Ouvrir le menu principal

Gabriel Boisguyon

militaire français du XVIIIe siècle

Gabriel Nicolas Boisguyon
Naissance
Châteaudun
Décès (à 30 ans)
Guillotiné à Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau de la France République française
Grade Adjudant-général
Années de service -1793
Conflits
Guerre de Vendée
Faits d'armes Première bataille de Legé
Bataille de Machecoul (juin 1793)

Gabriel Nicolas Boisguyon est un militaire français du XVIIIe siècle et de la Révolution française né à Châteaudun en 1763 et mort guillotiné à Paris le .

Sommaire

BiographieModifier

Gabriel Boisguyon, né Gabriel Boisguyon à Châteaudun[1], s'engagea dans l'armée de bonne heure et se rallia aux idées révolutionnaires[2], puis rejoignit l'armée des côtes de La Rochelle en Vendée insurgée. Promu adjudant-général[3] en 1793, il sert sous Boulard et Beysser. le , il sort de Machecoul, reprise par les troupes de Beysser depuis le 22, avec 600 hommes et 2 canons pour aller occuper la ville de Legé. Mais 1500 Vendéens commandés par François Athanase de Charette de La Contrie tendirent une embuscade à sa troupe. Boisguyon tenta de regrouper ses hommes, mais ceux-ci se débandèrent. Il ne put les rallier qu'une fois arrivé à Machecoul. Il a perdu cent hommes et ses deux pièces de canons, qui, s'étant embourbées ont dû être abandonnées. Traduit devant une commission militaire à Saumur, il est réintégré à son grade initial. Il est envoyé en garnison à Machecoul avec son ami le colonel Prat. Le , Boisguyon et Prat n'ont que 1 300 soldats à opposer aux 12 000 Vendéens de Charette, Savin, Vrignault, Joly et Lescure, lors de la défense de Machecoul. Les Républicains perdent 400 hommes et 18 canons. Boisguyon est destitué et rappelé à Paris.

Rappel, procès et mortModifier

Destitué pour sa défaite à Machecoul le 11 juin, Boisguyon arrive à Paris le 14 juin et est immédiatement arrêté et conduit à la prison du Luxembourg. Il est emprisonné jusqu'à son procès qui se tient le 14 novembre. Boisguyon fait difficilement face aux critiques de Robespierre et Hébert et au regard menaçant de Fouquier-Tinville ainsi qu'aux huées du public. Malgré le témoignage de ses supérieurs et de Prat, Gabriel Nicolas Boisguyon est déclaré coupable et est guillotiné à l'âge de 30 ans le place de la Révolution.

RéférencesModifier

  1. Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire des individus envoyés à la mort judiciairement révolutionnairement et contre-révolutionnairement pendant la révolution..., Volume 1, S.N, Paris, (lire en ligne), p. 106
  2. Maurice Jusselin, Les représentants d"Eure-et-Loir au Corps législatif de 1789 à 1799, (lire en ligne)
  3. Liste générale et très-exacte des noms, âges et qualités, (lire en ligne)

Autres sourcesModifier

  • Jean Julien Michel Savary, Guerres des Vendéens et des Chouans contre la République, t. I, , p. 182-183. texte en ligne sur google livres.
  • Jacques-Antoine Dulaure, Esquisses historiques des principaux évènemens de la Révolution française, tome 3, Baudouin frères, Paris, , p. 39.
  • Principauté de Liège - Volume 30 - Page 435, 1998.[1]