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Henri Grévedon
Анри Греведон.jpg
Naissance
Décès
(à 83 ans)
Paris 9e
Nom de naissance
Pierre Louis Henri Grévedon
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Lieux de travail
Mouvement
Distinctions
Légion d'honneur

Pierre Louis Henri Grévedon (1776-1860) est un artiste peintre et un graveur français, qui fut portraitiste et lithographe.

ParcoursModifier

Henri Grévedon se forme à la peinture dans l'atelier parisien de Jean-Baptiste Regnault, professeur de peinture à l'École des beaux-arts de Paris, poste qu'il occupait depuis le , mais sans appointements. Il succédait à Clément-Louis-Marie-Anne Belle et aura pour successeur Ingres en 1829[1]. Henri Grévedon a exposé à tous les salons de 1798 à 1806 et reçut une seconde médaille à l'âge de 13 ans. En 1804, il expose : Achille débarquant sur le rivage de Troie, où l'on voyait une allusion au débarquement projeté par Napoléon en Angleterre. Il fut médaille d'or de première classe en 1805 et premier prix du torse en 1806. Il concouru pour le prix de Rome en 1805 et 1806 sans succès.

Selon Henri Beraldi, il « courut le monde, allant chercher le succès en Russie en 1806 où il devint agrégé de l'Académie de Saint-Pétersbourg, avec: la Mort d'Hector. Il séjourna en 1812 à Stockholm, puis à Londres, enfin revenant à Paris en 1816. Bientôt il s'adonna complètement à la lithographie, et y trouva une réputation qui ne lui serait pas venue avec la peinture »[2].

Il épouse le 14 août 1810 à l'église Sainte-Catherine de Saint-Pétersbourg (Russie): Aimée Marie Sophie Louise Devin (1792-1864), comédienne, qui lui donnera quatre enfants[3]:

1) - Henriette Louise Laure Grévedon (1814-1895) épouse le 4 mai 1835 à Notre-Dame-des-Victoires François-Joseph Philoclès Regnier de la Brière (1807-1885), acteur, Sociétaire de la Comédie-Française demeurant 11 rue de Ventadour
2) - Henri Grévedon (1815-1892), marié le 15 octobre 1846 à Thérèse Angélique Léocadie Bousquet (1821-1908)
3) - Sophie Grévedon (v.1818-1890), épouse Pierre Guillaume Eugène Meynadier (1818-1886), directeur du théâtre français de Florence (Italie)
4) - Camille Eugénie Grévedon (Paris:26 décembre 1825-Paris:30 mars 1889) épouse à Notre-Dame-de-Lorette le 3 mai 1845 Charles Auguste Stanislas Wallet, propriétaire no 35 rue des Martyrs

5) - Gabrielle Augustine Grévedon (1831), père putatif Eugène Scribe[4]

Il exécute de nombreux portraits peints, tableautins et miniatures, puis dessine directement sur la pierre, travaillant notamment pour l'atelier de Charles Motte durant les années 1820. A l'exposition de 1824 il remporte pour la seconde fois une médaille d'or de première classe

Parmi les personnalités qu'il représenta entre 1825 et 1845, on compte de nombreuses actrices et danseuses de son temps comme la Taglioni, Fanny Elssler, La Malibran, Léontine Fay, Lucile Grahn, Rachel, etc.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en janvier 1832[5].

ŒuvresModifier

PublicationsModifier

EstampesModifier

  • Le jeune zéphir se balançant au dessus de l'eau, d'après Prud'hon, lithographie, 1814, 21 x 16 cm, Gray, musée Baron-Martin.
  • Portrait de Claude Prosper Jolyot de Crébillon (1707-1777), lithographie de Demanne à Paris, 1762.
  • Louis Marie Thérèse d’Orléans, Mademoiselle de Chartres, (future reine des Belges) - Ferdinand Philippe Louis d’Orléans, Duc de Chartres. (futur duc d’Orléans), Deux lithographies des anciennes collections d’Isabelle d’Orléans-Bourbon(1848-1919), infante d’Espagne et comtesse de Paris, au château de Randan. Lithographies par Charles Motte d’après des dessins d’Henri Grévedon datés de 1825, H. 39,5 cm ; L. 28,5 cm (à vue) Inscription manuscrite au dos : Pour Madame la Comtesse de Paris, Randan, 1900. Cadre doré et mouluré à motifs de perles. Provenance : Gabriel Alexandre Tardif (1832-1905), inspecteur et administrateur du Domaine de Montpensier au château de Randan[6].

GalerieModifier

Expositions - SalonsModifier

  • Galerie d'Orléans
  • Le Salon il y expose de 1798 à 1806.

Notes et référencesModifier

  1. Frédéric Chappey, « Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873) », in Romantisme, no 93, 1996, p. .95-101.
  2. H. Beraldi (1888), ibid., p. 232.
  3. Geneanet-Garric et Martine Gendarme
  4. Elle n'est pas citée dans la succession d'Henri Grévedon
  5. Archives nationales de France, base Léonore, cote LH/1199/66.
  6. Vente Collin du Bocage, Drouot Paris, salle 4, le 8 juin 2016, lot n°55

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l'école française au XIXe siècle, chez Madame Vergne, Paris 1834, p331-332.
  • Henri Beraldi, Les Graveurs du XIXe siècle : guide de l'amateur d'estampes modernes, Paris, L. Conquet, 1888, tome 7, p. 232-238.
  • Dictionnaire Bénézit, 1976 : Grevedon (Pierre-Louis, dit Henri)
  • Dictionnaire général des artistes de l'École française, 1882-1887
  • Dictionnaire des peintres miniaturistes sur vélin, parchemin, ivoire et écaille / par J. E. Darmon, 1927 : Grévedon (Pierre-Louis, dit Henry)

Liens externesModifier