Groupement de commandos de montagne

Le groupement de commandos de montagne (GCM) est l'unité d'élite opérationnelle de la 27e brigade d'infanterie de montagne.

Écusson du Groupement de commandos de montagne.

Pour emploi, le GCM dépend de l'état-major de la brigade, mais ses sections et ses groupes restent intégrés dans chacune des différentes unités (bataillon ou régiment) de la brigade, chacune pouvant alors utiliser la section GCM qui lui est rattachée pour un usage propre, ce hors temps de crise ou de mobilisation OPEX)[1].

HistoriqueModifier

 
Des militaires français du groupement de commandos de montagne au nord-est de Gao, en , lors de l'opération Barkhane.

Les GCM sont les héritiers directs des URH 27 (Unités de recherche humaine) composées à cette période des sections de renseignement (SR), ces dernières ayant succédé aux sections d'éclaireurs skieurs (SES) de la Seconde Guerre mondiale.

Les sections de renseignement (des sections composées à l'époque de la conscription à 50 % d'appelés VSL et 50 % d'engagés) étaient reconnues pour leurs capacités hors normes en haute-montagne et par froid extrême[2],[3].

Le terme mis à la conscription en 1997, sur décision du Président de la République française Jacques Chirac, a entraîné une évolution des sections de renseignement et de leur emploi dans le cadre de la professionnalisation des armées françaises.

Dans le cadre de cette évolution globale, décisions sont prises afin de compléter les compétences initiales des anciennes sections de renseignement de l'URH 27 par l'apport de techniques à caractère offensif. C'est ainsi que sont créées les GCM[1].

Pertes sur théâtres d'opérationModifier

AfghanistanModifier

Le , l'adjudant Laurent Pican[4] est tué lors d'une mission en Afghanistan. Sa disparition révèle alors l'existence du groupement de commandos de montagne qui n'avait jusqu'alors pas été rendue publique.

Le , deux sous-officiers, le major Mohammed El Gharrafi[5],[6] et le sergent-chef Damien Zingarelli[7], tous deux membres du GCM du 2e régiment étranger de génie et déployés au sein du Battle Group TIGER, Task Force La Fayette (TFLF), sont abattus lors de l’opération « Hunting Spear 2 »[8] en vallée de Tagab, dans le Sud de la province du Kâpîssâ.

Ces deux militaires sont les deux premières victimes françaises en Afghanistan[9] d'un « green on blue »[10],[11] : une attaque par des soldats afghans (ANA) qui trahissent et se retournent contre des forces occidentales alliées.

Bande sahélo-saharienneModifier

Le , au sud d'In Delimane (Nord-Est malien), lors d'une opération antiterroriste nocturne dans la vallée d'Eranga, deux hélicoptères du commando se percutent. La totalité des équipages décèdent lors du crash[12]. Six membres des GCM sont identifiés parmi les victimes[13], dont quatre du 4e RCH[14] :

  • le chef d'escadron Romain Chomel de Jarnieu, intégré depuis plusieurs années au sein du 4e RCH, il était devenu chef d’équipe commando GCM ;
  • l'adjudant Jérémy Leusie avait rejoint le GCM du 93e RAM en février 2018 ;
  • l'adjudant Andreï Jouk, engagé en 2008 au sein de la Légion étrangère, il avait choisi de rejoindre le 2e REG et a pu par la suite intégrer le GCM ;
  • l'adjudant Alexandre Protin faisait partie du 4e RCH depuis 2009, devenu équipier GCM, il en était à sa troisième mission au Sahel.
  • le maréchal des logis-chef Valentin Duval, qui après avoir rejoint l'EMHM en 2017, intégrait le GCM du 4e RCH en qualité de chef de cellule radio ;
  • le maréchal des logis-chef Antoine Serre, passé également par l'EMHM, il intégrait le GCM du 4e RCH ;

Le , à 50 km à l'est de Hombori dans la forêt de N'Daki (partie centrale du Mali, à 15 km de la frontière avec le Burkina Faso), une reconnaissance est effectuée sur zone après la détection d'une dizaine de membres d'un groupe armé terroriste. Les membres du GCM déployés ont été pris à partie à courte distance et le caporal-chef Maxime Blasco, du 7e BCA, décède sous le feu d'un tireur embusqué[15],[16]. Il faisait partie du 7e bataillon de chasseurs alpins depuis le . Il était devenu tireur d’élite au sein du GCM. Pour sa valeur sur le théâtre d'opération malien, le caporal-chef Maxime Blasco s'est vu remettre par trois fois la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze, puis la croix de la Valeur militaire avec étoile de Vermeil[17], et enfin la Médaille militaire remise des mains du président de la République[18],[19].

Organisation et conditions opérationnellesModifier

Près de deux-cents commandos forment le groupement de commandos de montagne et sont répartis comme suit[1] :

Selon l'Armée de terre, les capacités attendues des commandos du GCM sont multiples.

Leurs capacités opérationnelles se composent comme suit[23] :

  • renseigner au contact et dans la profondeur (derrière les lignes ennemies) sur zone, axe, carrefour, et ce de jour comme de nuit, le personnel étant camouflé en surface ou bien sous terre (caches). Cette spécificité de poste est désignée sous le terme « observateur montagne ». Les techniques et moyens utilisés dans ce contexte opérationnel sont proches — car très directement inspirés — de ceux des équipes de renseignement du 13e régiment de dragons parachutistes[24];
  • faciliter la mobilité d'autres unités : traces pour les approches délicates en ski de randonnée, aide au franchissement vertical en configuration de combat (équipement de parois et crêtes)[25] ;
  • aider à l'exfiltration de personnels civils par tout moyen, y compris par aérocordage, ou encore par vols tactiques crépusculaires en parapente biplaces (une spécificité propre aux GCM)[25] ;
  • opérer des actions offensives, en milieu urbain ou non-urbain, telles que :
    • des participations à l'arrestation (en collaboration avec des instances judiciaires par exemple) de criminels ou de responsables de premier plan[26],[27],[28] (appelés cibles de haute valeur, ou encore High-value target (en)),comme des personnes recherchées par la Cour pénale internationale par exemple, ou encore des leaders de groupuscules armés ;
    • l'extraction d'otage[29], permise par l’acquisition d'aptitudes au combat en milieu clos, et par la formation de deux personnels par section au tir de précision au sol ou embarqué[30],
    • la prise d'objectifs clefs sur le terrain[25],
    • les missions de recherche et action dans la profondeur, durant lesquels les personnels ennemis sont poursuivis sur leur terrain de prédilection et selon un calque de leur propres modus operandi tactiques[31]. Cet objectif ainsi que le mode opératoire choisi font écho - dans l'histoire militaire française - avec ceux des commando de chasse durant les années 1959-1962[32],
    • la destruction d'infrastructures désignées, mais aussi le déminage, grâce aux éléments provenant du 2e REG[33],
    • guider des frappes (artillerie, tirs air-sol, appuis aériens rapprochés) dans la profondeur et en observer les résultats : un savoir-faire tenu initialement par les personnels NFO (national fire observer) et JTAC (Joint terminal attack controller (en))[34],[35],[36] de la section EOP (équipe d'observation dans la profondeur) puis BRB-S rattachée au 93e régiment d'artillerie de montagne[20],
    • défense et soutien lors d'opérations de secours et récupération de personnels suite à un crash d'aéronef, avec le GTD-A au Mali par exemple[37].

Cette liste d'objectifs multiples n'est in fine ni exhaustive ni limitative : par exemple, les commandos du GCM engagés sur le théatre afghan ont pu l'être en tant que Operational Mentoring Liaison Teams (OMLT), chargés de la formation et du conseil auprès des militaires de l’Armée nationale afghane. Comme ils ont pu également s'illustrer depuis 2001 en Afghanistan[38],[39], ou depuis 2014 sur les territoires de la bande sahélo-saharienne (rotation des équipes GCM dans le cadre de l'opération Spartan[40],[41], Aconit[42],[43]) , par des opérations de renseignement auprès des populations, des actions offensives intenses d'ordre tactiques, ce dans le cadre d'une guerre de type asymétrique en milieux montagneux et désertiques sur les terrain afghan[38],[39],[44] comme malien[45],[46]. Les terrains pour ces actions du GCM se localisent préférentiellement en milieux hostiles comme les zones de montagnes ou encore de grands froids (zones arctiques, par exemple)[47], mais la pratique montre que les lieux d'action ne sont pas limités (avec le développement des aptitudes du GCM pour le combat urbain ou en milieu clos).

Bien que non rattachés à la liste des unités françaises des forces spéciales et ce de façon officielle, les GCM utilisent couramment les techniques, modes d'entraînements, modes opératoires et matériels de ces dernières. Sur le terrain, il est constaté que la polyvalence, les capacités d'autonomie et d'adaptation, ainsi que la maîtrise poussée des technique par les commandos des GCM s'apparentent dans la pratique aux talents identifiés et nécessaires au sein des forces spéciales - avec lesquelles ils sont d'ailleurs parfois appelés à la coopération[1] - ce pour autant sans en avoir aussi clairement les attributs et objectifs à caractère stratégique.

Une spécificité unique dans l'armée de Terre : le parapente opérationnelModifier

L'utilisation du parapente au sein du GCM[48] est héritée des tests menés dans les années 1990 au sein des Sections de renseignement rattachées alors à la 27e division d'infanterie de montagne (qui sera par la suite renommée la 27e brigade d'infanterie de montagne). Le parapente est durant cette période identifié comme un vecteur possible du personnel en montagne. L'objectif étant de faciliter - lors de contextes précis et adaptés - le déplacement comme la discrétion lors de phases d'infiltration et plus particulièrement d'exfiltration, ce par bond au-dessus des obstacles naturels[48].

Avec les tests de ce nouveau moyen aérien de déplacement alpin, effectués durant ces années par les éclaireurs-skieurs, ces derniers ont pu montrer par la pratique les possibilités et apports du parapente[48] en phase d'exfiltrations :

  • lors de décollages et atterrissages sur neige (parapente utilisé skis aux pieds) ou non ;
  • lors de phases dites crépusculaires : le vol s'effectuant après le coucher du soleil ou avant son lever, à l'aide d'appareils de vision nocturne à intensificateur de lumière de dernière génération, et autres matériels de vol comme le GPS ou l'anémomètre. Ce type de vol est absolument interdit dans le domaine civil, et seuls les militaires et donc les GCM ont une dérogation de la direction générale de l'aviation civile pour des vols parapente de nuit, dans les nuages, ou sous la pluie[49] ;
  • l'emport de charges lourdes (équipement du personnel ou autre) par le biais d'une technique de délestage après décollage, le matériel se retrouvant alors rattaché et suspendu sous la sellette du parapente ;
  • l'aide à l'exfiltration de personnel civil, par l'utilisation de parapentes biplaces pilotés par des militaires brevetés et confirmés[50] ;

Au second trimestre de l'année 2002, ainsi qu'au premier semestre de l'année 2003, se déroulent les tests d'une campagne d'expérimentation tactique destinée à évaluer les différents modes opératoires (vol crépusculaire, vol biplace, vol lesté, phases de décollage et atterrissage sur neige) du vol sous parapente. Le rapport d'expérimentation tactique issu de cette campagne de tests est validé au cours de l'année 2003 par le chef d'état-major de l'armée de Terre. Cette étape décisive marque alors l'entrée en fonction du parapente pour un emploi opérationnel[48].

RéférencesModifier

  1. a b c et d Vial 2021, p. 31.
  2. « 2017 - Uppick : Mission de formation des commandos montagne en milieu froid », sur https://www.youtube.com, (consulté le )
  3. « Les Commandos Montagne s'entraînent au Groënland », sur https://www.youtube.com, (consulté le )
  4. « Adjudant-chef Laurent PICAN », sur https://www.ecpad.fr/ (consulté le )
  5. « La biographie de l'Adjudant-chef Mohammed el-Gharrafi, tué en Kapisa le 29 décembre », sur www.lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr, (consulté le )
  6. « Major Mohammed Larbi Elgharrafi », sur https://www.lechevron.fr, -- (consulté le )
  7. « le sergent damien zingarelli mort en Afghanistan », sur www.defense.gouv.fr, (consulté le )
  8. Ministère des Armée - Opérations, « Afghanistan : la 3ème brigade de l’ANA poursuit ses opérations en vallée de Tagab », sur www.defense.gouv.fr, (consulté le )
  9. « Cérémonie d’hommage au Major El Gharrafi et au Sergent-chef Zingarelli », sur www.defense.gouv.fr, (consulté le )
  10. Stéphanie de Silguy avec Didier François, « Afghanistan : le scénario de l’attaque », sur www.europe1.fr, (consulté le )
  11. (en) Bill Roggio et Lisa Lundquist, « Green-on-Blue Attacks in Afghanistan: The Data », sur www.realcleardefense.com, (consulté le )
  12. « Mort de treize militaires en opération au Mali », sur www.defense.gouv.fr, (consulté le )
  13. « Qui sont les 13 militaires morts pour la France au Mali ? », sur http://www.opex360.com, (consulté le )
  14. « Et on se souviendra - TiBZ / 4e RCh », sur https://www.youtube.com, (consulté le )
  15. Élysée, « Décès d'un militaire français au Mali », (consulté le )
  16. Le Monde avec AFP, « Un soldat français tué au combat au Mali, annonce l’Elysée », sur www.lemonde.fr, (consulté le )
  17. Zoé Lauwereys, « « Une scène de film d’action » : le jour où Maxime Blasco, soldat mort au Mali, a sauvé les pilotes de son hélicoptère », sur www.leparisien.fr, (consulté le )
  18. Philippe Chapleau, « Un caporal-chef du 7e BCA tué au combat au Mali », sur http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/, (consulté le )
  19. France 2 Télévision, « Images et récit du sauvetage de l'équipage de la Gazelle à bord de laquelle se trouvait cette nuit de juin 2019 le caporal-chef Maxime Blasco », (consulté le )
  20. a et b Vial 2021, p. 44.
  21. Ministère des Armée - Actu Terre, « Sapeur, plongeur et commando montagne », sur www.defense.gouv.fr, (consulté le )
  22. Vial 2021, p. 50.
  23. Vial 2021, p. 31-32.
  24. Vial 2021, p. 47.
  25. a b et c Vial 2021, p. 32.
  26. Ministère des Armées - Actualités Terre, « Camaricas : capture de high-value target par le 5e RHC », sur www.defense.gouv.fr, (consulté le )
  27. Edouard Josse, « Mali : Barkhane mène une opération commando visant le chef djihadiste Hamadou Kouffa », sur www.rfi.fr, (consulté le )
  28. Vial 2021, p. 61.
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  30. Vial 2021, p. 36-37-66.
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  33. Vial 2021, p. 55.
  34. Ministère des Armées - Actu Terre, « JTAC : les spécialistes de l’appui aérien », sur www.defense.gouv.fr, (consulté le )
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  46. Vial 2021, p. 58.
  47. Vial 2021, p. 48.
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  49. « Les commandos de la 27e BIM en formation parapente à Flaine », (consulté le )
  50. Ministère des Armées - École militaire de haute montagne, « Instructeur Militaire Parapente (IMP) », sur www.emhm.terre.defense.gouv.fr, (consulté le )

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Arnaud Borremans, Le statut juridique des unités françaises d’opérations spéciales, France, Université Panthéon-Assas – Paris II, Master recherche Sécurité et Défense, 2012, 93 p.
  • Gérard Chaliand, Stratégies de la guérilla, France, Grande Bibliothèque Payot, 1er mai 1994, 942 p. (ISBN 978-2-228-88779-3)
  • Éric Denécé, Histoire secrète des forces spéciales : De 1939 à nos jours, France, Nouveau Monde Éditions, 18 février 2010, 470 p. (ISBN 978-2847364958)
  • Philippe Poulet, Commandos montagne - 27e brigade d'infanterie de montagne, France, Mission connaissance-Hommes d'action, 1er janvier 2013, 55 p. (ISBN 979-10-90936-11-9)
  • Daniel Reiner, Jacques Gautier et Gérard Larcher, Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées no 525 (2013-2014), 13 mai 2014
  • Jean-Marc Tanguy, Forces Speciales, Grund, 17 septembre 2020
  • Michel Vial, RAIDS - Hors-série n°78 : commandos montagne en action, Paris, Sophia Histoire & Collections, , 84 p.
  • « L'URH 27, des alpins très spéciaux », magazine Terre Magazine, mensuel d'information et de liaison de l'Armée de terre, mai 1996, numéro 73, page 23.
  • « Les commandos de montagne », magazine RAIDS, no 261, .

Autres sourcesModifier

  • Soldats de Montagne - revue semestrielle (depuis janvier 2013) de la Fédération des soldats de montagne (FRESM).

Lien externeModifier