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Grands prix nationaux de musique des patronages

Grands prix nationaux de musique des patronages
Généralités
Création 1910
Organisateur(s) FGSPF (1910-1947)
FSF (1948-1968)
FSCF (depuis 1968)
Périodicité annuelle
Statut des participants amateur

Palmarès
Plus titré(s) CEP Poitiers (13)
Éveil de Marans (11)
Énergie du May-sur-Èvre (8)

Les grands prix nationaux de musique des patronages sont les championnats de France des cliques et fanfares paroissiales. Ils sont organisés successivement par la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France devenue en 1947 Fédération sportive de France et en 1968 Fédération sportive et culturelle de France. L'appellation de Grands prix nationaux n'est adoptée qu'à partir de 1980.

Gabriel Defrance, peu avant sa retraite.

Sommaire

Les grands prix fédéraux de musique de la FGSPFModifier

Depuis la création des premières associations de gymnastique des patronages, les cliques en sont une composante aussi incontournable que les fanfares régimentaires. Elles sont donc bien présentes aux premiers concours de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF) et la volonté du président Paul Michaux d'inscrire sa fédération dans l'effort général de militarisation[J3 1] conforte leur position. Dès 1912 la fédération éprouve la nécessité de doter ses musiques d'une commission spécifique[J3 2] placée sous la présidence de Gabriel Defrance, tambour-major de la Garde républicaine. En 1919 celui-ci est mis à la disposition de la FGSPF. Il y reste 40 ans jusqu'à son décès en 1952[J1 1]. Il est aussi le compositeur de la musique du Chant fédéral — sur des paroles du Révérend Père Bellouard[J1 1] — que chaque section de gymnastique interprète, avant l'exécution des exercices d'ensemble, pendant un demi-siècle lors des compétitions par équipes.

Palmarès de 1910 à 1947Modifier

 
Le tambour-major de la Garde républicaine en 1900
 
Une société de gymnastique et sa fanfare vers 1930.

Sources : collection du journal Les Jeunes et programme fédéral de musique.

De 1915 à 1919 et de 1939 à 1946, les deux premières guerres mondiales n'ont pas permis d'organiser les grands prix nationaux de musique.

Année Lieu de la compétition Association Année Lieu de la compétition Association
1910 Gentilly 1911 Nancy
1912 Gentilly 1913 Gentilly
1914 Gentilly 1920 Metz
1921 Strasbourg 1922 Bordeaux
1923 Paris 1924 Tours
1925 Paris 1926 Issy-les-Moulineaux
1927 Rouen 1928 Verdun
1929 Albi 1930 Paris
1931 Vannes 1932 Nice
1933 Paris 1934 Poitiers
1935 Épinal 1936 Rennes Saint Colomban (Locminé)
1937 Paris La Vaillante (Saint-Quentin) 1938 Blois L'Intrépide (Angers)
1947 Laval Avant-Garde (Saint-Denis)

Les grands prix fédéraux de musique de la FSFModifier

Alors que les formations sont toujours appelées des cliques[J1 2] pour la première saison (1947-1948) de la Fédération sportive de France (FSF), son secrétariat général annonce près de 29 000 musiciens recensés à travers les 996 concours organisés par 43 unions départementales[J1 3]. Le décès de Gabriel Defrance en 1952 marque une vacance de 3 ans dans la présidence de la commission qui ne peut se résoudre à le remplacer et il faut attendre 1955 pour voir nommer un nouveau président, Robert Goute[N 1], tambour-major de la Musique de l'Air depuis deux ans. Celui-ci s’oriente vers des styles plus modernes et publie régulièrement dans Les Jeunes des articles techniques et pédagogiques, introduisant les évolutions spatiales dans la présentation des fanfares qui, en dehors des défilés classiques, se produisent encore jusque-là en formations statiques[J1 4]. Cependant ses démarches pour structurer des orchestres régionaux et fédéraux n'aboutissent pas[J1 5].

Palmarès de 1948 à 1968 (groupe H)Modifier

Sources : collection du journal Les Jeunes et programme fédéral de musique.

Les mouvements sociaux et manifestations survenus en France, en mai-juin 1968 n'ont pas permis d'organiser les grands prix nationaux de musique cette année-là.

 
Fanfare du CEP Poitiers et ses majorettes.
Année Lieu de la compétition Association Année Lieu de la compétition Association
1948 Paris Avant-Garde (Saint-Denis) 1949 Bayonne Avant-Garde (Saint-Denis)
1950 Chalon-sur-Saône Avant-Garde (Saint-Denis) 1951 Nantes CEP (Poitiers)
1952 Strasbourg Saint-Corneille (Hem)[LJ 1] 1953 Clermont-Ferrand CEP (Poitiers)[LJ 1]
1954 Lille Jeanne d'Arc (Belley)[LJ 1] 1955 Saint-Étienne CEP (Poitiers)[LJ 1]
1956 Metz CEP (Poitiers)[LJ 1] 1957 Brest CEP (Poitiers)[LJ 1]
1958 Paris CEP (Poitiers)[LJ 1] 1959 Le Mans CEP (Poitiers)[LJ 1]
1960 Mâcon CEP (Poitiers)[LJ 1] 1961 Dinard Avant-Garde (Saint-Denis)[LJ 1]
1962 Troyes Avant-Garde (Saint-Denis)[LJ 1] 1963 Caen Avant-Garde (Saint-Denis)[LJ 1]
1964 Chambéry Jeanne d'Arc (Caluire)[LJ 1] 1965 Dreux CEP (Poitiers)[LJ 1]
1966 Nancy CEP (Poitiers)[LJ 1] 1967 Lons-le-Saunier CEP (Poitiers)[LJ 1]

Les grands prix de musique de la FSCFModifier

Depuis les origines de la FGSPF, les grands prix fédéraux de musique sont attribués à l'occasion des championnats de France masculins de gymnastique dont les musiciens s'estiment les faire-valoir. La FSF étant devenue la Fédération sportive et culturelle de France (FSCF) en 1968 le changement de sigle, qui introduit la culture dans les préoccupations fédérales, est l'espoir d'une meilleure considération. Robert Goute est d'ailleurs recruté comme permanent à la FSCF en 1970. Il crée dès l'année suivante les stages de formation pour les bénévoles des clubs. En 1975 il s'efforce d'obtenir l'indépendance vis-à-vis de la gymnastique pour former, avec les troupes de majorettes qui apparaissent dans les associations affiliées à côté des fanfares, un tout plus cohérent[J1 6]. Devant les difficultés rencontrées il démissionne en 1979 [J1 7]. Les grands prix obtiennent cependant leur indépendance en 1981 ainsi que l'appellation de Grands prix nationaux[J1 8]. En 1982 un premier grand prix d'accordéon est organisé à Paris[1] et réunit 213 concurrents[LJ 2]. En 2013, alors que la fréquentation des grands prix est « dans la continuité des années précédentes »[LJ 3], la commission nationale de musique[N 2] évolue avec les nouvelles technologies : deux stages sont consacrés dans l'année à la musique assistée par ordinateur (MAO)[LJ 4].

Palmarès des GPF de 1969 à 1980Modifier

Sources : collection du journal Les Jeunes et programme fédéral de musique.

 
Groupe musical FSCF costumé.
Année Lieu de la compétition Association Année Lieu de la compétition Association
1969 Colmar CEP (Poitiers)[LJ 1] 1970 Saint-Sébastien-sur-Loire Alerte (Gray)[LJ 1]
1971 Poissy Alerte (Gray)[LJ 1] 1972 Royan Alerte (Gray)[LJ 1]
1973 Vittel Alerte (Gray) 1974 Dax Alegera (Bidart)
1975 Firminy Alerte (Replonges) 1976 Rennes-Bruz Les gars de Joux (Pontarlier)
1977 Supprimé titre non attribué 1978 Auxerre Alerte (Replonges)
1979 Saint-Brieuc Annulé 1980 Grigny Batterie municipale (Ciry-le-Noble)

Palmarès des GPN (groupe G) à partir de 1980Modifier

Sources : collection du journal Les Jeunes et programme fédéral de musique.

Le Grand prix national (GPN) est décerné, avec ou sans mention, par un jury de 9 jurés professionnels qui peut l'attribuer, lors d'un même concours, à une ou plusieurs formations sans notation chiffrée ni classement hiérarchique[LJ 5]

Année Lieu de la compétition Association Année Lieu de la compétition Association
1981 La-Tour-du-Pin Éveil (Marans) 1982 Royan Éveil (Marans)
1983 Poissy Éveil (Marans) 1984 Épernay Éveil (Marans)
1985 Saint-Palais Éveil (Marans) 1986 Brignais Itsasuarrak (Itxassou)
1987 Sainte Croix-en-Plaine Éveil (Marans) 1988 Nantes Itsasuarrak (Itxassou)
1989 Saint-Just-Malmont Itsasuarrak (Itxassou) 1990 Grigny Jeanne d'Arc (Dax)
1991 Marans Éveil (Marans) 1992 Vivier-au-Court Itsasuarrak (Itxassou)
1993 Saint-Jean-de-Luz Éveil (Marans) 1994 Nivillac Éveil (Marans) et
Réveil Urtois (Urt)
1995 Auxerre Éveil (Marans) 1996 Villeneuve-sur-Lot Cadets du Baugeois (Baugé)
1997 Janzé Réveil Urtois (Urt) 1998 Issy-les-Moulineaux Cadets du Baugeois (Baugé)
1999 Baugé Éveil (Marans) 2000 Bergerac Cadets du Baugeois (Baugé)
2001 Saint-Just-Malmont Énergie (Le May-sur-Èvre) 2002 Champdieu Réveil Urtois (Urt)
2003 Marans Réveil Urtois (Urt) 2004 Poissy Réveil Urtois (Urt)
2005 Saint Vallier Musique Sainte Cécile (Janzé) 2006 Villeneuve-sur-Lot Énergie (Le May-sur-Èvre)
2007 Quédillac Énergie (Le May-sur-Èvre) 2008 Le May-sur-Èvre Énergie (Le May-sur-Èvre)
2009 pas d'organisateur titre non attribué 2010 Auxerre Urrunarrak (Urrugne)
2011 Marans Urrunarrak (Urrugne),
Énergie (Le May-sur-Èvre) et
Fraternelle (Vasles)[LJ 6]
2012 Janzé Réveil Urtois (Urt), Fraternelle (Vasles), B.F. Sainte Cécile (Janzé),
Énergie (Le May-sur-Èvre) et Jeune-France (Noyal-Muzillac)[LJ 7]
2013 Bayonne Énergie (Le May-sur-Èvre)[LJ 8] 2014 Villeneuve-sur-Lot Passion BF Bourgogne[LJ 9]
2015 Noyal-Muzillac Énergie (Le May-sur-Èvre) et
Jeune-France (Noyal-Muzillac)
2016 Bruz Janzé et
Passion BF Bourgogne[LJ 10]
2017 Dunières Passion BF Bourgogne[LJ 11] 2018 Janzé Jeune-France (Noyal-Muzillac)[LJ 12]
2019 Bayonne Réveil Urtois (Urt)[2] 2020

En 2013 les formations musicales de la FSCF se répartissent en 4 groupes en fonction de leurs compositions instrumentales[3] :

  • groupe B composé de cors et percussions ;
  • groupe C composé de trompettes, trompettes basses, cors et percussions ;
  • groupe G composé de trompettes, trompettes basses, cors, clairons, clairons basses, contrebasses et percussions ;
  • groupe I (harmonies).

La musique des patronages français dans le cadre de la FICEPModifier

La notoriété des fanfares des patronages français est telle qu'il leur revient d'accompagner tous les grands évènements de la Fédération internationale catholique d'éducation physique et sportive (FICEP)[J1 9].

Les présidents de la commission techniqueModifier

Gabriel Defrance préside 40 ans aux destinées des fanfares des patronages de 1912 à 1952. De 1952 à 1955, l'intérim de la présidence est assumé par le vice-président, Georges Chauvet[J1 1]. Robert Goute lui succède de 1955 à 1979 avec une interruption de 1970 à 1975 pendant laquelle les rênes sont confiées à Pierre Bréard de la Musique des gardiens de la paix. Après la crise de 1979 c'est à une direction collégiale — Christian Cazaumajou, Pierre Baboulin et André Chels — qu'il incombe de ramener la sérénité avant de repasser à un fonctionnement plus normal avec Christian Aboucaya en 1994[J1 10]. En 2013 la présidente est Linda Dézalieux[LJ 13]. Depuis septembre 2017, Yannick Leboucher est le responsable de la commission.

LienModifier

http://www.fscf.asso.fr/commission-technique-nationale-musiques

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. décédé le 15 décembre 2014
  2. nouvelle appellation de l'ex-commission fédérale

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s et t « Le palmarès des Grands Prix », sur gallica.bnf.fr, Les Jeunes, n° 2181, Paris, Fédération sportive et culturelle de france, (consulté le 10 octobre 2017), p. 7
  2. « Un beau concours d'accordéon », sur gallica.bnf.fr, Les Jeunes, Paris, Fédération sportive et culturelle de France, (consulté le 10 octobre 2017), p. 1, 14
  3. Fédération sportive et culturelle de France, « Des fédéraux qui ne désemplissent pas », Les Jeunes, no 2538,‎ , p. 22
  4. Fédération sportive et culturelle de France, « Les échos », Les Jeunes, no 2538,‎ , p. 6
  5. Fédération sportive et culturelle de France, « Les GPN décryptés », Les Jeunes, no 2527,‎ , p. 11
  6. Fédération sportive et culturelle de France, « Résultats », Les Jeunes, no 2528,‎ , p. 17
  7. Fédération sportive et culturelle de France, « Palmarès », Les Jeunes, no 2533,‎ , p. 17
  8. Fédération sportive et culturelle de France, « Résultats », Les Jeunes, no 2538,‎ , p. 16
  9. Fédération sportive et culturelle de France, « Résultats », Les Jeunes, no 2543,‎ , p. 18
  10. Fédération sportive et culturelle de France, « Palmarès », Les Jeunes, no 2552,‎ , p. 25
  11. Fédération sportive et culturelle de France, « Palmarès », Les Jeunes, no 2557,‎ , p. 28
  12. Fédération sportive et culturelle de France, « Palmarès », Les Jeunes, no 2562,‎ , p. 26
  13. Fédération sportive et culturelle de France, « Responsables de commissions », Les Jeunes, no 2538,‎ , p. 31
  • Autres références :
  1. Jean-Marie Jouaret, 1999, tome 2, p. 518
  2. « Grands Prix nationaux de musiques : Palmarès », sur fscf.asso.fr (consulté le 12 juin 2019)
  3. programme fédéral de musique 2014

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.