Ouvrir le menu principal

Ginette Michaud (psychanalyste)

psychiatre et psychanalyste française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Michaud et Ginette Michaud.
Ginette Michaud
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata (86 ans)
à 14e arrondissement de ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Titres professeure honoraire de psychopathologie et psychanalyse, université Paris Diderot
Profession Psychanalyste et psychiatreVoir et modifier les données sur Wikidata
Intérêts Psychothérapie institutionnelle
Auteurs associés
Influencé par Jean Oury

Ginette Michaud, née le à Paris (XIVe arrondissement), est une psychiatre et psychanalyste française. Elle s'intéresse à la psychose et fait partie du mouvement de psychothérapie institutionnelle fondé par François Tosquelles et Jean Oury.

BiographieModifier

Parcours professionnelModifier

Elle réalise des études de médecine et un internat de psychiatrie. En 1950, elle réalise une maîtrise et un DES de psychologie à la Sorbonne, puis obtient un diplôme de philosophie. Proche de Lucien Sebag et de Félix Guattari[1], elle commence en 1955 son travail à la clinique de La Borde avec Jean Oury[1]. Elle a également travaillé avec François Tosquelles[1] et participé à la mise en place du Groupe de travail de psychothérapie et de sociothérapie institutionnelles (GTPSI)[1]. Elle devient psychiatre en 1969, puis réalise un cursus d'enseignante-chercheuse qui la conduit à devenir professeur de psychopathologie et psychanalyse à l'université Paris Diderot[2]. Elle assure également des enseignements de psychiatrie à la faculté de médecine Broussais-Salpêtrière et est membre fondateur d’Euro-psy[1],[3]. Elle exerce en cabinet privé à Paris[2]. Sur le plan clinique, elle a commencé sa formation clinique à L'IMP d'Herbaut dans le Loir-et-Cher où elle travaille avec des enfants autistes et psychotiques, qu'elle prend en charge, individuelle et institutionnelle, selon les méthodes de Fernand Oury. Elle travailla ensuite avec des patients adultes à la clinique de La Borde.

Formation psychanalytiqueModifier

Analysante de Jacques Lacan de 1957[1] à 1971 puis de Joyce McDougall de 1971 à 1975. Elle a suivi des contrôles avec Irène Perrier-Roublef, Gisèla Pankow, Salomon Resnik, Herbert Rosenfeld et Jacques Lacan. Elle a participé aux séminaires de Jean Oury, Salomon Resnik, Gisela Pankow, François Tosquelles. Elle a appartenu à de nombreuses sociétés lacaniennes ou post-lacaniennes, la Société française de psychanalyse (SFP), l’École freudienne de Paris (EFP)[1], le Centre de formation et de recherches psychanalytiques (CFRP) puis l’Espace analytique.

Apport cliniqueModifier

Dès son arrivée à la clinique de La Borde, elle a été confrontée à des patients psychotiques, depuis les grands malades chroniques jusqu'à de jeunes adolescents[4] dont la psychose n'était pas confirmée. Le type de travail qui lui était demandé à ce moment-là était surtout à activer la communication avec certains grands psychotiques, afin de les insérer progressivement dans les différentes échanges et dans les activités de la clinique. En travaillant auprès de Felix Guattari, elle lui propose le terme de "transversalité"[5]; terme que celui-là va développer progressivement[6].

À partir du cas d'Harriet qui maniait de façon complexe le transfert à travers les matériaux qu'elle sculptait, Ginette Michaud s'interrogea sur la place psychique de ces matériaux, et elle s'intéressa de plus en plus aux sujets qui utilisaient des matériaux solides pour exprimer leurs mouvements psychiques (bois, fer, pierre) elle introduit la notion des paraphrènes constructeurs[7],[6].

PublicationsModifier

OuvragesModifier

  • La Borde, un pari nécessaire, Gauthier-Villars, coll. « Interférences », 1977
  • Écoles buissonnières, Gauthier- Villars, coll. « Interférences », 1978[8]
  • Figures du réel, Denoël, 1999
  • Essai sur la schizophrénie et le traitement des psychoses, t.  1 L'impossible réalité, Ères 2004.

PréfacesModifier

  • Jacques Pain (dir). Paysages de la violence, Éditions Matrice, 2003.
  • Pierre Poisson, Souffrance psychique et déshumanisation, L'Harmattan, 2013.

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f et g Faugeras 2007.
  2. a et b Compte-rendu d'ouvrages, Le Coq-Héron, 2005.
  3. Luca-Bernier 2011.
  4. Ginette Michaud, Les mouvements psychotiques à l'adolescence (Chapitre 8), Figures du Réel, Dénoel, , 384 p. (ISBN 2207248941), p. 175-205
  5. Dosse, François. Gilles Deleuze et Félix Guattari - Biographie Croisée. Paris : Découverte, 2007, p. 81.
  6. a et b Guattari, Felix, Psychanalyse et transversalité, Paris, Maspero, 1972.
  7. Catherine Verney, "Le sinthome de pierre du facteur Cheval", communication pour la journée du 17/06/2010 sur "Le facteur Cheval"
  8. Ginette (1932- ) Auteur du texte Michaud, Écoles buissonnières : pédagogie, psychatrie, psychanalyse / Ginette Michaud..., Gauthier-Villars, (lire en ligne)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • (Chapitre) Patrick Faugeras, « Ginette Michaud », Des Travaux et des Jours, ERES,‎ , p. 177-195 (présentation en ligne).
  • Catherine de Luca-Bernier, « Logique du soin en psychothérapie institutionnelle », Le Coq-héron, ERES, vol. 206, no 3,‎ , p. 98-106 (DOI 10.3917/cohe.206.0098) (inscription nécessaire) – via Cairn.info
  • Catherine de Luca-Bernier, « La symbiose partielle », Psychothérapies, Médecine & Hygiène, vol. Vol. 33, no 3,‎ , p. 143-148 (DOI 10.3917/psys.133.0143) (inscription nécessaire) – via Cairn.info
  • Catherine de Luca-Bernier, « La symbiose partielle, une dimension d'entre-corps dans l'approche thérapeutique des psychoses », Cliniques méditerranéennes, ERES, vol. 89, no 1,‎ , p. 147-161 (DOI 10.3917/cm.089.0147) (inscription nécessaire) – via Cairn.info
  • « Livres reçus », Le Coq-héron, ERES, vol. 180, no 1,‎ , p. 164-170 (DOI 10.3917/cohe.180.0164)
  • Ignacio Gárate Martínez, Conversations psychanalytiques [avec] François Tosquelles, Octave Mannoni, Michel de Certeau, Joël Dor, Maud Mannoni, Xavier Audouard, Ginette Michaud, Paris, Hermann Editions, (OCLC 494136064)
  • Arlette Costecalde, « Un livre-opéra », Hors collection, ERES,‎ , p. 331-338 (ISBN 2749205646, résumé) (inscription nécessaire) – via Cairn.info

Articles connexesModifier

Liens externesModifier