Gustave Mesny

militaire français

Officier général francais 3 etoiles.svg Gustave Marie Maurice Mesny
Naissance
Le Puy
Décès (à 58 ans)
Dresde
Allégeance Drapeau de la France France
Grade Général de division
Commandement 5e DINA
Conflits Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Bataille de la poche de Lille

Gustave Marie Maurice Mesny, né le et mort le , est un général de division français fait prisonnier pendant la Seconde Guerre mondiale et victime d'un crime de guerre.

BiographieModifier

Gustave Marie Maurice Mesny est membre du commandement de la onzième région militaire jusqu'en 1939, puis il commande en 1940 la 5e DINA. Son unité est encerclée dans la poche de Lille et combat avec le groupement du général Molinié jusqu'au à Haubourdin. Fait prisonnier, Gustave Mesny est interné à la forteresse de Königstein. Gustave Mesny participe à l'évasion du général Giraud en 1942.

Le , le général allemand Fritz von Brodowski, alors qu'il est fait prisonnier de guerre par les Français, est tué par balle dans des conditions qui restent inexpliquées. Le 8 et , les médias suisses et britanniques annoncent que le général de la Wehrmacht, qui d'après les mêmes journalistes aurait participé au massacre d'Oradour-sur-Glane, a été fusillé. Le commandement allemand en conclut, sans autre forme de procès, que le général est mort par revanche pour Oradour. En retour, il demande à Hitler de venger la mort de Fritz von Brodowski.

Le chancelier allemand demande donc au Generalfeldmarschall de lui communiquer une liste des généraux français emprisonné à Königstein. Le général De Boisse est alors désigné par le Führer pour servir de vengeance. L'affaire relève alors de trois administrations : le Reichssicherheitshauptamt (RSHA), l'office des Affaires étrangères et le chef du Kriegsgefangenwesen (KGW, administration des prisonniers de guerre). Les détails sont planifiés par le chef d'état-major Gottlob Berger : le colonel Friedrich Meurer, inspecteur général affecté aux prisonniers de guerre. Le grand nombre d'administrations impliquées n'assurant plus le secret autour de l'exécution du général De Boisse, Friedrich Meurer choisit alors Gustave Mesny. L'aide que celui-ci avait apportée au général Giraud dans la préparation de son évasion semble avoir été la principale raison de ce choix. C'est en tout cas ce que pensait le général Giraud qui écrit dans « Mes Évasions » (Julliard, 1946,p. 97) : « Mon cher Mesny paya de sa vie l'aide qu'il m'avait apportée. Il a été abattu par les boches un mois avant la délivrance de Königstein ».

L'exécution est réalisée en par deux SS, portant pour l'occasion des uniformes de la Wehrmacht. Gustave Mesny et d'autres généraux sont officiellement transférés au château de Colditz. Une panne automobile fictive sépare Gustave Mesny du reste du groupe. Gustave Mesny est alors tué d'une balle dans la nuque dans les environs de Nossen[1],[2].

Louis Mesny, le fils aîné du général, membre du réseau Ajax, est mort en déportation en , abattu d'une rafale de mitraillette quelques jours avant l'arrivée des Américains[réf. souhaitée].

Notes et référencesModifier

  1. (de) Sebastian Weitkamp, « Kopfschuss in der Dämmerung », sur einestages.spiegel.de (consulté le 2 novembre 2012)
  2. Murder by Government, Robert M. W. Kempner https://www.jstor.org/pss/1138297

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • (de) Sebastian Weitkamp et Timm C. Richter (dir.), Krieg und Verbrechen, Munich, Martin Meidenbauer Verlag, (ISBN 3-89975-080-2, lire en ligne), « "Mord mit reiner Weste" Die Ermordung des Generals Maurice Mesny im Januar 1945 », p. 31 – 40
  • (de) Sebastian Weitkamp, Braune Diplomaten Horst Wagner und Eberhard von Thadden als Funktionäre der „Endlösung“, Bonn, J.H.W. Dietz, , 491 p. (ISBN 978-3-8012-4178-0)

Liens externesModifier