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Gisèle Vienne

chorégraphe autrichienne

Gisèle Vienne, née en 1976 à Charleville-Mézières, est une artiste, chorégraphe, plasticienne et metteuse en scène franco-autrichienne.

Sommaire

BiographieModifier

Née en 1976, Gisèle Vienne est une artiste, chorégraphe et metteure en scène franco-autrichienne. Après des études de philosophie et de musique, elle se forme à l’École supérieure nationale des arts de la marionnette. Elle travaille depuis régulièrement avec, entre autres collaborateurs, l’écrivain Dennis Cooper, les musiciens Peter Rehberg et Stephen O’Malley, et l’éclairagiste Patrick Riou.

Créée en 1999, la compagnie compte aujourd’hui 14 pièces à son répertoire. Les premières pièces ont été créées en collaboration avec Etienne Bideau-Rey, Spendid’s (2000), Showroomdummies (2001) qui a par la suite été réécrite en 2009 et est entrée au répertoire du CCN-Ballet de Lorraine en 2013, Stéréotypie (2003) et Tranen Veinzen (2004). Gisèle Vienne a mis en scène des pièces qui tournent régulièrement en Europe et dans le monde : I Apologize (2004), Une belle enfant blonde / A young beautiful blonde girl (2005), Kindertotenlieder (2007), Jerk, un radiodrame (2007) dans le cadre de l’atelier de création radiophonique de France Culture, sa version scénique Jerk (2008), Eternelle Idole (2009), pièce pour une patineuse et un comédien, This is how you will disappear (2010), LAST SPRING : A Prequel, installation pour une poupée robotisée (2011), The Pyre (2013), The Ventriloquists Convention (2015) créée en collaboration avec le Puppentheater Halle et Crowd (2017).

Depuis 2005, Gisèle Vienne expose régulièrement ses photographies et installations. Elle a publié un livre + CD Jerk / Through Their Tears en collaboration avec Dennis Cooper, Peter Rehberg et Jonathan Capdevielle aux Editions DISVOIR en 2011 et un livre 40 Portraits 2003-2008, en collaboration avec Dennis Cooper et Pierre Dourthe, aux Editions P.O.L en février 2012.

Gisèle Vienne prépare actuellement une mise en scène du texte de Robert Walser l’Etang.

ŒuvresModifier

SpectaclesModifier

De 1999 à 2004, elle signe ses mises en scènes et chorégraphies en collaboration avec Étienne Bideau-Rey ; ces pièces sont marquées par un astérisque (*).

  • 2017 Crowd
  • 2015 The Ventriloquists Convention[1],[2], une pièce coécrite avec l’auteur américain Dennis Cooper[3]
  • 2013 The Pyre[4]
  • 2011 LAST SPRING : A prequel
  • 2010 This is how you will disappear[5],[6],[7]
  • 2009 Showroomdummies (ré-écriture) *
  • 2009 Éternelle Idole
  • 2008 Jerk, mis en scène par Gisèle Vienne et dont le personnage David Brooks est joué par Jonathan Capdevielle
  • 2007 Jerk, une pièce radiophonique (ACR, France Culture, et paru aux éditions DISVOIR - série : ZagZig / 2 éditions, cd+livre, français et anglais, 2011)
  • 2007 Kindertotenlieder[8],[Note 1]
  • 2005 Une belle enfant blonde[10],[7] / A young, beautiful blonde girl
  • 2004 I Apologize[10],[7]
  • 2003 Stéréotypie *
  • 2004 Tranen Veinzen *
  • 2001 Showroomdummies *
  • 2000 Splendid’s de Jean Genet*

Installations et expositionsModifier

  • 2018 40 Portraits 2003-2008, Les Abattoirs Musée-FRAC Occitanie Toulouse (FR)
  • 2014 Die puppe in der moderne. Dont : 40 Portraits et une poupée (2003-2008), Kunstverein Galerie "Talstrasse" e.V. - Halle (DE)
  • 2012 Teenage Hallucination[11]. Gisèle Vienne avec Dennis Cooper, Stephen O’Malley et Peter Rehberg, Patrick Riou, Jonathan Capdevielle, Centre Pompidou – Paris
  • 2012 Read into my black holes. Commissariat Gisèle Vienne et Dennis Cooper, Centre Pompidou - Paris (FR)
  • 2012 Whitney biennial. Whitney Museum - New York (US)
  • 2012 Shake and Bake. Exposition de deux photographies de Gisèle Vienne issues de la série "Through Their Tears". Curated by HARD HAT, Galerie Praz-Delavallade – Paris (FR)
  • 2011 Last Spring : A prequel. Gisèle Vienne / Dennis Cooper / Peter Rehberg et Stephen O’Malley / Raphaël Rubbens / Dorothéa Vienne-Pollak / Patrick Riou / Jonathan Capdevielle Mise en scène - installation pour une poupée robotisée
  • 2011 Do you think, that would have made it magic?. Gisèle Vienne invitée par Elodie Lesourd. Exposition, extrait de la série "Through their tears" (2007-2011), galerie Olivier Robert - Paris (FR)
  • 2010 40 Portraits 2003-2008. Photographies de Gisèle Vienne, Centre Atlantique de la Photographie, Le Quartz, Scène nationale de Brest, France
  • 2008 Black Noise. Exposition collective, CNEAI à Chatou, France.
  • 2007 Goddess. Installation et photographies de Gisèle Vienne, Voice Gallery Kyoto, "STAY WITH ART, 2007" au sein de l'exposition au T-Point Hotel, Osaka, Japon
  • 2007 Grenoble-Saalfelden. Exposition du travail photographique de Gisèle Vienne et Antoine Masure, Galerie du Quartz, scène nationale de Brest, France
  • 2006 Un auteur va disparaître. Installation de Gisèle Vienne et conférence de Marcela Iacub (Juriste et chercheur au CNRS), "l’École de Stéphanie" dans le cadre de l'exposition " La force de l'art", Grand Palais, Paris, France
  • 2006 La poupée, L'inquiétante étrangeté. Travail photographique d’Antoine Masure et Gisèle Vienne à partir des poupées de Gisèle Vienne, Galerie 1sur1 en vitrine, Bruxelles, Belgique

FilmsModifier

  • « Editeurs », film réalisé par Paul Otchakovsky Laurens (2017) / réalisation du mannequin

RéalisationsModifier

  • « Brando », court-métrage (2014) / Musique : Brando, de 'Soused', collaboration Scott Walker + Sunn O)))

CollaborationsModifier

  • « Ganz Angst », film réalisé par Jean-Michel Wicker, Serge Comte, Christophe Terpent et Vidya Gastaldon (1996, Galerie Analix, Genève) / interprétation
  • « Home », film réalisé par Patric Chiha (2006) / interprétation
  • « Funky Town », vidéo clip de Jean-Luc Verna et ses Dum Dum Boys, réalisé par Brice Dellsperger (2007) / interprétation
  • « Sablé-sur-Sarthe », film réalisé par Paul Otchakovsky Laurens (2009) / réalisation et mise en scène d’un mannequin
  • « Domaine », film réalisé par Patric Chiha (2010) / chorégraphie et interprétation
  • « Boys Like Us », film réalisé par Patric Chiha (2014) / chorégraphie et interprétation

PublicationsModifier

LivresModifier

  • JERK / Through Their Tears : Gisèle Vienne / Dennis Cooper / Peter Rehberg / Jonathan Capdevielle

cd+livre - éditions DISVOIR - serie:ZagZig / 2 éditions, français et anglais

  • 40 portraits, 2003-2008 ( Parution février 2012 ), Éditions P.O.L

Direction de revues et fanzinesModifier

  • Corps/Objet – Sur le rapport du corps au corps artificiel. Gisèle Vienne / Étienne Bideau-Rey. Revue - 2 numéros 2001 et 2002 éditées par le Centre Chorégraphique National de Grenoble
  • LAST SPRING: The Maps (1er numéro, parution 2011, 2e numéro, 2012). Fanzine de Gisèle Vienne en collaboration avec Dennis Cooper dans le cadre de la Cooperative Fanzine, conçue par Dominique Gonzalez-Foerster, Philippe Parreno et Jean-Max Colard

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Au cours d'un entretien dans Télérama en 2008, à la question « Pourquoi mettez-vous en scène des histoires de sexe et de meurtre en complicité avec l'écrivain américain Dennis Cooper ? » Gisèle Vienne répond « Je suis à la recherche d'une expérience extrême, physique et intellectuelle, que je compare aux sauts complètement fous des snowboarders de haut niveau. Il y a un risque réel, émotionnel, à aborder les sujets que je choisis. »[9]

RéférencesModifier

  1. Frédérique Roussel, « Gisèle Vienne, la femme et les pantins », sur liberation.fr, (consulté le 9 octobre 2016).
  2. « Fédérée par l’artiste Gisèle Vienne, une bande de ventriloques sème la panique à Genève », sur letemps.ch, (consulté le 9 octobre 2016).
  3. Katia Berger, « Teint de porcelaine, voix de cristal, Gisèle Vienne débarque », sur tdg.ch, (consulté le 10 octobre 2016).
  4. Rosita Boisseau, « Gisèle Vienne, ou quand la danse se fait magie noire », sur lemonde.fr, (consulté le 9 octobre 2016).
  5. Fabienne Darge, « Reprise : Gisèle Vienne à Nanterre », sur lemonde.fr, (consulté le 9 octobre 2016).
  6. Fabienne Pascaud, « La forêt magique de Gisèle Vienne », sur telerama.fr, (consulté le 9 octobre 2016).
  7. a b et c Mathieu Braunstein, « Gisèle Vienne, les fils et la patte », sur telerama.fr, (consulté le 10 octobre 2016).
  8. Cathy Blisson, « Gisèle Vienne, une artiste qui pèse ses maux », sur telerama.fr, (consulté le 10 octobre 2016).
  9. Gisèle Vienne (propos recueillis par Rosita Boisseau), « Gisèle Vienne : des marionnettes et du sang », sur telerama.fr, .
  10. a et b Bruno Masi, « Gisèle Vienne, diptyque fantasmatique », sur liberation.fr, (consulté le 10 octobre 2016).
  11. Rosita Boisseau, « Gisèle Vienne et ses poupées cruelles », sur lemonde.fr, (consulté en octobre 2016).

Liens externesModifier