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Opération Barkhane

opération militaire française dans la région du Sahel de l'Afrique
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Barkhane.
Opération Barkhane
Description de cette image, également commentée ci-après

Militaires français et nigériens au fort de Madama le .

Informations générales
Date - en cours
(3 ans, 1 mois et 21 jours)
Lieu Sahel : Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad
Issue En cours
Belligérants
Drapeau de la France France ShababFlag.svg Ansar Dine
ShababFlag.svg AQMI
Flag of Jihad.svg Al-Mourabitoune
ShababFlag.svg Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin
Drapeau de l'État islamique État islamique dans le Grand Sahara
ShababFlag.svg Ansarul Islam
Commandants
Drapeau de la France Jean-Pierre Palasset
Drapeau de la France Patrick Brethous
Drapeau de la France Xavier de Woillemont
Drapeau de la France Francois de Lapresle
Drapeau de la France Jean-François Lafont-Rapnouil
Drapeau de la France Denis Mistral
Ansar Dine :
ShababFlag.svg Iyad Ag Ghali
ShababFlag.svg Ibrahim Ag Inawalen
ShababFlag.svg Amadou Koufa
ShababFlag.svg Souleymane Keïta White flag icon.svg
ShababFlag.svg Esse Ag Warakoule †

AQMI :
ShababFlag.svg Djamel Okacha
ShababFlag.svg Abdelkrim al-Targui
ShababFlag.svg Abderrahmane Talha
ShababFlag.svg Saïd Abou Moughatil
ShababFlag.svg Sedane Ag Hita

Al-Mourabitoune :
Flag of Jihad.svg Mokhtar Belmokhtar
Flag of Jihad.svg Hamada Ould Mohamed Kheirou
Flag of Jihad.svg Ahmed al-Tilemsi

État islamique :
Drapeau de l'État islamique Adnane Abou Walid Al-Sahraoui

Ansarul Islam :
Flag of Jihad.svg Ibrahim Malam Dicko
Forces en présence
Drapeau de la France
3 000 hommes[1]
200 blindés[1]
20 hélicoptères[1]
10 avions de transport[1]
6 avions de chasse[1]
4 drones[1]
ShababFlag.svg
400 à 3 000 hommes[2],[3]
Pertes
Drapeau de la France
11 morts[4]
ShababFlag.svg
200 morts ou prisonniers
(du 1er août 2014 au 1er août 2016)[5]

Guerre du Mali et Guerre du Sahel

Batailles

Opération Barkhane
Tchibarakaten · Ametettaï · Tabankort · Abeïbara · Gourma-Rharous · Foulsaré

L'opération Barkhane est une opération menée au Sahel par l'armée française, qui vise à lutter contre les groupes armés salafistes djihadistes dans toute la région du Sahel. Lancée le , elle prend la suite des opérations Serval et Épervier.

Elle s'inscrit dans le cadre d'une stratégie de forces prépositionnées dans la région, en partenariat avec les États de la zone. Elle mobilise quelques milliers de soldats contre plusieurs centaines de djihadistes.

Sommaire

ContexteModifier

 
Un mitrailleur de l’ALAT avec le badge de l'opération Barkhane.

À la suite des opérations Serval et Épervier[6], l'armée française continue sa lutte contre les groupes armés djihadistes salafistes dans toute la région du Sahel. Le , le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, annonce que cette opération « se fait en partenariat avec les cinq pays de la zone sahélo-saharienne » (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad)[7], membres du G5 du Sahel.

Le poste de commandement interarmées de théâtre est basé à N'Djamena, au Tchad. L'opération mobilise près de « 3 000 militaires en tout »[6],[8].

Le 16 juillet, Bah N'Daw, ministre malien de la Défense et son homologue français Jean-Yves Le Drian, signent un accord de défense franco-malien à Bamako. Selon le ministère français de la Défense, cet accord « identifie les principaux domaines de coopération de défense : échange d'informations et consultations régulières sur les problèmes sécuritaires, formation, conseil, entraînement et équipement »[9],[10].

Forces en présenceModifier

Armée françaiseModifier

Au commencement de l'opération Barkhane, les effectifs engagés sont les suivants : 3 000 militaires, 200 véhicules logistiques, 200 blindés, 4 drones, 6 avions de combat, une dizaine d’avions de transport et une vingtaine d’hélicoptères[11].

Commandement de l'Opération Barkhane :

Représentant du commandant de la force Barkhane au Mali :

Le coût de l'opération Barkhane est de 600 millions d'euros par année[18].

Groupes armés djihadistesModifier

Les estimations sur le nombre de djihadistes actifs au Sahel vont de 300 à 3 000 combattants[2],[3]. Début août 2014, Mélanie Matarese, journaliste pour Le Figaro écrit que selon « un proche des mouvements islamistes », Ansar Dine compte encore 800 hommes au Mali et AQMI, 700[19]. En septembre 2014, Hannah Armstrong, chercheuse au New America's International Security Program, estime que 3 000 djihadistes sont actifs au Sahel[3].

En novembre et décembre 2015, Mathieu Olivier et Rémi Carayol, journalistes de Jeune Afrique, écrivent que selon la DGSE malienne, AQMI, en perte d'influence, ne compterait plus dans le Sahara que 200 combattants divisés en trois katiba[20],[21]. À l'été 2016, une source militaire française de l'AFP indique que les forces islamistes dans le nord ne sont estimées qu'entre 200 et 400 hommes[2].

Quant à Al-Mourabitoune, il compte 300 hommes au moment de sa création selon Philippe Migaux, maître de conférence à Sciences Po Paris[22]. Cependant le mouvement subit ensuite des pertes et d'après les services français de renseignements, il ne comptait plus qu'une centaine de combattants en mai 2014[23]. Mais pour le journaliste mauritanien Lemine Ould Mohamed Salem, le groupe compte encore 500 à 600 hommes en mars 2015[24].

Le nombre de combattants ayant prêté allégeance à l'État islamique serait d'environ une centaine d'après RFI[25].

Bases de l'Armée françaiseModifier

 
Le général Jean-Pierre Palasset passant en revue des troupes à N'Djamena, base de l'état-major de l'opération Barkhane.

Bases principalesModifier

Bases opérationnelles avancéesModifier

En plus des bases principales, trois bases avancées temporaires sont également installées. Chacune accueille des petites unités de 30 à 50 hommes susceptibles de pouvoir accueillir une opération[12].

Bases arrièresModifier

La question de la LibyeModifier

Cependant en 2014, le principal sanctuaire des djihadistes salafistes d'Afrique est désormais le sud-ouest de la Libye. Le 9 septembre, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian déclare que la France doit « agir » en Libye : « Rappelons-nous ce que nous avons collectivement entrepris et réussi au Mali : une opération militaire de grande ampleur pour libérer ce pays de la menace jihadiste, et un processus politique démocratique. La dégradation de la situation sécuritaire en Libye pourrait entamer cet acquis. […] Le sud libyen est une sorte de 'hub' où les groupes terroristes viennent s'approvisionner, y compris en armes, et se réorganiser. […] Or la Libye est à la fois la porte de l'Europe et du Sahara ». Il indique que l'opération Barkhane pourrait être amenée à monter vers la frontière libyenne[28],[29]. La France estime que 300 hommes d'AQMI ou d'al-Mourabitoune sont présents dans le sud de la Libye et font passer des armes et des munitions au Mali en utilisant plusieurs pistes à travers le Niger ; la passe de Salvador, la passe de Tummo, située à la frontière libyenne ; la passe de Korizo, entre la région du Tibesti au Tchad et la Libye ; le plateau du Djado, situé dans le nord du Niger et les environs de Tazerzait, dans le massif de l'Aïr[30]. Le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Burkina Faso et le Niger se déclarent favorables à une intervention militaire en Libye et le , ils en appellent à l'OTAN[31]. La France refuse cependant une « intervention militaire directe » de son armée, Jean-Yves Le Drian déclare en décembre « frapper sans solution de sortie politique est stérile. La Libye est indépendante »[32]. Selon la journaliste Maryline Dumas, de Orient XXI, le gouvernement français serait cependant divisé entre le Ministère de la Défense, favorable à une intervention militaire en Libye, et le Ministère des Affaires étrangères, qui y serait opposé et le président français aurait finalement opté pour le deuxième choix[33].

Déroulement des opérations militairesModifier

2014Modifier

 
Visite du général de division Jean-Pierre Palasset au fort de Madama le .

Le 10 août, trois ou quatre hommes d'AQMI sont arrêtés par des soldats français à Tin Adar près de Tombouctou. Le même jour, l'aviation française bombarde des djihadistes dans la région d'Essakane, près de Tombouctou[34],[35],[36].

Article détaillé : Attaque de Tchibarakaten.

La nuit du 9 au 10 octobre, un convoi d'AQMI transportant des armes de la Libye vers le Mali est intercepté par les Français au Niger[37]. Trois tonnes d'armement sont détruites, 13 djihadistes tués et deux autres faits prisonniers[38].

La nuit du 17 au 18 octobre, lors d'une opération à Kidal, les Français arrêtent trois personnes suspectées d'être impliqués dans une attaque au mortier qui avait fait un mort et deux blessés chez les casques bleus sénégalais[38].

Article détaillé : Combat de l'Ametettaï (2014).

La nuit du 28 au 29 octobre, les Français attaquent un campement d'une trentaine de djihadistes dans la vallée de l'Ametettaï, près de l'Adrar Tigharghar, 24 djihadistes sont tués, ainsi qu'un soldat français[39],[40],[41].

Le 29 novembre, un militaire français des forces spéciales est tué dans l'accident d'un hélicoptère Caracal au cours d'un vol d'entraînement au Burkina Faso[42].

Fin novembre, l'aviation française effectue plusieurs frappes dans l'Adrar Tigharghar qui détruisent quatre caches et sites de stationnement des groupes djihadistes[43].

Article détaillé : Combat de Tabankort.

La nuit du 10 au 11 décembre 2014, l'armée française attaque un groupe de djihadistes dans la région de Gao. Ces derniers perdent une dizaine d'hommes - 7 morts et 3 prisonniers[44] - dont Ahmed al-Tilemsi, un des principaux chefs d'Al-Mourabitoune[45].

Article détaillé : Combat d'Abeïbara (2015).

2015Modifier

La nuit du 30 au 31 janvier, les Français surprennent un petit convoi de djihadistes près d'Abeïbara. Le groupe est presque totalement détruit, les islamistes laissent douze morts et deux à trois prisonniers[46].

L'armée française affirme avoir mis hors de combat un groupe de djihadistes dans la région de Bouguessa, la nuit du 12 au 13 février[47].

Du 26 février au 26 mars, 770 soldats français ratissent à nouveau l'Adrar Tigharghar. Le 2 mars, ils ont un accrochage avec un groupe de huit à dix djihadistes. Quatre sont tués, les autres parviennent à s'enfuir. Un millier d'obus et des munitions sont également saisis et détruits[48],[49],[48],[50].

Le matin du 6 avril 2015, lors d'une opération dans la région de Tessalit, très au nord du Mali, les forces spéciales françaises mènent une opération de sauvetage en coopération avec la DGSE et la DRM de l'otage néerlandais Sjaak Rijke et le délivrent. Deux djihadistes sont tués, deux autres faits prisonniers. L'otage néerlandais, qui effectuait un voyage d'agrément avec sa femme et 3 autres touristes, avait été enlevé à Tombouctou en novembre 2011, alors que les derniers touristes quittaient le pays. Sa femme avait pu se dissimuler, un touriste allemand avait été tué, alors que lui-même, le sud-africain Stephen Malcolm et le suédois Johan Gustafsson s'étaient rendus aux preneurs d'otages[51],[52],[53],[54],[55],[56].

Du 7 au 14 avril 2015, les forces françaises et nigériennes mènent une opération dans l'extrême-nord du Niger, baptisée Kunuma II. Une opération aéroportée est effectuée pour la première fois depuis la prise de Tombouctou en février 2013, 90 parachutistes du 2e REP sautent près de la passe de Salvador. Deux sont blessés en arrivant au sol. Environ 50 Français du 1er RHP et 30 soldats nigériens participent également à l'opération et font mouvement pour rejoindre les légionnaires parachutistes. À une soixantaine de kilomètres de la passe de Salvador, dans le massif rocheux d’Emi Bouli, les Nigériens arrêtent trois Touaregs maliens suspectés d'être des djihadistes ou des trafiquants. Cependant pendant l'opération, la plupart des caches fouillées sont vides, les militaires ne découvrent que des fûts d'essence vides et des vivres[57],[58],[59],[60],[61],[62],[63],[64],[65].

Du 9 au 20 mai, une nouvelle opération est menée par les Français et les Nigériens dans la passe de Salvador et débute par une opération aéroportée. Le 14 mai, un convoi de deux pick-up est intercepté, les occupants tentent de passer en force et ouvrent le feu. Les Français répliquent, trois hommes armés sont tués et trois faits prisonniers. Une cargaison d'1,5 tonne de drogue, des armes et des moyens de communication sont saisis[66],[67].

L'armée française mène une opération à l'extrême nord-est du Mali la nuit du 17 au . Quatre djihadistes sont tués lors de l'affrontement, dont Hamada Ag Hama, dit « Abdelkrim al-Targui », chef d'une katiba d'AQMI et Ibrahim Ag Inawalen, dit « Bana », considéré par l'armée française comme le numéro 2 d'Ansar Dine[68],[69],[70],[71],[72].

Entre janvier 2013 et le 3 juillet 2015, les avions-ravitailleurs du 351st Expeditionary Aerial Refueling Squadron de l’USAF ont ravitaillé à 2 702 reprises des avions de combat français engagés dans l'opération Serval puis Barkhane soit une moyenne de 90 ravitaillements par mois. Ils délivraient près de 25 millions de livres de carburant au cours de 638 sorties depuis l'Angleterre ou l'Espagne, soit près de 5 sorties par semaine[73].

Le , dans la région de Kidal, deux combattants d'AQMI sont capturés par les Français, un autre est tué : Mohammed Ali Ag Wadossene, impliqué dans l'enlèvement de l'otage français Serge Lazarevic il avait été relâché en décembre 2014 en échange de la libération de ce dernier. Les soldats des forces spéciales françaises comptent également deux blessés[74],[75],[76].

Le , un soldat français est tué accidentellement à Gao d'un tir fratricide[77],[78].

Vers la mi-octobre, un chef d'Ansar Dine et ancien commandant de l'armée malienne, Esse Ag Warakoule, est tué par les Français près de la frontière algérienne[79].

De fin octobre à fin novembre, 1 000 soldats français principalement du 2ème RIMa et du RICM mènent l'opération Vignemale dans le nord du Mali et du Niger. Ils découvrent une vingtaine de caches d'armes, interceptent six pick-up et tuent deux djihadistes[80],[81].

Le 20 novembre 2015, au Mali « les forces spéciales françaises, en appui des forces maliennes, contribuent à la libération de 170 personnes prises en otage par 2 terroristes dans l’hôtel Blu Radisson à Bamako. Les 'terroristes' sont tués et les otages libérés »[82].

La nuit du 25 au 26 novembre 2015, un soldat du CPA-10 meurt des suites de ses blessures, après avoir été touché par une mine anti-char le 13 octobre, près de Tessalit, lors d'une mission de reconnaissance[83].

La nuit du 19 au 20 décembre, l'armée française attaque un groupe de combattants près de Ménaka. Selon l'armée française une dizaine de djihadistes du groupe Al-Mourabitoune sont tués[84],[85]. Cependant le 22 décembre, le MAA loyaliste, de la Plateforme pro-Bamako, affirme que l'attaque française a été menée contre ses forces à In Araben et que douze de ses hommes ont été tués[86],[87],[88],[89],[90],[91],[92].

2016Modifier

 
Des militaires français du 126e régiment d'infanterie et des militaires maliens, le 17 mars 2016.

Venues du Mali, les forces spéciales de l'opération « Sabre » interviennent lors des attentats de Ouagadougou, au Burkina Faso, le . L'attaque, revendiquée par AQMI, fait 30 victimes et trois terroristes sont tués lors de l'assaut[93].

Fin février 2016, les Français mènent une opération près du puits d'al-Zuraybah, à 180 kilomètres au nord de Tombouctou, et tuent deux djihadistes : l'Espagnol Abou al Nour Andalousi, un chef d'AQMI au sein de la katiba al-Furqan, et un combattant égyptien nommé Marwan al-Masri. Un autre raid, cette fois au nord de Gao, vise également le chef saoudien Abu Dujana al Qasimi, porte-parole d'Al-Mourabitoune. Ce dernier survit à l'attaque, bien que deux autres djihadistes aient été tués[94],[95],[96].

Selon Sahara Medias, cinq djihadistes auraient été tués par les Français le 3 mars près de Boghassa[97].

Le 12 avril, un VAB saute sur une mine près de Tessalit, un soldat français du 511e régiment du train est tué sur le coup, trois autres sont blessés dont deux mortellement[98],[99]. L'attaque est revendiquée par Ansar Dine[100].

Fin mai, l'armée française mène des opérations dans les régions de Kidal et Gao[101],[102]. Dans un communiqué publié le 4 juin, AQMI reconnait la mort de quatre de ses hommes dans des combats contre les Français fin mai[102].

Le 4 novembre, un soldat français est mortellement blessé près d'Abeïbara par l'explosion d'une mine revendiquée par Ansar Dine[103],[104].

Le 30 novembre, un enfant touareg de 10 ans nommé Issouf Ag Mohamed est tué par des hélicoptères français près de Tigabatene, à une soixantaine de kilomètres de Tessalit. Son corps est ensuite enterré discrètement par des militaires. Accusée par des témoins, l'armée française reconnait sa responsabilité le 14 janvier 2017 et affirme que l'enfant faisait partie d'un réseau de guetteurs agissant pour le compte des groupes djihadistes. En revanche, pour Jeune Afrique, l'enfant avait été chargé par ses parents de rassembler les ânes pour aller chercher de l'eau[105],[106].

2017Modifier

La nuit du 12 au 13 février, un accrochage a lieu avec les djihadistes près de Boghassa[107]. Puis dans la nuit du 19 au 20 février, à Tin Afaghout, toujours près de Boghassa, quatre ou cinq djihadistes sont tués ou capturés et six tonnes de munitions et d'explosifs sont récupérées[108],[109],[110]. Selon des sources de RFI deux djihadistes tués étaient des enfants soldats[110].

Après la mort de 16 soldats nigériens lors d'une attaque à Tilwa, Barkhane déploie un détachement de liaison et d'assistance opérationnelle (DLAO) dans la région de Tillabéri, avec notamment 50 à 80 hommes des forces spéciales[111],[112].

Entre le 27 mars et le 10 avril, une opération baptisée « Panga » est menée par 1 300 soldats maliens, burkinabés et français dans la forêt de Fhero, à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso[113]. La zone est un sanctuaire des djihadistes d'Ansarul Islam dirigé par le prédicateur radical Ibrahim Malam Dicko[114]. Le 5 avril, un véhicule léger français saute sur un engin explosif improvisé qui blesse deux hommes, ils sont ensuite secourus par un détachement qui entreprend de fouiller la zone, mais ce dernier est pris à partie et un soldat est tué[115],[116],[117]. L'attaque est revendiquée par le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin[118],[119]. En douze jours de fouilles, deux djihadistes sont tués, huit faits prisonniers, et entre plusieurs dizaines et 200 suspects sont arrêtés[113],[120],[121].

Le 18 avril, le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin attaque Gourma-Rharous[122]. Les djihadistes tuent cinq militaires, s'emparent de pick-up et de matériel militaire, puis se replient[122]. Mais ils sont interceptés peu après par les troupes françaises qui tuent une dizaine de leurs hommes[122]. Le 29 et 30 avril, les forces françaises tuent ou capturent une vingtaine de djihadistes au sud-ouest de Gao, dans la forêt de Foulsaré, dans une opération où de l'armement, des munitions, des lance-roquettes et des composants destinés à la fabrication d'engins explosifs ont été découverts et détruits[123]. Dans la nuit du 30 au 31 mai, l'armée française mène une nouvelle attaque dans la forêt de Serma et tue une vingtaine de djihadistes[124],[125].

Le 1er juin, huit soldats français sont blessés, dont un grièvement, par des tirs de mortier sur le camp de Tombouctou[126],[127]. Dans la nuit du 17 au 18 juin, un soldat français est tué accidentellement dans la région d'Almoustarat[128].

Les pertesModifier

Pertes françaises et alliéesModifier

L'opération Barkhane a coûté la vie (au 10 avril 2017) à 10 soldats français[129].

Selon un rapport de la division des droits de l'homme (DDH), de juin 2014 à août 2015, 55 attaques asymétriques commises par des djihadistes sont dénombrées dans la région de Kidal, elles font 26 morts, dont huit civils maliens, treize soldats de la MINUSMA, un soldat Français et quatre rebelles du MNLA[130].

De août 2015 à mars 2016, l'armée française perd sept véhicules à cause des mines et des IED — VAB, VPS, PPT et PVP — et un hélicoptère Gazelle accidenté[131].

Pertes des djihadistesModifier

Le , après près d'une année d'opération, l'armée française affirme que 125 « terroristes » ont été mis hors de combats, dont 65 faits prisonniers[132]. Selon le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'état-major à Paris, 100 « terroristes » sont tués ou capturés pendant l'année 2015[133]. En mars 2016, le général Bernard Barrera déclare que : « depuis le début de Barkhane, 140 terroristes ont été mis hors de combat ; 98 d’entre eux ont été capturés et remis aux différentes armées nationales »[134]. Selon le général Berthous, plus d'une centaine de terroristes sont arrêtés au Mali et au Niger entre août 2015 et août 2016[15]. D'après l'état-major de l'armée française, plus de 200 « terroristes » ont été mis hors de combats — tués ou capturés — de juillet 2014 à juillet 2016[5]. Pour l'ensemble de l'année 2016, le bilan est de près de 150 insurgés tués ou faits prisonniers[108],[112].

BilanModifier

Au , l'armée française affirme avoir fouillé 150 caches et avoir saisi et détruit 25 véhicules, 80 appareils électroniques (GPS, ordinateurs, téléphones et postes radio) et 20 tonnes de munitions, dont : 2 000 obus, 680 grenades, roquettes et fusées, 25 EEI et mines, 210 détonateurs et commandes d’EEI, 30 mortiers, mitrailleuses et lance-roquettes. Elle s'est également emparé de 3 500 kg de drogue[132].

Opinions sur BarkhaneModifier

Dans le sud du Mali, certains habitants critiquent la France d'avoir ménagé la rébellion touarègue, tandis qu'au nord les habitants favorables à cette même rébellion voient les Français comme des supplétifs de l'armée malienne[135],[136],[137]

Selon Aurélien Tobie, chercheur et chargé de mission en faveur de la paix au Mali pour l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm : « Entre 2013 et 2015, on a vu très rapidement après les signatures des accords de paix de Ouagadougou et Alger pour le Mali, que l’opinion malienne changeait vis-à-vis de la présence des troupes françaises. Les gens soutenaient l’opération Serval, mais ne comprenaient pas pourquoi cela se prolongeait par l’opération Barkhane. [...] Les habitants ont aussi eu le sentiment que la France “collaborait” avec des “ennemis” du Mali, comme le MNLA, avec des alliances sur le terrain »[138].

En 2017, un étude intitulée « Mali-Mètre » est menée par la Fondation Friedrich-Ebert au Mali sur le niveau de satisfaction de l'Opération Barkhane[139] :

  • 48,6 % des sondés déclarent être satisfaits du travail mené par Barkhane au Mali (dont 13,2 % très satisfaits et 35,6 % plutôt satisfaits) contre 36 % (dont 16,6 % de plutôt insatisfaits et 19,8 % de très insatisfaits)[139] ;
  • La majorité des sondés des villes de Koulikoro (66,9 %), Mopti (76 %), Tombouctou (67,7 %), Gao (87,7 %), Ménaka (84,8 %) et Taoudeni (61,2 %) affirment être satisfaits de l'opération Barkhane[139] ;
  • La majorité des sondés des villes de Kayes (67,6 %), Kidal (72 %) et Bamako (52,6 %) affirment au contraire être insatisfaits de l'opération Barkhane[139].

Selon Aurélien Tobie, il y a des divergences d'opinions entre le nord et le sud du pays : « On s’est rendu compte que les gens en contact avec les forces de la Minusma et Barkhane dans le nord du pays approuvaient bien plus leurs actions car ils voient des retombées dans leur quotidien (projets de développement, soins à l’hôpital etc). À l'inverse, les personnes que nous avons interrogé dans le sud du Mali, qui ont généralement un niveau plus élevé d'éducation mais sont aussi plus loin de la zone de conflit, étaient beaucoup plus critiques envers les troupes françaises ou des Nations unies »[138].

Le passé colonial de la France et le souvenir de la « françafrique » a également laissé des traces. Selon le Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité (GRIP), une opinion répandue au Niger, au Mali, ou Burkina Faso est que la France masque ses véritables objectifs dans le Sahel ; de nombreux habitants accusant même Paris d'avoir volontairement déstabilisé le Sahel en renversant en Libye le colonel Kadhafi, par ailleurs populaire dans cette région : « Selon nombre de Nigériens, la France ne penserait qu’à ses propres intérêts, au détriment de la souveraineté du pays et sans recherche de réciprocité. Son intervention militaire au Sahel ne répondrait pas aux causes profondes de la déstabilisation de la région et contribuerait à la maintenir dans le sous-développement. En outre, Français et Américains mentiraient sur les raisons de leur présence, allant jusqu’à entretenir une violence servant leurs intérêts »[138]. Cependant si certains mouvements de la société civile accusent la France de « partialité » et dénoncent un manque de « transparence », tous ne sont pas pour autant pas favorables à un départ immédiat de l'armée française[138].

Des critiques sont également formulées par des habitants au Mali pour le manque de protection aux individus ayant collaboré avec les Français, qui deviennent des cibles d'assassinats[140]. Pour Denia Chebli, Doctorante à Paris-I Panthéon-Sorbonne et membre du programme européen Social Dynamics of Civil Wars : « Du point de vue des habitants du Nord-Mali, la présence des forces internationales a multiplié les tensions. D’abord, les méthodes d’arrestations de l’opération Barkhane font problème : les suspects sont directement transférés à Gao ou à Bamako sans communications avec leur famille »[140]. Enfin le manque de résultats de l'opération Barkhane, qui ne diminue pas le niveau des violences, suscitent également des critiques[138].

En 2017, Corinne Dufka, directrice adjointe pour le programme Afrique de Human Rights Watch, estime que « Paris, comme les puissances régionales prêtent beaucoup trop d'attention à l'aspect militaire de la lutte contre les djihadistes, pas assez au terreau qui l'alimente »[141].

RéférencesModifier

  1. a, b, c, d, e et f BBC : Sahel-Armées : Barkhane succède à Serval
  2. a, b et c Valérie Leroux, Mali: l'armée française remet la pression sur les jihadistes dans le Nord, AFP, 12 juillet 2016
  3. a, b et c Peter Bergen and Emily Schneider, Jihadist threat not as big as you think, CNN, 29 septembre 2014.
  4. In memoriam, Ministère de la Défense.
  5. a et b L'opération Barkhane au Sahel a deux ans et un bilan mitigé, France Inter, 1er août 2016.
  6. a et b « L’opération Serval est « terminée » au Mali, place à l’opération Barkhane », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  7. « Fin de Serval au Mali, lancement de l’opération "Barkhane" au Sahel », France 24,‎ (lire en ligne)
  8. Jean Guisnel, « Le Drian et Hollande installent l'opération Barkhane », Le Point,‎ (lire en ligne).
  9. « Reuters : Nouvel accord de coopération militaire franco-malien ».
  10. « Exclusif – L’accord de défense franco-malien [Texte intégral] », sur Malijet.com.
  11. Laurent Lagneau, « Une page se tourne : les opérations Serval et Épervier sont désormais terminées », sur Zone Militaire, (consulté le 1er août 2014).
  12. a, b, c, d, e et f « AFP : L'opération Barkhane opérationnelle le 1er aout, dirigée par le général Palasset ».
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  14. « Sahel: l'opération Barkhane débute », sur RFI.fr, .
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Voir aussiModifier

VidéographieModifier