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Gilduin de Joigny
Biographie
Naissance Entre et
Ordination sacerdotale
Décès après 1049
Évêque de l’Église catholique
Dernier titre ou fonction Archevêque de Sens

Gilduin de Joigny (né vers 1000/1010 et mort après le 3 octobre 1049) est un religieux français du début du XIe siècle qui fut archevêque de Sens de 1032 jusqu'en 1049. Il est le fils de Geoffroi Ier, comte de Joigny, et d'Alix de Sens (fille de Renard Ier, comte de Sens)[1]. Il fut déposé pour simonie en 1049.

Sommaire

BiographieModifier

L'élection à l’épiscopatModifier

Après la mort de l'archevêque Léothric, il y eut de grandes disputes pour élire son successeur entre le roi de France Henri Ier et le comte de Champagne Eudes, qui s'était emparé de Sens après la mort du roiRobert II le Pieux.

Mais le roi, séduit l'argent et les présents d'un seigneur nommé Gelduin, fils de Geoffroi, comte de Joigny, le nomma, contre la volonté du clergé et du peuple, qui étaient pour Mainard, trésorier de la cathédrale.

Gelduin se fit sacrer à Paris le 18 octobre 1032, mais il n'osa entrer à Sens, à cause de la résistance du comte de Champagne et des seigneurs. Henri, pour le soutenir, vint mettre le siège devant la ville, d'où il arriva bien des désordres. En 1034, le comte de Champagne ayant cédé la moitié de la ville au roi, Gelduin fut reçu et intronisé.

Il tint l'année suivante un concile, assista à celui de Senlis, en 1048, et d'Etampes, en 1049, où l'on confirma la fondation du prieuré de Saint-Ayou de Provins[2].

L'excommunicationModifier

Il tracassa les moines de Saint-Pierre, les maltraitant et s'emparant de leurs biens, mais les moines saisirent la justice.

Ils accusèrent donc leur archevêque de simonie au concile de Reims, où il ne voulut pas se trouver. Il y fut excommunié et déposé par le pape Léon IX.

Se plaignant d'avoir été condamné à tort, il alla à Rome, où il fut déposé de nouveau dans un concile.

Étant de retour, il alla trouver le comte Raoul et lui donna les terres qu'il tenait de sa famille afin qu'il l'aidât à recouvrer son siège, mais il ne put réussir[2].

Fin de vie de l'évêqueModifier

Ayant échoué à recouvrer son siège, il finit sa vie parmi les moines.

Après sa mort, il fut inhumé dans le cloître de Saint-Pierre, et les moines le permirent sans réclamation parce qu'il n'était plus à craindre et lui mirent cette épitaphe sur sa tombe : Gilles, archevêque mort, n'est pas Gelduin vivant[2].

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Foundation for Medieval Genealogy.
  2. a b et c Histoire chétienne des diocèses de France, Monsieur le Chanoise Clavel de Saint-Geniez, 1855.