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Francis Wey

archiviste, historien et auteur dramatique français
Francis Wey
Francis Wey par Nadar.jpg
Francis Wey entre 1854 et 1860.
Fonction
Président
Société des gens de lettres
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités

Francis Wey (né le à Besançon, mort le à Paris) est un archiviste, écrivain et historien français.

BiographieModifier

Né dans une famille de négociants d’origine allemande, Wey part à Paris en 1830, il y passe son baccalauréat en 1833. Recommandé par Charles Weiss, il découvre l'Arsenal de Charles Nodier, il rencontre Victor Hugo, Gérard de Nerval et Théophile Gautier.

Ayant obtenu le diplôme d'archiviste paléographe à l’École royale des chartes en 1837, Wey reste sans emploi jusqu’en 1853, année où il est nommé inspecteur des Archives départementales.

Il doit donc vivre de sa plume même si son mariage, le 8 juillet 1841, avec Floresca Bévalet, qu’il appellera toujours Marie, lui apporte des ressources. Il est membre de la Société héliographique.

En 1853, il regrette le manque de suite de la Mission héliographique, campagne photographique des monuments historiques. On doit à Wey, l'un des premiers critiques de la photographie, une page acérée contre l’indiscrète prolifération de détails des portraits daguerréotypes. Dans sa « Théorie du portrait » publiée en 1851 dans le premier périodique consacré à la photographie, La Lumière, Wey présente un scénario composé de corps coupés en morceaux, ou bien de trop de choses à voir, trop d’objets, trop de rides, trop de traits qui distraient et semblent effacer l’unité d’un corps : « […] Les détails risqués, plus ils sont scintillants et minutieux, plus il [le daguerréotype] les accuse, il les reproduit avec vivacité. Si bien que la tête, sujet principal, s’efface, se ternit, perd son intérêt, son unité, et tout miroite, sans que l’attention soit concentrée nulle part »[1].

Il est photographié par Nadar, lithographié par Benjamin Roubaud et peint par Gustave Courbet, avec lequel il était lié.

Il est inhumé au cimetière Montparnasse, dans la 13e division[2].

Journal de DelacroixModifier

À propos de Achille-Jacques Fédel

« 27 août [1855] : Le soir, je vais voir l'exposition de l'école de dessin de Lequien fils. J'y trouve Wey (2) et ses fils ; il me promet de me donner le dessin de Fedel (sic), d'après moi, fait il y a une quarantaine d'années et si remarquable. Wey me dit que c'est la seule chose remarquable faite d'après moi. »

—  Le Journal de Delacroix, Paris, Plon, 1895, tome 3, p. 68.

ŒuvresModifier

  • Remarques sur la langue française au dix-neuvième siècle, sur le style et la composition littéraire (2 tomes), Paris 1845
  • Histoire des révolutions du langage en France, Paris 1848
  • Vie de Charles Nodier, de l'Académie françoise, Paris 1844
  • Manuel des droits et des devoirs. Dictionnaire démocratique, Paris 1848
  • Les Anglais chez eux. Esquisses de mœurs et de voyage, Paris 1854, 1861
  • Londres il y a cent ans, 1859, 1861
  • Dick Moon en France. Journal d'un Anglais de Paris, Paris 1862
  • La Haute Savoie. Récits de voyage et d'histoire, Paris 1865, 1979 (lire en ligne)
  • Exposition des œuvres d'Hippolyte Bellangé à École impériale des beaux-arts. Étude biographique, Paris 1867
  • Chronique du siège de Paris 1870-1871, Paris 1871
  • Rome. Descriptions et souvenirs, Paris 1872
  • I Musei del Vaticano, Mailand 1874, 4. Auflage 1897
  • (Avec Victor-Adolphe Malte-Brun) Le Nord et la Picardie vus au milieu du XIXe siècle, Paris 1982 (Text de 1853)
  • Notre maître-peintre Gustave Courbet. Introduction et notes de Frédérique Desbuissons, La Rochelle 2007

SourcesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier