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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hôpital Saint-Jacques.
Hôpital Saint-Jacques aux Pèlerins
L'hôpital St-Jacques aux pèlerins sur plan de Turgot.png
l’hôpital St-Jacques aux pèlerins sur plan de Turgot de 1737
Présentation
Destination initiale
Hébergement des pèlerins
Destination actuelle
détruit en 1823
Localisation
Pays
Région
Paris
Coordonnées
Localisation sur la carte de Paris
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Localisation sur la carte du 1er arrondissement de Paris
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L'hôpital Saint-Jacques aux Pèlerins est un ancien hôpital démoli en 1823 qui s’étendait dans un quadrilatère entre les rues Saint-Denis, Mauconseil (à l'emplacement de l'actuelle rue Étienne-Marcel), Mondétour et rue du Cygne dans le 1er arrondissement de Paris .

Sommaire

HistoriqueModifier

 
Dessin de 1820 de l’église dans son environnement au Moyen-Âge

L’ancien hôpital Saint-Jacques aux Pèlerins fut fondé par des bourgeois de Paris ayant effectué le pèlerinage de Saint-Jacques, groupés en confrérie pour héberger les pèlerins. Cette création fut autorisée par lettres patentes du roi Louis le Hutin du 10 juillet 1315. Pour apaiser une querelle avec le curé de Saint-Eustache qui craignait un empiètement de l’église de l’hôpital sur sa paroisse, le pape Jean XXII autorisa par une bulle de 1320 la nomination d’un clergé propre à cette institution et son indépendance des autorités religieuses de Paris. L’hôpital administré par des laïcs bénéficiait de donations princières, parmi lesquelles celles de Charles de Valois et de Jeanne de Bourgogne, et celles de riches notables ce qui a permis l’extension du domaine par achat de maisons particulières, l’agrandissement des bâtiments et l’ornementation de la chapelle. Certains dons s’accompagnaient de fondations pieuses (messes ou prières à perpétuité) pour le salut du donateur qui nécessitaient un clergé important, jusqu’à 20 chapelains au XIVe siècle.

Le vaste ensemble pouvait accueillir jusqu’à 1500 convives assis lors des banquets annuels célébrant la fête du Saint patron Jacques le Majeur. L’hôpital comprenait plus de 40 lits pour l’hébergement des pèlerins qui étaient également nourris et accueillait également des pauvres. L’hôpital n’a cependant jamais été un établissement de soins : les malades étaient transférés à l’Hôtel-Dieu.

Sa chapelle était d'architecture semblable à celle de l'église Saint-Leu-Saint-Gilles à proximité et possédait comme celle-ci une cave, s'ouvrant par une trappe en haut des marches de l'église, où étaient entreposés les provisions[1].

Le déclin et la suppression de l'hôpitalModifier

Le déclin du pèlerinage après le Moyen Âge amène celui de l’hôpital Saint-Jacques qui devient principalement un asile hébergeant des pauvres et des mendiants. L’hôpital est rattaché en 1782 aux Enfants-Trouvés et n’a plus que 4 chapelains en 1789. Les bâtiments sont saccagés pendant la Révolution et les œuvres d’art pillées. La confrérie est supprimée par la loi du 18 août 1792. L’administration des hospices de Paris qui était propriétaire de l'hôpital depuis son rattachement aux enfants-trouvés vend l’ensemble en 24 lots de 1811 à 1821. L’église est démolie en 1823[2].

La rue Saint-Jacques de l’hôpital, (tronçon de l’actuelle rue Pierre-Lescot), est ouverte sur ce domaine à cette époque et la rue Mondétour qui se limitait à la rue du Cygne est prolongée jusqu'à la rue Mauconseil. L'environnement est encore bouleversé sous le Second-Empire par le percement des rues Étienne-Marcel et de Turbigo qui absorbent des tronçons de la rue Mauconseil et de la rue de Mondétour et par la création de la rue Pierre-Lescot en régularisation et prolongement de la rue Saint-Jacques de l’hôpital.

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VestigesModifier

 
Bas relief sur immeuble du 17 rue Pierre Lescot

5 statues de Saint-Jacques et de 4 autres d’apôtres, probablement oeuvres de Robert de Launoy, récupérées lors des travaux de démolition sont acquises en 1852 par le musée de Cluny et trois autres placées sur la façade d’un magasin «aux statues de Saint-Jacques» ouvert en 1840. Les deux statues visibles au premier étage à l’angle de la rue Saint-Denis et de la rue Etienne Marcel sont des copies. Des décorations de coquilles et bourdons de pèlerins dans deux encadrements de fenêtre de l’immeuble du 17 rue Pierre-Lescot et une plaque sur cet immeuble côté rue du Cygne rappellent son existence (l’hôpital était situé de l’autre côté de la rue).

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EvènementsModifier

 
Oraison funèbre aux victimes de la prise de la Bastille

L’hôpital est le lieu choisi pour l’accouchement de la reine Jeanne d’Evreux veuve du roi Charles VI. L’enfant né le 1er avril 1328 est une fille prénommée Blanche qui fut écartée du trône. Son cousin germain choisi pour la succession fut Philippe VI, premier roi de la branche des Valois.

Étienne Marcel qui avait fait en 1344 un don important à l’hôpital, le choisit comme lieu de rendez-vous de ses partisans le 12 janvier 1348.

Une oraison funèbre y fut prononcée le 5 août 1789 par l'abbé Fauchet à la mémoire des citoyens morts lors de la prise de la Bastille.

RéférencesModifier

  1. Jeannine Warcollier, Du Châtelet à Beaubourg. Chapitre ; l'hôpital Saint-Jacques aux pèlerins, Action artistique de la Ville de Paris, (ISBN 2 905 118 92 X), p. 91-92
  2. « Hôpitaux et confréries des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle à Paris », sur www.biusante.parisdescartes.fr (consulté le 25 juin 21019)

NoteModifier