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Gare de Besançon-Mouillère

gare ferroviaire française

Besançon-Mouillère
Image illustrative de l’article Gare de Besançon-Mouillère
Gare de Besançon-Mouillère vue d'ensemble
(dominée par la Citadelle)
Localisation
Pays France
Commune Besançon
Quartier Les Chaprais
Adresse Avenue Édouard-Droz
25000 Besançon
Coordonnées géographiques 47° 14′ 26″ nord, 6° 02′ 03″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Service TER Bourgogne-Franche-Comté
Caractéristiques
Ligne(s) Besançon-Viotte au Locle-Col-des-Roches
Voies 2 (+ voies de service)
Quais 2
Transit annuel 92 062 voyageurs (2017)[1]
Altitude 249 m
Correspondances
Cars TER voir Intermodalité
Ginko BUSL5 

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Besançon-Mouillère

Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté

(Voir situation sur carte : Bourgogne-Franche-Comté)
Besançon-Mouillère

Géolocalisation sur la carte : Doubs

(Voir situation sur carte : Doubs)
Besançon-Mouillère

Géolocalisation sur la carte : Besançon

(Voir situation sur carte : Besançon)
Besançon-Mouillère

La gare de Besançon-Mouillère est une gare ferroviaire française de la ligne de Besançon-Viotte au Locle-Col-des-Roches, située sur le territoire de la commune de Besançon, dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Situation ferroviaireModifier

Établie à 249 mètres d'altitude, la gare de Besançon-Mouillère est située au point kilométrique (PK) 408,776 de la ligne de Besançon-Viotte au Locle-Col-des-Roches, entre les gares de Besançon-Viotte et de Morre[2].

HistoireModifier

C'est à partir de 1840 qu'un projet de gare ferroviaire à Besançon voit le jour, poussé par des hommes d'affaires originaires de la ville : Amet, Bretillot, Jacquard, Lipmann, Veil-Picard[3]. Ils fondent par la suite une compagnie grâce à leur fonds personnels ainsi qu'avec des capitaux étrangers, et obtiennent le l'autorisation administrative pour créer une ligne de chemin de fer entre Besançon et Dijon[3]. Les habitants de la capitale comtoise souhaitent la construction d'une gare proche de la vieille ville, à l'instar de nombreuses autres cités françaises, et c'est ainsi que le site de la Mouillère est privilégié avec un réseau ferré en étoile[3]. Après quelques difficultés de trésorerie retardant l'avancée du projet, la concession est finalement vendue à la PLM qui choisira la Viotte pour y établir en 1855 une gare en bois[3].

Le premier train reliant la gare de Besançon-Viotte à la gare de Dole-Ville partit le , et prit un peu plus d'une heure pour faire le trajet[4].

 
Façade de la première gare de la Moullère
 
Les quais de la première gare de la Mouillère

Puis en 1884 la gare de la Mouillère est inaugurée, afin de relier les villes de Besançon, Morteau, Le Locle et La Chaux-de-Fonds[4]. L'édifice, que l'on doit à l'architecte franc-comtois Alfred Ducat, était alors construit en pierres monumentales modifiant complètement le bas de Bregille[4]. La voie ferrée traverse la rivière du Doubs grâce à un viaduc en fer en longe la citadelle de Vauban sur une corniche taillée à mi-pente[4].

C'est sur une ancienne et vaste propriété où se trouvait un restaurant acquise en 1875 pour y établir l'édifice de la gare, des voies ferroviaires ainsi que des entrepôts[4]. L'allée de tilleuls reliant jadis le village au Pont de Bregille, réputée à l'époque pour sa beauté, fut également rasée[4]. Un service de quatre omnibus assuraient alors la liaison entre la gare et la station thermale de la Mouillère, notamment pour les touristes[4]. Les échanges commerciaux dominaient sur cette gare, notamment le bois et le bétail, ainsi que le charbon, la paille mais aussi le vin et les betteraves[4].

En 1917 la gare connaît une activité inhabituelle due à la concentration des soldats américains à Valdahon, mais la fréquentation va globalement décroître jusqu'en 1962 où l'on décide de démolir la gare[4]. À la place, des bâtiments seront construits, auxquels une halte voyageur beaucoup plus modeste est accolée[4]. Par la suite Réseau ferré de France vend une partie du site notamment à cause du déclin du fret, concurrencé par la route[4]. Enfin, en 2000, un projet immobilier de 400 appartement referme ce vallon de la Mouillère[4].

La fréquentation quotidienne de la gare, en 2008, était de 526 personnes par jour, soit environ 190 000 voyageurs annuels[réf. nécessaire].

Elle est ouverte au service de la sécurité tous les jours afin d'effectuer les croisements des TER Besançon - Le Valdahon - Morteau - La Chaux-de-Fonds.

Service des voyageursModifier

AccueilModifier

C'est une gare SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec un hall d'attente (ouvert tous les jours) et un guichet ouvert du lundi au vendredi et fermé les samedi, dimanche et jours fériés. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport et d'un abri de quai[5].

DesserteModifier

Besançon-Mouillère est une gare régionale desservie par des trains TER Bourgogne-Franche-Comté assurant la relation Besançon-Viotte - Valdahon, ou Morteau, ou La Chaux-de-Fonds[6].

IntermodalitéModifier

Un parc pour les vélos et un parking pour les véhicules y sont aménagés[5].

Elle est desservie par des cars TER de la relation Besançon-Viotte - Morteau[6] et par la ligne L5  des bus urbains du réseau Ginko de Besançon.

Galerie de photographiesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Fréquentation en gares », sur ressources.data.sncf.com (consulté le 16 mars 2019)
  2. Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 601 à 990, vol. 2, La Vie du Rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-44-0), « [872] Besançon - Le Locle (Suisse) », p. 161.
  3. a b c et d Mémoires de Bregille, 2009, page 94.
  4. a b c d e f g h i j k et l Mémoires de Bregille, 2009, page 95.
  5. a et b « Services & Gares / Gare Besançon-Mouillère », sur http://www.ter.sncf.com/, (consulté le 5 avril 2015)
  6. a et b « Fiche Horaires Besançon La-Chaux-de-Fonds du 14/12/14 au 12/12/15 » [PDF], sur http://cdn.ter.sncf.com, (consulté le 17 février 2015)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Hector Tonon, Jean-François Culot, Marie-Édith Henckel, Annie Mathieu, Jacques Mathieu, Georges Bidalot, Jacqueline Bévalot, Paul Broquet, Jean-Claude Monti, Anne Porro, Jacques Breton, Jean-Claude Grappin, Pierre-Louis Bréchat, Yves Mercier et Pierre Riobé, Mémoires de Bregille (2e édition), Besançon, Cêtre, , 312 p. (ISBN 978-2-87823-196-0)

Articles connexesModifier

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Lien externeModifier


Origine Arrêt précédent Train   Arrêt suivant Destination
Besançon-Viotte Besançon-Viotte TER Bourgogne-Franche-Comté Morre Valdahon
ou Morteau
ou La Chaux-de-Fonds