Georges d'Aubusson de La Feuillade

Georges d'Aubusson de La Feuillade
Image illustrative de l’article Georges d'Aubusson de La Feuillade
Tombe dans la cathédrale Saint-Étienne de Metz
Biographie
Naissance
Aubusson
Ordre religieux Ordre cistercien
Décès
Metz
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Archevêque de Metz à titre personnel
Archevêque d'Embrun
Autres fonctions
Fonction religieuse
Abbé de Joyenval de Saint-Jean de Laon et de l'abbaye Saint-Loup de Troyes.

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Georges d’Aubusson de la Feuillade (né à Aubusson en 1609 ; mort le à Metz) fut archevêque d'Embrun puis évêque de Metz.

BiographieModifier

Georges d’Aubusson de la Feuillade naît en 1609, il est le fils de François II comte d'Aubusson et d'Élisabeth Brachet de Pérusse, le frère de François III d'Aubusson, maréchal-duc de La Feuillade et l'oncle de Louis d'Aubusson, duc de La Feuillade, dit le maréchal-duc de La Feuillade.

Licencié en théologie il devient archevêque d'Embrun de 1649 à 1668 et abbé commendataire de Joyenval en 1668 de Saint-Jean de Laon et de l'abbaye Saint-Loup de Troyes.

Il est très insistant à l'assemblée du clergé de 1651 pour sévir contre les protestants. Ambassadeur ordinaire à Venise en 1661 et ambassadeur extraordinaire en Espagne de 1661 à 1664, c'est lui qui décida Philippe IV d'Espagne, à envoyer en France un ambassadeur extraordinaire, Marques de la Fuente, pour réparer publiquement l'offense commise le par le baron de Watteville envers le comte d'Estrades, ambassadeur de France en Angleterre.

Il devint ensuite le 91e évêque de Metz, en conservant à titre viager son rang d'archevêque, de 1669 à 1697, et conseiller d'État d'église[1].

En 1696, Dangeau : "On mande de Metz que M. l’évêque de Metz a perdu toute connoissance; on le croit mort présentement". Cet évêché vaut du moins 25 000 écus de rente. L'année, suivante, en 1697 : "M. de Metz étoit mort à Metz le 12 de ce mois [de mai], outre cet évêché qui vaut 80,000 livres de rente, il a plusieurs abbayes et une pension sur l'archevêché d'Embrun, qu'il garda quand il s'en démit ; il étoit commandeur de l'ordre, de la promotion de 1662, et avoit une place de conseiller d'État d'Église; il laisse une grosse succession, et le duc de la Feuillade est son unique héritier."

Une sombre affaire est révélée en 1696 : alors qu'il est sénile, son neveu le duc de la Feuillade pille ses coffres « de crainte que ses domestiques n'en profitent pour le faire ». Il prend plus de 80 000 livres. Saint-Simon décrit le prélat comme familier du roi, avare et plaisantant facilement de sa propre avarice. Il était devenu sénile trois ou quatre ans avant sa mort.

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Armand Jean, Les Évêques et les archevêques de France depuis 1682 jusqu'à 1801, Paris et Mamers, 1891, p. 408.