Gaston Laurent-Atthalin

magistrat français
Gaston Laurent-Atthalin
Laurent-Athalin, Gaston-Marie (phot. Antoine Meyer).jpeg
Fonctions
Conseiller à la Cour de cassation
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Procureur de la République de Paris
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Biographie
Naissance
Décès
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LimayVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Enfant
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Conflit
Distinction

Gaston Laurent-Atthalin, né le à Colmar et mort le à Limay, est un magistrat français.

BiographieModifier

Gaston-Marie Laurent-Atthalin est le fils d’Élisa-Virginie Rey et de Louis-Marie-Félix Laurent-Atthalin, auditeur au Conseil d’État. Gaston est le petit-neveu du général Atthalin[1].

Bachelier ès lettres à Strasbourg en 1866, Gaston Laurent-Atthalin obtient trois ans plus tard une licence de droit à la faculté de Paris et s'inscrit au stage des avocats du barreau de la capitale. Pendant la Guerre franco-allemande de 1870, il sert au sein du 1er bataillon de la garde mobile du Haut-Rhin et prend part à la défense de Neuf-Brisach jusqu'à la reddition de cette place, le . Prisonnier à Leipzig puis à Offenbourg, il est libéré le [1]. Son expérience de la guerre et de la captivité ainsi que sa volonté de rétablir la vérité à propos du siège de Neuf-Brisach lui inspirent un ouvrage, coécrit avec Charles Risler et publié en 1873[2]. La même année, après avoir été reçu docteur en droit, il devient secrétaire de la conférence des avocats et entre au ministère de la Justice en tant qu'attaché puis rédacteur à la direction des affaires criminelles[3].

En 1874, Gaston épouse Marguerite Chaperon, fille de l'ingénieur Chaperon, directeur du PLM. De cette union naît André Laurent-Atthalin (1875-1956)[4].

En 1878, Gaston Laurent-Atthalin commence sa carrière de magistrat en étant nommé juge suppléant au tribunal de la Seine. Chargé de l'instruction depuis 1880, il est titularisé juge d'instruction le [3]. À ce titre, il est amené à instruire des affaires très célèbres : procès de Mme Clovis Hugues (1884), scandale des décorations (1887), procès de la Ligue des patriotes (1889), procès de Ravachol (1892)[5], affaire Norton (1893).

Chevalier de la Légion d'honneur depuis 1888, il est promu au rang d'officier de cet ordre en [5].

Conseiller à la Cour d'appel depuis le , il est nommé procureur de la République près le tribunal de la Seine en , en remplacement de Georges Chenest[6]. Le , il est nommé conseiller à la Cour de cassation et attaché à la chambre criminelle de cette juridiction[7].

En , la maladie oblige Laurent-Atthalin à rester alité dans sa propriété des Moussets à Limay. Mort le [8], il est inhumé au cimetière de cette commune de Seine-et-Oise[4].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Blondel, p. 142-144.
  2. Charles Risler et Gaston Laurent-Atthalin, La Guerre en Alsace : Neuf-Brisach, souvenirs de siège et de captivité, Paris, Berger-Levrault, 1873, 131 p.
  3. a et b Blondel, p. 146.
  4. a et b Blondel, p. 156.
  5. a et b Blondel, p. 148-149.
  6. Blondel, p. 150.
  7. Blondel, p. 152.
  8. Archives départementales des Yvelines, état civil de Limay, 1912, acte no 75 (vue 132 sur 227).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Joseph Blondel, « M. Gaston Laurent-Atthalin », in Association amicale des secrétaires et anciens secrétaires de la conférence des avocats à Paris, Bulletin annuel, no 36, 1914, p. 140-161.

Liens externesModifier