hippolyte Boulenger est le maître à penser de l'École de Tervueren.

Sommaire

BiographieModifier

 
Après l'orage du soir (1870-1871), musée des beaux-arts de Gand.

Hippolyte Boulenger, né de parents français, passe une jeunesse difficile en partie dans sa famille à Paris, où il reçoit ses premiers cours de dessin.

Il revient en 1853 à Bruxelles et travaille alors dans l'atelier de décoration d'Hubert Colleye. Il suit en même temps les cours du soir à l'Académie de Bruxelles dans la classe du peintre paysagiste Joseph Quinaux.

En 1864, grâce à Camille Van Camp, il se procure un logement à l'auberge In den Vos à Tervuren, commune où il se marie.

Il passe ses étés en bord de Meuse, aux environs d'Anseremme où il brosse panoramas et paysages.

Boulenger évolue d'un réalisme narratif vers un réalisme émotionnel. À la fin de sa carrière, ses teintes sombres et sa touche rapide annoncent l'expressionnisme et en font un précurseur du XXe siècle.

L'École de TervuerenModifier

Dans la seconde moitié du XIXe siècle se forme autour d'Hippolyte Boulenger un groupe de peintres qui allaient à l'encontre de la peinture académique. Ils se réunissent régulièrement à l'auberge In den Vos sur la place du Marché de Tervuren et se dénomment École de Tervueren.

Joseph Coosemans (1818-1904) est secrétaire communal de Tervuren avant de s'engager dans la peinture. Il apprend beaucoup des peintres qui œuvraient au village, dont Théodore Fourmois (1814-1871). La venue d'Hippolyte Boulenger (1837-1874), qui rejoint Alphonse Asselbergs (1839-1916), Jules Raeymaekers (1833-1904), Jules Montigny (1840-1899), Édouard Huberti (1818-1880) et Louise Héger (1839-1933) augmente le renom artistique de la commune.

Il participe au Salon de Bruxelles de 1866 avec Jules Raeymaekers sous l'appellation de groupe « École de Tervueren ».

Bien qu'il fût ironisé sur ce groupe d'artistes, la modernité picturale des œuvres fut bientôt reconnue dans les différents Salons.

ŒuvresModifier

Quelques-unes de ses œuvres sont conservées aux musées d'Anvers, Bruxelles, Ixelles, Mons, Musée Charlier à Saint-Josse-ten-Noode, Saint-Nicolas, Tervuren, Tournai et Verviers.

SalonsModifier

  • Au salon de 1902 organisé par la Société des beaux-arts de Bruxelles, il présente plusieurs tableaux dont :
    • Les Étangs du Moulin gris à La Hulpe[1] ;
    • Le Marché Saint-Géry de Bruxelles[2].

Récompenses et distinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Gustave Vanzype en parle également dans l'Art belge du XIXe siècle à l'Exposition jubilaire du Cercle artistique et littéraire de Bruxelles en 1922, G. Van Oest Bruxelles 1923, photo page 41 alors collection de Mademoiselle Van Camp
  2. Prêté par Léon Lequime.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • P. et V. Berko, Dictionnaire des peintres belges nés entre 1750 et 1875, Knokke, 1981, p. 63-64.
  • Le Salon de 1902, neuvième exposition de la Société des beaux-arts, Bruxelles, Charles Bulens imprimeur-éditeur, 1902.

Liens externesModifier