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Franz Josef Jung
Illustration.
Franz Josef Jung, en 2014.
Fonctions
Ministre fédéral allemand du Travail et des Affaires sociales

(30 jours)
Chancelier Angela Merkel
Gouvernement Merkel II
Prédécesseur Olaf Scholz
Successeur Ursula von der Leyen
Ministre fédéral de la Défense

(3 ans, 11 mois et 6 jours)
Chancelier Angela Merkel
Gouvernement Merkel I
Prédécesseur Peter Struck
Successeur Karl-Theodor zu Guttenberg
Biographie
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Eltville (Allemagne)
Nationalité Allemand
Parti politique CDU
Diplômé de université de Mayence
Profession notaire

Franz Josef Jung
Ministres fédéraux du Travail d'Allemagne
Ministres fédéraux de la Défense d'Allemagne

Franz Josef Jung, né à Eltville le , est un homme politique allemand membre de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU).

En 1999, il est nommé chef de la chancellerie régionale de Hesse sous la direction de Roland Koch, un poste que, impliqué dans l'affaire des caisses noires du parti, il n'occupe que durant un an. Désigné président du groupe CDU au Landtag en 2003, il est élu au Bundestag en 2005 et devient peu après ministre fédéral de la Défense dans la grande coalition d'Angela Merkel. Son action est marquée une nouvelle controverse, que ce soit à cause de ses propos sur la possibilité d'abattre un avion civil détourné ou du bombardement de Kunduz. À la suite des élections législatives de 2009, il est choisi pour le poste de ministre fédéral du Travail dans la nouvelle coalition noire-jaune, mais il est contraint à la démission au bout d'un mois, après qu'il a été avéré qu'il avait menti concernant le bombardement de Kunduz.

Sommaire

Éléments personnelsModifier

Formation et carrièreModifier

Il obtient son Abitur en 1968 à Geisenheim, puis effectue, entre 1968 et 1969, son service militaire.

Entre 1970 et 1974, il suit des études de droit à l'université Johannes Gutenberg de Mayence, puis devient stagiaire au tribunal de grande instance de Wiesbaden jusqu'en 1976. Il obtient son doctorat de droit deux ans plus tard.

Il a exercé la profession de notaire à Eltville.

Vie privéeModifier

Marié, père de trois enfants, il a un petit enfant et est de confession catholique.

Activité politiqueModifier

Au sein de la CDUModifier

Il adhère à la Junge Union (JU), organisation de jeunesse de la CDU, en 1969, puis au parti en lui-même en 1971.

Tout d'abord président de la JU dans la région du Rheingau, il entre au comité directeur fédéral de l'organisation en 1973, et y siégera dix ans. Il en sera même vice-président entre 1981 et 1983.

Il devient secrétaire général de la CDU du Land de Hesse en 1987 pour quatre ans. En , il en est nommé vice-président, avant d'entrer au comité directeur fédéral en novembre suivant.

Au niveau régionalModifier

En 1972, il est élu membre de l'assemblée de l'arrondissement de Rheingau-Taunus, et le reste jusqu'en 1987. Il avait été élu député au Landtag de Hesse quatre ans plus tôt, en 1983. Chef coordinateur (Parlamentarischer Geschäftsführer) du groupe de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) au Landtag de Hesse de 1987 à 1999, Franz Josef Jung est nommé chef de la chancellerie régionale et ministre des Affaires fédérales et européennes dans le premier cabinet régional de Roland Koch le .

L'affaire des caisses noires de la CDU le contraint à démissionner le 7 septembre 2000 : en tant que secrétaire général de la CDU hessoise à la fin des années 1980, il portait en effet la responsabilité du financement des campagnes et de la construction du nouveau siège avec les sommes qu'on avait fait passer pour des « legs juifs[1],[2]. »

Trois ans plus tard, il est désigné président du groupe CDU au Landtag.

Ministre fédéral de la DéfenseModifier

Le , il est élu député fédéral au Bundestag sur la liste régionale de Hesse, ayant été battu dans la circonscription n°184, de Groß-Gerau. Environ deux mois plus tard, le 22 novembre, il est nommé ministre fédéral de la Défense dans le gouvernement de grande coalition d'Angela Merkel.

 
F.J. Jung et Robert Gates en 2007.

En , il se retrouve au cœur d'une polémique après s'être dit prêt à faire abattre tout avion de ligne pris en otage pour éviter une catastrophe, même si cela devait conduire à la mort de civils innocents[3].

Ministre fédéral du Travail, et démissionModifier

Réélu au Bundestag lors des législatives du , Franz Josef Jung devient, le 28 octobre suivant, ministre fédéral du Travail et des Affaires sociales dans la nouvelle coalition noire-jaune. À peine un mois plus tard, le 27 novembre, il présente sa démission à cause d'une controverse sur une frappe aérienne ordonnée, le , par un colonel de la Bundeswehr sur deux citernes à Kunduz en Afghanistan et qui avait causé de nombreux morts parmi les civils[4], ce que Jung avait démenti à l'époque[5]. Avec à peine trente jours passés à la tête de son département ministériel, il a exercé le plus cours mandat de ministre fédéral dans l'histoire de l'Allemagne fédérale.

Afin de faire toute la lumière sur les circonstances et les conséquences du bombardement, la commission de la Défense a décidé en , par accord entre tous les partis, de se constituer en commission d'enquête.

Notes et référencesModifier

  1. D'après Pascale Hugues, « La bavure de Koch », Le Point, no 20 décembre,‎ (lire en ligne)
  2. « Eine Hand wäscht die andere », Berliner Zeitung du 18 février 2003.
  3. (en) Le ministre allemand de la Défense prêt à abattre des avions détournés sur le site du Guardian
  4. (en) La direction de l'armée allemande démissionne à cause du raid afghan sur le site de BBC News
  5. (fr) Le ministre allemand Jung démissionne sur le site de L'Express

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier