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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ginger.

Ginger
Série
Logo de la série en album chez Dupuis dans les années 1980.
Logo de la série en album chez Dupuis dans les années 1980.

Auteur Jidéhem
Genre(s) Franco-belge
Aventure policière fantastique

Thèmes Espionnage
Personnages principaux Ginger
Véraline
Alan

Pays Belgique
Langue originale française
Autres titres Les Aventures de Ginger
Éditeur Bédéscope (1979-1984)
Dupuis (1983-1985)
Éditions Joker (2000)
Collection Document (1979)
Rétro (1984)
Première publication
Format Noir et blanc
Couleur
Format normal, cartonné
Nb. d’albums 7

Prépublication Héroïc-Albums no 14
[1]

Ginger, ou anciennement Les Aventures de Ginger, est une série de bande dessinée d'aventure policière fantastique belge créée en 1953[2] par l'auteur Jidéhem, pré-publiée d'abord dans Héroïc-Albums du no 14 du [1] et reprise pour Spirou du no 1996[3] du [4] avant de les réunir en intégrale sous le titre Les Aventures de Ginger en par Bédéscope dans la collection Document.

Dans les années 1980, Ginger continue ses aventures chez l'éditeur Dupuis, notamment dans l'hebdomadaire Spirou et en album à partir d' jusqu'en . L'auteur relance la série en chez Éditions Joker, sans succès.

Sommaire

DescriptionsModifier

SynopsisModifier

En compagnie d'Alan et surtout Véraline, le détective Ginger ne cesse d'être confronté à des situations inattendues comme celle où des mouches pondent leurs larves dans les plaies humaines qui dévoreront ensuite leur victime ou celle de la gentilhommière surveillée par d'étranges individus télépathes aux yeux lumière

PersonnagesModifier

  • Ginger, détective au caractère fort et peu sympathique, assez proche du personnage Gil Jourdan de Maurice Tillieux, se montre froid, en manque d'humour et de charisme.
  • Véraline, compagne de Ginger, est une femme courageuse. À l'époque du Héroïc-Albums, en raison de la parution en noir et blanc, elle était brune, avant qu'elle ne fusse blonde en 1979. D'ailleurs, à partir de cette date, sa ressemblance rappela le personnage dans Spirou et Fantasio nommée Seccotine, la reporter collègue de Fantasio, créée par son confrère André Franquin en 1953.
  • Alan accompagna Ginger du début de la création jusqu'en 1979, dans le récit de six pages Thriller.
  • Professeur Azinski
  • Ouzelkov
  • Commissaire Bouleau

La sérieModifier

La naissanceModifier

Du journal Héroïc-AlbumsModifier

Alors qu'il est encore étudiant en art décoratif à l'institut Saint-Luc de Bruxelles, Jean De Mesmaeker crée un personnage en 1953[2] et le présenta avec ses travaux à l'éditeur Fernand Cheneval du magazine hebdomadaire Héroïc-Albums auquel participe déjà Maurice Tillieux. Ce dernier, inspirant du courage à l'auteur qui devient Jidéhem comme pseudonyme, publie, dans la même année, ses deux premiers récits en feuilleton que sont Ginger et le collectionneur et Le Baron est fou.

Il poursuit donc les aventures du détective Ginger entre de fusillades et mitraillades et de spectaculaires poursuites automobiles jusqu'en 1956 : la maison de l'édition cesse de paraitre l'hebdomadaire, passé de mode faute au modernisme de Spirou et de Tintin[5].

 
Originellement Marchandise chinoise paru dans Héroïc-Albums (1956), le titre devint Marchandise interdite pour Les Classiques Dupuis en 1976 dans Spirou.

… au SpirouModifier

Suivi le conseil de Maurice Tillieux[6] en 1957, il s’est présenté chez l'éditeur Dupuis. Malgré la censure française[2] sur les bandes dessinées qui « ne doivent pas présenter sous un jour favorable le banditisme, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine, la débauche ou tous actes qualifiés crimes ou délits ou de nature à démoraliser l'enfance ou la jeunesse, ou à inspirer ou entretenir des préjugés ethniques »[7], la maison voit Ginger comme une bonne réalisation, mais presque trop réaliste, trop violente… Il y reste alors comme proche collaborateur d'André Franquin dans son studio auprès de Jean Roba[8].

Ce n'est qu'en 1976, tous récits courts parus dans Héroïc-Albums ont été repris pour le journal de Spirou dans le supplément Les Classiques Dupuis, des mini-livres de seize pages en noir et blanc, à partir du no 1996 du [4] — d'où le titre original Marchandise chinoise devient Marchandise interdite sans explication précise — jusqu'en [4].

Le retour du détectiveModifier

Trois années écoulées, Marc Wasterlain a l'idée d'un numéro Spécial inattendu de cent pages du no 2139 du [9] dans lequel participent les dessinateurs, présentant leurs talents cachés[10], l'un doit créer un nouveau personnage et l'autre, modifier son style. Jidéhem reprend donc le personnage Ginger, en le modifiant le style, assez proche du style de Maurice Tillieux et de Gos, et l'entraîne dans un récit inhabituel de six pages Thriller où l'on retrouve Véraline et Alan qui, ce dernier, y marquera sa dernière apparition.

Non seulement, probablement pour rendre hommage à l'auteur, l'éditeur Bédéscope rassemble toutes les premières aventures de Ginger, publiées dans Héroïc-Albums, à compter de 1954 au 1956, en format d'intégrale limité à mille exemplaires[11] qui sort en . La couverture est une reprise de celle de Toute la sauce !, second mini-livre des Classiques Dupuis.

 
Logo apparu dans Spirou à partir de 1981.

Au début des années 1980, en continuant encore les aventures de Sophie, l'auteur reprend à nouveau son détective pour le faire paraître sur la couverture de Spirou no 2259 du [12] d'où il présente une nouvelle aventure fantastique Les Yeux de feu un récit d'à suivre jusqu'au no 2269 du [12] qui aura pour suite, l'année suivante, L’Affaire Azinski au no 2319 du [13].

La maison de l'édition Dupuis décide de publier l'épisode Les Yeux de feu en album cartonné en ainsi que, trois mois après, sa suite L’Affaire Azinski en en même temps qu'un récit court de vingt-deux pages Les Jeux sont faits paru dans le no 2388 du [14].

En , à nouveau, Bédéscope publie deux albums inédits Ginger et le collectionneur et Le Baron est fou, alors jadis parus en 1953[2] dans Héroïc-Albums.

Un autre récit court de vingt pages Les Mouches de Satan mis dans le no 2464 du [15] qui prendra fin la publication dans ce magazine. C'est sur ce même titre, même mois, même année que le troisième album, et dernier pour Dupuis, apparait avec comme supplémentaire Les Jeux sont faits.

La nostalgieModifier

Après quelques Chansons cochonnes et la fin de Sophie, Jidéhem essaie de relancer Ginger, en compagnie des éditions Joker, dans un nouvel épisode Le Prisonnier du Kibu en où le héros et Véraline sont en mission en Afrique à la recherche d'un scientifique. Ceci sans succès, il « conserve une grande nostalgie de son premier personnage et regrette de n'avoir pu lui consacrer une carrière complète »[2].

Publications en françaisModifier

RevuesModifier

Héroïc-AlbumsModifier

Les cinq aventures de Ginger commencent en noir et blanc par la Marchandise chinoise dans Héroïc-Albums no 14 du [1], Toute la sauce au no 19 du [1], Le Fantôme et le colonel au no 21 du [1], La Mort et les quatre petits copains au no 27 du [1], En chasse au no 32 du , Les Anges bleus au no 38 du [1] et Qui se fait rouler ? au no 48 du [1].

SpirouModifier

L'éditeur Dupuis reprend quelques titres apparus dans Héroïc-Albums pour le journal de Spirou[3] sous forme Les classiques DUPUIS dont Marchandise chinoise désormais renommé par Marchandise interdite !.. (avec point d'exclamation et deux points de suspension) au no 1996 du [4], Toute la sauce ! au no 2007 du [4], Le Fantôme et le colonel au no 2009 du [4], La Mort et les quatre petits copains au no 2011 du [4], En chasse au no 2013 du [4], Les Anges bleus au no 2014 du [4] et Qui se fait rouler ? au no 2016 du [4].

Sous l'idée de Marc Wasterlain pour le magazine Spécial inattendu, Jidéhem reprend le personnage dans Thriller, un récit court de six pages qui apparaissait au no 2139 du [9], dans un style inhabituel.

Annoncé au précédent numéro[12], Ginger étant sur la couverture du no 2159 du [12] fait un grand retour avec un nouveau trait plus réaliste dans Les Yeux de feu un récit d'à suivre jusqu'au no 2169 du [12].

À nouveau sur la couverture avec une accroche Ginger revient !, l'aventure reprend la suite de Les Yeux de feu sous le titre L’Affaire Azinski au no 2319 du [13] jusqu'au no 2337 du [16].

Les Jeux sont faits, un récit court de vingt-deux pages parait au no 2388 du [14] ainsi que, l'année suivante une nouvelle et dernière enquête sur Les Mouches de Satan, un récit court de vingt pages, pour le journal de Spirou du no 2464 du [15].

Moustique JuniorModifier

En 1979, les premières aventures sont relancées dans l'hebdomadaire Moustique Junior[17], jadis intimement lié au Spirou, bien que celui-ci eut été créé par la maison Dupuis en 1924.

AlbumsModifier

Premières publicationsModifier

AutresModifier

IntégraleModifier

Publications à l'étrangerModifier

RevuesModifier

RobbedoesModifier

Dès 1979, Dupuis reprend les nouvelles aventures pour Robbedoes, étant la traduction néerlandaise de Spirou dans les mêmes numéros et les mêmes dates.

AlbumsModifier

en néerlandais 
  1. De vuurogen (Dupuis, 1984)
  2. De droom van Azinsky (Dupuis, 1984)
  3. De vliegen van Satan (Dupuis, 1985)
en allemand 
  1. Augen wie Feuer (Reiner Feest Verlag, 1990)
  2. Die Affäre Azinski (Reiner Feest Verlag, 1990)
  3. Die Fliegen des Satans (Reiner Feest Verlag, 1992)

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g et h « Héroïc-Albums (12ème année) », sur La database BD du Loup, ESSEO (consulté le 1er novembre 2010).
  2. a b c d et e « Jidéhem », sur Dupuis, Dupuis (consulté le 1er novembre 2010).
  3. a et b « Ginger, parutions dans le journal de Spirou », sur Bandes Dessinées Oubliées (consulté le 1er novembre 2010).
  4. a b c d e f g h i et j « Le journal de Spirou en 1976 », sur Bandes dessinées oubliées (consulté le 1er novembre 2010).
  5. José-Louis Bocquet, Gil Jourdan : L'intégrale, t. 1, Belgique, Dupuis, , 239 p. (ISBN 978-2-8001-4403-0), p. 17.
  6. André Franquin, Gaston : Tome 2, t. 2, Belgique, Rombaldi, , 226 p. (ISBN 2-8001-1168-2), p. 3-7 :

    « Quand l'affaire a coulé, Maurice Tillieux m'a dit d'aller voir chez Dupuis. A la rédaction, ils ont regardé mes dessins, et plus tard, l'éditeur lui-même m'a téléphoné en me donnant l'adresse de Franquin. »

    Il est accompagné de préface de six pages recueillie par Yvan Delporte, parlant de Jidéhem.
    .
  7. Yves Bocquel, « Bande dessinée et censure », sur Le B-A BA de la BD (consulté le 1er novembre 2010).
  8. Yves Bocquel, « Le Coin du Patrimoine : L’atelier Franquin », sur BDzoom, Gilles Ratier, (consulté le 1er novembre 2010).
  9. a et b « Le journal de Spirou en 1979 », sur Bandes dessinées oubliées (consulté le 1er novembre 2010).
  10. Spirou no 2139, Marcinelle, Dupuis, , 100 p., p. 2.
  11. Michel Bera, Michel Denni et Philippe Mellot, BDM Trésors de la bande dessinée : 2009-2010, t. 17, Paris, France, Éditions de l'Amateur, , 1296 p. (ISBN 978-2-85917-491-0), p. 395.
  12. a b c d et e « Le journal de Spirou en 1981 », sur Bandes Dessinées Oubliées (consulté le 1er novembre 2010).
  13. a et b « Le journal de Spirou en 1982 », sur Bandes dessinées oubliées (consulté le 1er novembre 2010).
  14. a et b « Le journal de Spirou en 1984 », sur Bandes dessinées oubliées (consulté le 1er novembre 2010).
  15. a et b « Le journal de Spirou en 1985 », sur Bandes dessinées oubliées (consulté le 1er novembre 2010).
  16. « Le journal de Spirou en 1983 », sur Bandes dessinées oubliées (consulté le 1er novembre 2010).
  17. « Jidéhem », sur Ch'claute (consulté le 1er novembre 2010).

AnnexesModifier